{"id":1047,"date":"2024-11-30T15:51:32","date_gmt":"2024-11-30T14:51:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/?p=1047"},"modified":"2024-12-09T23:54:49","modified_gmt":"2024-12-09T22:54:49","slug":"ic-1921-06-07-these-tactique-extraits","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/ic-1921-06-07-these-tactique-extraits\/","title":{"rendered":"3e Congr\u00e8s de l&rsquo;IC (juin-juillet 1921) &#8211; Th\u00e8se sur la tactique (Extraits)"},"content":{"rendered":"<div class=WordSection1> <p class=Texte align=left style='margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt; text-align:left;text-indent:0cm;line-height:3.0pt'><span style='font-size:3.0pt; color:white'><!--more --><\/span><\/p><p class=rocmlIntertitre2art style='margin-top:0cm'><\/p> <div align=center> <table class=MsoTableGrid border=1 cellspacing=0 cellpadding=0 style='border-collapse:collapse;border:none'> <tr> <td width=756 nowrap valign=top style='width:16.0cm;border:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:none;padding:5.65pt 14.2pt 5.65pt 14.2pt'> <p class=Intertitre2 style='margin:0cm;margin-bottom:.0001pt'><span style='color:#E36C0A'>3e Congr\u00e8s de l&rsquo;Internationale communiste<br> (22 juin &#8211; 12 juillet 1921)<\/span><\/p> <\/td> <\/tr> <tr> <td width=756 nowrap valign=top style='width:16.0cm;border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt;border-bottom:none;border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:5.65pt 14.2pt 5.65pt 14.2pt'> <p class=Intertitre2 style='margin:0cm;margin-bottom:.0001pt'>Th\u00e8se sur la tactique<br> (Extraits)<\/p> <\/td> <\/tr> <tr> <td width=756 valign=top style='width:16.0cm;border:solid windowtext 1.0pt; padding:5.65pt 14.2pt 5.65pt 14.2pt'> <p class=Texte align=left style='margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt; text-align:left;text-indent:0cm;line-height:12.0pt'><span style='font-size: 11.0pt'>Source&nbsp;:<br> Th\u00e8ses, manifestes et r\u00e9solutions adopt\u00e9s par les Ier, IIe, IIIe et IVe&nbsp;Congr\u00e8s de l&rsquo;Internationale communiste (1919&#8209;1923), Paris, Librairie du travail, 1934, pp.&nbsp;94&#8209;106&nbsp;<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:11.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[1]<\/span><\/span><\/span><\/a>.<\/span><\/p> <p class=Texte align=left style='margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt; text-align:left;text-indent:0cm;line-height:12.0pt'><span style='font-size: 11.0pt'>[Nous reproduisons ce texte avec l\u2019accord du responsable du site <i>321ignition.free.fr<\/i>]<\/span><\/p> <\/td> <\/tr> <\/table> <\/div> <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'>&nbsp;<\/p> <p class=Intertitre2a>1.&nbsp;D\u00e9limitation des questions<\/p> <p class=MsoQuote>&quot;La Nouvelle Association Internationale des Travailleurs est fond\u00e9e dans le but d&rsquo;organiser une action d&rsquo;ensemble du prol\u00e9tariat des diff\u00e9rents pays, tendant \u00e0 une seule et m\u00eame fin, \u00e0 savoir: le renversement du capitalisme, l&rsquo;\u00e9tablissement de la dictature du prol\u00e9tariat et d&rsquo;une R\u00e9publique Internationale des Soviets qui permettront d&rsquo;abolir totalement les classes et de r\u00e9aliser le socialisme, premier degr\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 communiste.&quot;<\/p> <p class=Texte>Cette d\u00e9finition des buts de l&rsquo;Internationale communiste, pos\u00e9e dans ses statuts, d\u00e9limite clairement toutes les questions de tactique qui sont \u00e0 r\u00e9soudre.