Autriche 1918 – 1945
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12 février 1934 – Les antécédents immédiats

 

À la mi-avril 1933, le SDAPDÖ organisait un congrès extraordinaire sous le titre de "conférence du parti du Reich". Lors des délibérations sur la tactique et l’attitude fondamentale à adopter face à la situation de crise, les représentants de Basse-Autriche adoptaient une position particulière, qu’ils défendaient avec vigueur au sein du parti dans son ensemble. À leur tête se trouvaient Oskar Helmer, Heinrich Schneidmadl, Franz Popp, Leopold Petznek, Pius Schneeberger et Felix Stika. Partageant les mêmes idées, certains Viennois et des représentants d’autres partis régionaux entretenaient des liens étroits avec eux, notamment Karl Renner, Theodor Körner, Karl Weigl et Ernst Koref. Ils estimaient que toutes les possibilités d’une solution pacifique à la crise devaient être épuisées.

Lors du congrès du parti en octobre 1933 au foyer des travailleurs à Favoriten, Helmer, Schneidmadl et Popp[1] ont présenté leur point de vue, et la résolution adoptée à une large majorité en a tenu compte. Le congrès du parti a décidé de créer un "conseil du parti social-démocrate autrichien", dans lequel les organisations du parti des 9 Länder étaient représentées. Le 2 décembre 1933, ce conseil du parti se constituait et se présentait au public avec une déclaration adoptée lors de la conférence.

Le 7 janvier 1934 se tenait une réunion du comité directeur du SDAPDÖ. Helmer déclarait que le parti devait mener une politique différente de celle des nationaux-socialistes, qui se plaçaient comme opposants, et s’associer au gouvernement pour lutter contre la menace nationalsocialiste. Il a été décidé d’entamer des négociations avec le gouvernement. Il était prévu de charger Robert Danneberg de mener ces négociations, mais le parti apprenaitt qu’E. Dollfuß serait plus disposé à s’entretenir avec des responsables du parti de Basse-Autriche. La délégation était donc composée de Helmer, Schneidmadl, Popp et Schneeberger.

Directives du comité directeur du SDAPDÖ concernant les négociations avec E. Dollfuß, 7 janvier 1934 [2]  :

1) Die österreichische Sozialdemokratie steht treu zum Staat und ist bereit, seine Unabhängigkeit zu verteidigen. Sie ist bereit, im Falle ernster Bedrohung des Staates ihre wehrfähigen Kräfte unter dem Kommando staatlicher Organe in den Dienst der Verteidigung zu stellen. 2) Die Sozialdemokratie hält die schleunigste Rückkehr zur Verfassungsmäßigkeit und Legalität für unerläßlich. Sie gibt sich anderseits keiner Täuschung darüber hin, daß die Rückkehr zu den normalen parlamentarischen Verhältnissen derzeit nicht möglich ist und daß die Regierung in einer Zeit außerordentlicher Bedrohung des Staates außerordentlicher Vollmachten bedarf. Daher schlägt sie vor, daß das Regime der Notverordnungen auf Grund des kriegswirtschaftlichen Ermächtigungsgesetzes, das die Grenzen der Verfassungsmäßigkeit weit überschritten hat, und nur durch die Ausschaltung des Verfassungsgerichtshofes haltbar ist, durch ein verfassungsmäßiges Ermächtigungsregime ersetzt werde. Dies kann entweder ohne Einberufung des Parlaments im Sinne des Artikels 18 der Bundesverfassung unter Mitwirkung des Unterausschusses des Hauptausschusses oder durch ein vom Parlament zu beschließendes Notstandsermächtigungsgesetz geschehen. 3) Zugleich müssen die Vorbereitungen zur Schaffung einer neuen endgültigen Verfassung, die auf verfassungsmäßigem Wege beschlossen werden muß, fortgesetzt werden. Die Sozialdemokratie kann an einer solchen Verfassung nur unter der Voraussetzung mitwirken, daß die gesetzgebende Gewalt im Bunde und in den Ländern in den Händen von Volksvertretungen, die auf Grund des allgemeinen und gleichen Wahlrechtes gewählt werden, bleibt. Die Sozialdemokratie ist jedoch bereit, im Rahmen einer solchen demokratischen Verfassung die Stellung des Bundespräsidenten und der Bundesregierung durch schärfere Durchführung des Prinzips der Trennung der gesetzgebenden und der vollziehenden Gewalt zu verstärken und dem Einbau berufsständischer Einrichtungen in eine solche Verfassung zuzustimmen, soferne es sich um wirkliche berufsständische Selbstverwaltung und nicht um faschistische Zwangskorporationen handelt. Die Sozialdemokratie hält es anderseits im Interesse der Festigung der Demokratie für geboten, daß in die Verfassung plebiszitäre Einrichtungen nach dem Vorbilde der Schweiz eingebaut werden.

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Josef Reither[3] joua notamment le rôle de médiateur auprès du gouvernement. Schneidmadl, quant à lui, prit également contact avec d’autres responsables chrétiens-sociaux, tels qu’Edmund Weber de la Chambre d’agriculture, le catholique de gauche Ernst Karl Winter, le vice-gouverneur Sturm, le conseiller régional Prader et surtout le maire Josef Kollmann de Baden. Kollmann était en contact permanent avec le président du parti Leopold Kunschak et avec l’aile du groupe parlementaire chrétien-social prête au compromis.

Une série d’entretiens a eu lieu.

Franz Popp, Um ein besseres Niederösterreich – 40 Jahre Politik im "Kernland" (Extrait)[4]  :

12 janvier 1934. Entretien avec le gouverneur Reither. Présents  : Helmer, Popp, Schneidmadl. Présentation en tant que représentants officiels du parti; communication du contenu de l’habilitation; demande d’organisation d’un entretien avec le chancelier Dollfuß au vu de la situation politique tendue. Le gouverneur Reither a accepté d’intervenir auprès du chancelier Dollfuß en faveur de cet entretien. Il donnera sa réponse le 13 ou le 14 janvier; il nous dira honnêtement si d’autres efforts dans le sens de nos propositions de solution pacifique ont encore un sens. Pour conclure, Reither fait la déclaration solennelle de ne jamais laisser porter atteinte aux droits de la grande masse des paysans et des ouvriers.

13 janvier 1934, 11 h 25  : discussion entre Reither et Popp. Reither  : apporte la confirmation que le chancelier fédéral Dollfuß est prêt à négocier avec les quatre messieurs; la situation actuelle (tensions avec les nationaux-socialistes) y a largement contribué. La réunion doit rester strictement confidentielle. La date et le lieu seront communiqués ultérieurement, car il (Reither) doit rencontrer à nouveau le chancelier fédéral Dollfuß aujourd’hui.

14 janvier – Le député Pius Schneeberger rend visite au chancelier Dollfuß. Comme convenu avec le gouverneur Reither, le chancelier Dollfuß confirme sa disposition à discuter avec les quatre hommes. La date et le lieu seront communiqués ultérieurement.

D’autres discussions sont menées au cours de ces semaines jusqu’au 12 février 1934 par différents hommes  : Schneidmadl avec le maire Kollmann (Baden) et le secrétaire d’État Karwinsky, désigné par BK Dollfuß comme son représentant. Popp avec le Dr [Emmerich] Czermak, dernier président du Parti chrétien-social; dernière discussion le 9 février de 12 h à 13 h dans son bureau du Conseil scolaire régional de Basse-Autriche, Herrengasse 23; puis rapport personnel sur les résultats au Dr Otto Bauer dans son appartement à Vienne VI.