<\/p> <p class=Texte>Il s&rsquo;agit de la tactique \u00e0 employer dans notre lutte pour la dictature du prol\u00e9tariat. Il s&rsquo;agit des moyens \u00e0 employer pour conqu\u00e9rir aux principes du communisme la plus grande partie de la classe ouvri\u00e8re, des moyens \u00e0 employer pour organiser les \u00e9l\u00e9ments socialement d\u00e9terminants du prol\u00e9tariat dans la lutte pour la r\u00e9alisation du communisme. Il s&rsquo;agit des relations avec les couches petites-bourgeoises prol\u00e9taris\u00e9es, des moyens et proc\u00e9d\u00e9s \u00e0 prendre pour d\u00e9molir le plus rapidement possible les organes du pouvoir bourgeois, les r\u00e9duire en ruines et engager la lutte finale internationale pour la dictature.<\/p> <p class=Texte>La question de la dictature elle-m\u00eame, comme unique voie menant \u00e0 la victoire est hors de discussion. Le d\u00e9veloppement de la r\u00e9volution mondiale a montr\u00e9 nettement qu&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;une alternative offerte dans la situation historique actuelle: dictature capitaliste ou dictature prol\u00e9tarienne.<\/p> <p class=Texte>Le 3e&nbsp;Congr\u00e8s de l&rsquo;Internationale communiste reprend l&rsquo;examen des questions de tactique dans des conditions nouvelles, puisque dans bien des pays la situation objective a pris une acuit\u00e9 r\u00e9volutionnaire et que plusieurs grands partis communistes se sont form\u00e9s, qui cependant ne poss\u00e8dent encore nulle part la direction effective du gros de la classe ouvri\u00e8re dans la lutte r\u00e9volutionnaire r\u00e9elle.<\/p> <p class=Intertitre2a>2.&nbsp;\u00c0 la veille de nouveaux combats<\/p> <p class=Texte>La r\u00e9volution mondiale, c&rsquo;est-\u00e0-dire la destruction du capitalisme, le rassemblement des \u00e9nergies r\u00e9volutionnaires du prol\u00e9tariat et l&rsquo;organisation du prol\u00e9tariat en une puissance agressive et victorieuse, exigera une p\u00e9riode assez longue de combats r\u00e9volutionnaires.<\/p> <p class=Texte>L&rsquo;acuit\u00e9 diverse des antagonismes, la diff\u00e9rence de la structure sociale et des obstacles \u00e0 surmonter selon les pays, le haut degr\u00e9 d&rsquo;organisation de la bourgeoisie dans les pays de haut d\u00e9veloppement capitaliste de l&rsquo;Europe Occidentale et de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord, \u00e9taient des raisons suffisantes pour que la guerre mondiale n&rsquo;aboutisse pas imm\u00e9diatement \u00e0 la victoire de la r\u00e9volution mondiale. Les communistes ont donc eu raison de d\u00e9clarer, d\u00e9j\u00e0 pendant la guerre, que la p\u00e9riode de l&rsquo;imp\u00e9rialisme conduirait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la r\u00e9volution sociale, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 une longue suite de guerres civiles \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des divers \u00c9tats capitalistes et de guerres entre les \u00c9tats capitalistes d&rsquo;une part, les \u00c9tats prol\u00e9tariens et les peuples coloniaux exploit\u00e9s d&rsquo;autre part.<\/p> <p class=Texte>La r\u00e9volution mondiale n&rsquo;est pas un processus qui progresse en ligne droite; c&rsquo;est la dissolution lente du capitalisme, c&rsquo;est la sape r\u00e9volutionnaire quotidienne, qui s&rsquo;intensifient de temps \u00e0 autre et se concentrent en crises aigu\u00ebs.