Le 10 février 1934, Popp eut encore un entretien avec Czermak, dont je fis part le jour même à Otto Bauer dans son appartement. Lorsque les premiers coups de feu retentirent à Linz le 12 février, une dernière discussion eut lieu au Landhaus afin de déterminer si et comment le malheur qui s’annonçait pouvait être évité. Les participants étaient Reither, Czermak, Prader et Kollmann pour les chrétiens-sociaux, Helmer, Petznek et Popp pour les sociaux-démocrates. Renner et Körner les rejoignirent plus tard. Reither se chargea de négocier avec Dollfuß, qu’il devait rencontrer vers midi lors d’une messe commémorative à l’église Saint-Michel[5]. Il était prévu de se revoir à 14 heures. Tout cela fut vain. Reither rendit compte, complètement abattu, de son échec. Dollfuß l’avait menacé de ne pas s’en mêler, sinon il en paierait également les conséquences.

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Début février 1934, le SDAPDÖ diffuse un numéro de la publication "Der Ruf – Wochenschrift für österreichische Politik" (L’appel – hebdomadaire consacré à la politique autrichienne) qui pose la question "Comment pouvons-nous vaincre?" et expose le point de vue de la direction du parti sur ce sujet. En voici quelques extraits.

Der Ruf, 8. Jänner 1934 [6]

Wie können wir siegen?

Verzweifelte, erbitterte Arbeiter wenden sich an die Parteisekretariate, an die Gewerkschaftssekretariate, an die Arbeiterblätter, an die Vertrauensmänner  : "Wie lange soll das noch so weitergehen?"

[…] In der Tat, es geht der Arbeiterklasse in der ganzen kapitalistischen Welt immer schlechter. Von San Franzisko bis Tokio ist der Kapitalismus in Krise und Zersetzung. 30 Millionen Menschen sind in der ganzen Welt arbeitslos. Der Kapitalismus beweist jetzt allen Arbeitern die alte marxistische Erkenntnis  : töricht, zu glauben, daß die Arbeiterklasse ihre Lage innerhalb der kapitalistischen Welt dauernd verbessern könnte! Wir müssen den Kapitalismus selbst zerschlagen, ehe es dauernd allen Menschen besser gehen kann. […]

"Man nimmt uns ein Recht nach dem anderen weg. Man will uns völlig niederwerfen. Sollen wir uns all das gefallen lassen?" Nein, wir sollen es uns nicht gefallen lassen. Wir müssen die faschistische Gefahr abwehren. Aber wie können wir das tun?

Täuschen wir uns nicht darüber  : die alten Kampfmittel sind uns teils entrissen, nicht mehr wirksam. Wenn es so weitergeht wie bisher, wenn nicht die inneren Gegensätze innerhalb des gegnerischen Lagers sehr bald eine Wendung und Umkehr herbeiführen, dann wird uns nichts anderes übrig bleiben, als den Entscheidungskampf um Sein oder Nichtsein aufzunehmen.

Aber was ist das, – der Entscheidungskampf? Das ist zunächst  : der Generalstreik. Aber der Generalstreik würde zwangsläufig zur gewaltsamen Entscheidung mit Waffen führen.

Wollt Ihr der Partei einen Vorwurf daraus machen, daß sie das Signal zu einem solchen Kampf nicht längst schon gegeben hat, nicht heute gibt?

Denket einmal nach! Wir wollen doch nicht nur kämpfen. Wenn es zum Kampfe kommt, wollen wir, müssen wir siegen. Deshalb müssen diejenigen, die das Zeichen zu diesem Kampfe geben sollen, vorher nüchtern und verantwortungsbewußt erwägen  : wie stark sind wir und wie stark ist der Gegner? Über welche Waffen verfügen wir und über welche Waffen verfügt der Gegner? Welche Voraussetzungen müssen erfüllt sein, damit wir siegen können?

Der Generalstreik allein genügt nicht. In einer Zeit, in der so viele Betriebe überhaupt stillstehen, so viele Betriebe nur mit ganz kleinem Arbeiterstand arbeiten, so viele hungernde und verzweifelte Arbeitslose vor den Fabrikstoren stehen, kann der Generalstreik allein nicht siegen.

Und der gewaltsame Kampf? Wir stünden in einem solchen Kampfe einem mit allen modernen Kriegsmitteln ausgerüsteten Heer, überdies der Polizei, der Gendarmerie und den Heimwehren gegenüber. Täuschen wir uns nicht über die Stärken des Feindes!