<\/p> <p class=Texte>Le cours de la r\u00e9volution mondiale a \u00e9t\u00e9 rendu encore plus tra\u00eenant du fait que de puissantes organisations et partis ouvriers, \u00e0 savoir les partis ainsi que les syndicats social-d\u00e9mocrates, fond\u00e9s par le prol\u00e9tariat pour guider sa lutte contre la bourgeoisie, se sont transform\u00e9s pendant la guerre en instruments d&rsquo;influence contre-r\u00e9volutionnaire et d&rsquo;immobilisation du prol\u00e9tariat et sont rest\u00e9s tels quels apr\u00e8s la fin de la guerre. C&rsquo;est ce qui a permis \u00e0 la bourgeoisie mondiale de surmonter facilement la crise de la d\u00e9mobilisation; c&rsquo;est ce qui lui a permis pendant la p\u00e9riode de prosp\u00e9rit\u00e9 apparente de 1919&#8209;1920 d&rsquo;\u00e9veiller dans la classe ouvri\u00e8re un nouvel espoir d&rsquo;am\u00e9liorer sa situation dans le cadre du capitalisme, cause essentielle de la d\u00e9faite des soul\u00e8vements de 1919 et du ralentissement des mouvements r\u00e9volutionnaires en 1919&#8209;1920.<\/p> <p class=Texte>La crise \u00e9conomique mondiale, qui apparut au milieu de 1920 et qui s&rsquo;est \u00e9tendue aujourd&rsquo;hui sur tout l&rsquo;univers, augmentant partout le ch\u00f4mage, prouve au prol\u00e9tariat international que la bourgeoisie n&rsquo;est pas en mesure de reconstruire le monde. L&rsquo;exasp\u00e9ration de tous les antagonismes politiques mondiaux, la campagne rapace de la France contre l&rsquo;Allemagne, les rivalit\u00e9s anglo-am\u00e9ricaine et am\u00e9ricano-japonaise avec la course aux armements qui s&rsquo;ensuit, montrent que le monde capitaliste \u00e0 l&rsquo;agonie titube de nouveau vers la guerre mondiale. La Soci\u00e9t\u00e9 des nations, trust international des \u00c9tats vainqueurs pour l&rsquo;exploitation des concurrents vaincus et des peuples coloniaux, est min\u00e9e pour le moment par la concurrence am\u00e9ricaine. L&rsquo;illusion avec laquelle la social-d\u00e9mocratie internationale et la bureaucratie syndicale ont d\u00e9tourn\u00e9 les masses ouvri\u00e8res de la lutte r\u00e9volutionnaire, l&rsquo;illusion qu&rsquo;elles pourraient, en renon\u00e7ant \u00e0 la conqu\u00eate du pouvoir politique par la lutte r\u00e9volutionnaire, obtenir graduellement et pacifiquement le pouvoir \u00e9conomique et le droit de s&rsquo;administrer elles-m\u00eames, cette illusion est en train de mourir.<\/p> <p class=Texte>En Allemagne les com\u00e9dies de socialisation avec lesquelles le gouvernement Scheidemann-Noske<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[2]<\/span><\/span><\/span><\/a>, en mars 1919, chercha \u00e0 retenir le prol\u00e9tariat de l&rsquo;assaut d\u00e9cisif, touchent \u00e0 leur fin. Les phrases sur la socialisation ont fait place au syst\u00e8me bien r\u00e9el de Stinnes<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[3]<\/span><\/span><\/span><\/a>, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 la soumission de l&rsquo;industrie allemande \u00e0 un dictateur capitaliste et \u00e0 sa clique. L&rsquo;attaque du gouvernement prussien sous la direction du social-d\u00e9mocrate <span lang=DE>Severing<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt;font-family: \"Garamond\",\"serif\"'>[4]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span> contre les mineurs de l&rsquo;Allemagne centrale forme l&rsquo;introduction \u00e0 l&rsquo;offensive g\u00e9n\u00e9rale de la bourgeoisie allemande en vue de la r\u00e9duction des salaires du prol\u00e9tariat allemand.