Und dazu noch Eines  : Wenn wir mit der Staatsgewalt in Kampf geraten, dann stehen abseits als dritte Macht die Nazi , darauf lauernd, in den Kampf einzugreifen und ihn zu ihren Gunsten zu entscheiden! Wenn zwei sich streiten, hat der Dritte den Vorteil. […]

Ein Kampf auf ein Signal von oben her begonnen, wäre ein Putsch. Er kann nicht gelingen. Ein gewaltiger Ausbruch des aufgehäuften Zornes des ganzen Volkes ist eine Revolution. Revolutionen kann man nicht beliebig machen; sie entstehen, wenn die Zeit reif geworden ist. Nicht ein Putsch, nur eine Revolution kann siegen.

Noch ist die Zeit nicht reif geworden. Aber was können wir tun, damit sie es werde?

Wer die Unzufriedenheit der Massen gegen die Partei oder gegen die Gewerkschaften lenkt, der besorgt nur, ohne es zu wissen, die Geschäfte des Feindes. […] Als Napoleon I. das große Rußland angriff, hat sich ihm die russische Armee nicht zum Kampf gestellt. Denn wenn sie sich an der russischen Grenze zum Kampf gestellt hätte, wäre sie besiegt und geschlagen worden. Sie ist dem Kampf ausgewichen. Sie hat sich immer weiter zurückgezogen. Sie hat den Feind selbst Moskau, die russische Hauptstadt, besetzen lassen. Und erst als sich seine Kräfte immer tiefer nach Rußland hineingewagt hatten und die feindliche Besetzung die Leidenschaften, den Zorn, den Widerstandswillen des russischen Volkes immer mehr gesteigert hatte, erst dann sind die Russen zum Gegenangriff übergegangen, dann haben sie die große Armee des großen Eroberers vernichtend geschlagen, ihn aus ihrem Lande hinausgeworfen und seinen Sturz herbeigeführt.

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Le 11 février 1934 paraît un numéro de cette publication, désormais appelée "Ruf der Freiheit", dont le titre annonce  : "Plans de coup d’Etat à Vienne et Innsbruck". L’article donne un aperçu de la manière dont Dollfuss a planifié la mise en scène de l’attaque dirigée contre les sociaux-démocrates, qui a ensuite été rapidement menée à son terme. En voici des extraits.

Ruf der Wahrheit, 11. Februar 1934 [7]

Staatsstreichpläne in Wien und Innsbruck.
Der Bürgerkrieg unmittelbar vor dem Ausbruch.
Ein Schritt des englischen und französischen Gesandten bei Dollfuß.

Oesterreich ist in den letzten Tagen hart an der Katastrophe des Bürgerkrieges vor- beigegangen. Ein Staatsstreich drohte in Wien und in Innsbruck, drohte einer ahnungslosen Bevölkerung, deren Presse unterdrückt, deren Wort geknebelt und die darum unvermögend ist, die Gefahren zu alarmieren.

Wir aber, die wir frei sprechen könnten, wollen die fünf kritischen Tage vom 1. bis 5. Februar darstellen, jene fünf Tage, da jeder Abend voll Ungewißheit war, ob der Morgen nicht das Entsetzen des Bürgerkrieges entfeßle. […]

Der Plan der Herren Dollfuß und Fey war also dieser  :

1. Die Bevölkerung in die Panikstimmung versetzen, daß am 30. Jänner die Nazi losschlagen würden. 2. Die Panikstimmung zum Vorwand für die Zusammenziehung und Bewaffnung der Heimwehr auszunützen. 3. Die aufgebotene und bewaffnete Heimwehr zunächst in Tirol "revoltieren", durch sie dort den Staatsstreich unternehmen zu lassen, den Landtag auseinanderzujagen, die verfassungsmäßige Landesregierung abzusetzen und die Macht im Lande in den Händen der Heimwehr zu konzentrieren. 4. Nachdem dieser Staatsstreich in Tirol sich vollzogen, sollte sich diese "Volksbewegung" "unwiderstehlich" von Land zu Land bis nach Wien wälzen. 5. Gleichzeitig sollte aber in Wien der Schlag gegen das Rathaus geführt, das Rathaus besetzt und die verfassungsmäßige Wiener Regierung verjagt werden.

[…]

Es erhebt sich die Frage, warum gerade die Zeitspanne vom 27. Jänner bis 5. Februar vom Herrn Dollfuß für den Staatsstreich gewählt wurde.

[…]

Am 26. Jänner wurde bekannt, daß der Sturz der Regierung Chautemps unmittelbar bevorstünde. An diesem Tage faßten Dollfuß und Fey den Plan, die französische Regierungskrise zum Staatsstreich in Oesterreich auszunützen. Am nächsten Tag hielt Fey die alarmierende Rede, am Tage darauf erfolgte das Heimwehraufgebot, zwei Tage später kam der Aufruf des Dollfuß’ und die Absetzung der autonomen Sicherheitsorgane und am Tag darauf die "Revolte" in Tirol. […]

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Le lien entre l’action de Dollfuss et la crise gouvernementale en France ressort d’une information parue dans le Prager Tagblatt.

Prager Tagblatt, 3. Februar 1934 [8]

Paris über Tirol Beunruhigt
Anfragen an Dollfuß

Wien. Gestern sprachen der englische und der französische Gesandte beim Bundeskanzler vor, um ihn über die Vorfälle in Innsbruck zu befragen. Gegenüber dem französischen Gesandten soll sich Bundeskanzler Dr. Dollfuß geäußert haben, daß er sich angesichts der geänderten politischen Lage in Frankreich nicht mehr durch die Verpflichtungen gebunden fühle, die er seinerzeit dem damaligen französischen Außenminister gegenüber eingegangen sei, nämlich keine entscheidenden Maßnahmen gegen die sozialdemokratische Partei zu treffen. Der französische Gesandte Puaux soll dieser Auffassung des Bundeskanzlers entgegengetreten sein und gemeint haben, daß der Regierungswechsel in Frankreich kein Anlaß sei, diese Zusicherung zurückzunehmen. Jedenfalls ist vorgestern um halb zwölf Uhr nachts der sozialdemokratischen Parteileitung in Innsbruck von der Landesregierung mitgeteilt worden, sie möge die Forderung der Heimwehr auf Auflösung der sozialdemokratischen Partei als nicht gestellt betrachten.

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Rétrospectivement, les évènements peuvent être présentés comme suit.

Kurt Bauer, Der Februaraufstand 1934 – Fakten und Mythen (Extrait)[9]  :

Ausgelöst durch einen Finanzskandal und angeheizt durch die Wirtschaftskrise und hohe Arbeitslosigkeit kam es am 6. und 7. Februar 1934 in Paris zu schweren Straßenschlachten mit zahlreichen Toten und Verletzten. Auf die Linksregierung Daladier folgte ein Kabinett unter dem Konservativen Doumergue. Für Montag, den 12. Februar war ein Generalstreik angekündigt. Frankreich als stärkste Schutzmacht der österreichischen Sozialdemokratie war handlungsunfähig. Überlegungen, das Dollfuß-Regime habe die chaotische Lage in Frankreich genützt, um den Druck auf die Sozialdemokraten weiter zu verstärken, sind plausibel.

Am 9. und 10. Februar druckten sämtliche Blätter die amtlichen Mitteilungen über die Waffensuchaktionen in sozialdemokratischen Parteihäusern und die Verhaftungen von führenden Funktionären des Schutzbundes. Es hieß, daß die Polizei ihre Nachforschungen weiter betreiben würde und es nicht ausgeschlossen sei, daß diese Aktionen zu "bisher nicht abzusehenden politischen Weiterungen" führen könnten. Die Arbeiterschaft werde davor gewarnt, sich zu "Demonstrationen irgendwelcher Art" verleiten zu lassen. Es folgte der Verweis auf eine Ende April 1933 erlassene Verordnung, die hohe Strafen für die Teilnahme an Streiks vorsah, die nicht der Erreichung günstigerer Arbeitsbedingungen dienten. – Was läßt sich daraus schließen? Der Regierung war klar, daß das massive Vorgehen gegen den Schutzbund über kurz oder lang zu einer Eskalation führen mußte. Man wußte ebenso, daß jeder bewaffnete Aufstand des Schutzbundes, wenn überhaupt, nur bei einem lückenlosen Funktionieren eines gleichzeitig angesetzten Generalstreiks erfolgreich sein konnte. Daher die deutliche Warnung an die Arbeiter, sich an einem derartigen Streik zu beteiligen.

Am Sonntag, dem 11. Februar, erschien auf der ersten Seite der katholisch-konservativen Reichspost ein Leitartikel mit dem Titel "Vor nahen Entscheidungen". Bundeskanzler Dollfuß habe den Chefredakteur des Blattes zu einem Gespräch empfangen und sich dabei "zur gegenwärtigen Lage" geäußert. Die Vorarbeiten zum Umbau des Staates seien bereits "sehr weit" gediehen und er, Dollfuß, wolle diesen Umbau in "möglichster Raschheit" vollziehen. Alle, die daran mitwirken wollten, seien willkommen. Das Weitere : ein einziger Angriff auf die Sozialdemokratie und der neuerliche Appell an die Arbeiter, sich von ihr zu lösen. Was konnte das nach alledem, was in den letzten Tagen und Wochen geschehen war, bedeuten? Der Schluß liegt nahe, daß eine finale Aktion ‑ in welcher Form auch immer ‑ gegen die "marxistisch-bolschewistische Ideologie" bevorstand.

Jene vielzitierte Rede, die Sicherheitsminister Fey am Vormittag des 11. Februar vor martialischer Kulisse hielt, mutet geradezu wie eine Ergänzung zu Dollfuß’ kryptischen Andeutungen an. Dollfuß hatte nahe Entscheidungen angekündigt und Fey wollte am nächsten Tag "an die Arbeit" gehen. Welche Arbeit? Da konnten doch nur die von Dollfuß angekündigten "nahen Entscheidungen" gemeint sein. – Man bedenke, mit welcher Härte Fey in der vorangegangenen Woche gegen die Sozialdemokratie und den Schutzbund vorgegangen war. Da braucht es nicht viel, um nachvollziehen zu können, daß Sozialdemokraten und Schutzbündler die dunklen Ankündigungen Feys als ultimative Drohung an ihre Adresse verstehen mußten. Und es ist sehr wahrscheinlich, daß Fey genau das mit seinen vagen Worten bezweckte : bei den Sozialdemokraten weitere Unruhe stiften, möglichst bedrohlich wirken und die Schraube der Eskalation noch eine Windung weiterdrehen.

Der Vertreter des Völkerbundes in Österreich, der Niederländer Meinoud Marinus Rost van Tonningen, traf in den Jahren 1933/34 regelmäßig mit Dollfuß zusammen. So auch am Samstag, dem 10. Februar 1934. Rost kam gerade von einer Audienz bei Mussolini und übermittelte Dollfuß ‑ wieder einmal ‑ dessen dringendsten Wunsch : "Der Kanzler möge endlich die sozialistisch-marxistische Machtposition in Österreich liquidieren." Tags darauf, Sonntag, 11. Februar, wurde Rost von Dollfuß zu einem Abendessen im kleinen Kreis gerufen. Erst ging es um eine aktuelle Demarche Österreichs beim Völkerbund gegen den anhaltenden NS-Terror im Land. Später berichtete der Kanzler der Runde, daß er den Sozialminister [Bundesminister für soziale Verwaltung] Richard Schmitz zum "Liquidations-Kommissar der sozialistischen Positionen in Wien" ernannt habe und daß er am nächsten Tag sozialdemokratische Überläufer aus Kärnten erwarte. Spätabends notierte Rost in seinem Tagebuch ein Resümee des Gesprächs : "Ich habe jetzt stark den Eindruck, daß der Angriff auf die Sozialisten bevorsteht."

 



[1]. Karl Renner était en contact étroit avec les habitants de la Basse-Autriche. Dès 1907 ‑ et également en 1911 ‑ il a été envoyé au Reichsrat par la circonscription électorale de Neunkirchen en Basse-Autriche. Depuis 1908, il représentait également Neunkirchen au Landtag. Après la dissolution de l’Autriche et de la Hongrie, il fut membre de l’Assemblée provisoire du Land. Lors de l’élection du Landtag commun le 4 mai 1919, il a été tête de liste du parti social-démocrate pour la circonscription de Wiener Neustadt, tout comme lors de l’élection du premier Landtag indépendant le 24 mai 1921. En tant que président du groupe parlementaire du Landtag, il a introduit les jeunes députés, qui occupaient presque tous pour la première fois une fonction publique, dans leur domaine de compétence. Il est resté conseiller permanent du club jusqu’en 1934, même après avoir quitté le parlement régional. Les liens furent particulièrement étroits durant les années de crise 1933/34.

[2]. Parteivorstandssitzung der SDAPDÖ vom 7. 1. 1934, S. 1 ff.; Dokumentationsarchiv des österreichischen Widerstandes, 17.040.

Die Partei, die Republik und der Mann mit den vielen Gesichtern – Oskar Helmer und Österreich II : eine Korrektur (Auteur : Wilhelm Svoboda); Böhlau, 1993; p. 14‑15.

[3]. Josef Reither : pour la Basse-Autriche, vice-gouverneur (1925-1931 et 1932-1933) puis gouverneur (du 1er juillet 1931 au 21 mai 1932, du 18 mai 1933 au 30 octobre 1934 et du 22 novembre 1934 au 12 mars 1938). Du 30 juillet 1934 au 17 octobre 1935, il était ministre fédéral de l’Agriculture et des Forêts dans le cabinet Schuschnigg I. À partir du 24 octobre 1935, il était représentant de la Basse-Autriche au Conseil des Länder et membre du Bundestag. Entre le 8 novembre 1935 et le 6 mai 1936, il occupait le poste de troisième vice-président du Bundestag. Parallèlement, il jouait un rôle de premier plan dans le mouvement coopératif au niveau régional et national et était président de la NÖ. Brandschaden Versicherungs AG (compagnie d’assurance contre les incendies de Basse-Autriche) ainsi que membre du conseil de surveillance ou d’administration de différentes entreprises.

[4]. Franz Popp, Um ein besseres Niederösterreich – 40 Jahre Politik im "Kernland"; Europaverlag, 1976.

[5]Voir : Arnold Reisberg, Februar 1934 – Hintergründe und Folgen; Wien, Globus Verlag, 1974; S. 8.

Helmer fuhr in das niederösterreichische Landhaus in der Inneren Stadt und setzte sich zusammen mit seinem Gesinnungsfreund Heinrich Schneidmadl mit dem christlichsozialen Landeshauptmann Josef Reither in Verbindung. Sie boten ihm an, er solle an die Stelle von Dollfuß treten und eine Koalitionsregierung mit Karl Renner als Vizekanzler bilden. Reither lehnte das Angebot ab, erklärte sich aber bereit, bei Dollfuß zu intervenieren. Auch Danneberg versuchte mit Finanzminister Buresch zu verhandeln. Die Bemühungen blieben vergebens.

[6]. Der Ruf. Wochenschrift für österreichische Politik. 8. Jänner 1934.

Cité d’après : Robert Kriechbaumer, Die Dunkelheit des politischen Horizonts – Salzburg 1933 bis 1938 in den Berichten der Sicherheitsdirektion – Band 1 – Gewitterwolken – Vom März 1933 bis Februar 1934; Böhlau Verlag, 2019; S. 385.

[7]Cité d’après : Julius Braunthal, Geschichte der Internationale, Band 2; Dietz, 1963; S. 429.

[8]. https://anno.onb.ac.at/cgi-content/anno?aid=ptb&datum=19340203

[9]. Kurt Bauer, Der Februaraufstand 1934 – Fakten und Mythen; Wien, Böhlau Verlag, 2019; S. 111-113.