<\/p> <p class=Texte>En Angleterre tous les plans de nationalisation sont tomb\u00e9s \u00e0 l&rsquo;eau. Au lieu de r\u00e9aliser les projets de nationalisation de la commission <span lang=EN-US>Sankey<a href=\"#_edn5\" name=\"_ednref5\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=EN-US style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[5]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span>, le gouvernement appuie d&rsquo;une lev\u00e9e de troupes le lock-out contre les mineurs anglais.<\/p> <p class=Texte>Le gouvernement fran\u00e7ais n&rsquo;arrive \u00e0 ajourner sa banqueroute \u00e9conomique que par une exp\u00e9dition de rapine en Allemagne. Il ne pense \u00e0 aucune reconstruction syst\u00e9matique de son \u00e9conomie nationale. M\u00eame la reconstruction des contr\u00e9es d\u00e9vast\u00e9es du Nord de la France, dans la mesure o\u00f9 elle est entreprise, ne sert qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;enrichissement des capitalistes priv\u00e9s.<\/p> <p class=Texte>En Italie la bourgeoisie est mont\u00e9e \u00e0 l&rsquo;attaque de la classe ouvri\u00e8re avec l&rsquo;aide des bandes blanches des fascistes.<\/p> <p class=Texte>Partout la d\u00e9mocratie bourgeoise a d\u00fb se d\u00e9masquer, plus compl\u00e8tement dans les vieux \u00c9tats d\u00e9mocratiques bourgeois que dans les nouveaux, issus de l&rsquo;\u00e9croulement imp\u00e9rialiste. Gardes-blancs, arbitraire dictatorial du gouvernement contre les mineurs gr\u00e9vistes en Angleterre, fascistes et <span lang=IT>Guarda Regia<\/span> en Italie, <span lang=EN-US>Pinkertons<a href=\"#_edn6\" name=\"_ednref6\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=EN-US style='font-size:12.0pt;font-family: \"Garamond\",\"serif\"'>[6]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span>, exclusion des d\u00e9put\u00e9s socialistes des parlements, loi de lynch aux \u00c9tats-Unis, terreur blanche en Pologne, en Yougoslavie, en Roumanie, Lettonie, Estonie, l\u00e9galisation de la terreur blanche en Finlande, en Hongrie, et dans les pays Balkaniques, &quot;lois communistes&quot; en Suisse, France etc., partout la bourgeoisie cherche \u00e0 faire retomber sur la classe ouvri\u00e8re les cons\u00e9quences de l&rsquo;anarchie \u00e9conomique croissante, \u00e0 allonger la journ\u00e9e de travail et \u00e0 faire tomber les salaires. Partout la bourgeoisie trouve des auxiliaires dans les chefs de la social-d\u00e9mocratie et de l&rsquo;Internationale Syndicale d&rsquo;Amsterdam<a href=\"#_edn7\" name=\"_ednref7\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[7]<\/span><\/span><\/span><\/a>. Cependant ces derniers peuvent retarder l&rsquo;\u00e9veil des masses ouvri\u00e8res pour un nouveau combat et l&rsquo;approche de nouvelles vagues r\u00e9volutionnaires, ils ne peuvent pas les emp\u00eacher.<\/p> <p class=Texte>D\u00e9j\u00e0 on voit le prol\u00e9tariat allemand se pr\u00e9parer \u00e0 la contre-attaque; on voit les mineurs anglais, malgr\u00e9 la trahison des chefs trade-unionistes, tenir bon, h\u00e9ro\u00efquement, pendant de longues semaines dans la lutte contre le capital minier. Nous voyons comment la volont\u00e9 de combat s&rsquo;accro\u00eet dans les rangs avanc\u00e9s du prol\u00e9tariat italien apr\u00e8s l&rsquo;exp\u00e9rience qu&rsquo;il a faite de la politique d&rsquo;h\u00e9sitation du groupe <span lang=IT>Serrati<a href=\"#_edn8\" name=\"_ednref8\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=IT style='font-size:12.0pt;font-family: \"Garamond\",\"serif\"'>[8]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span>, volont\u00e9 de combat qui s&rsquo;exprime par la formation du Parti communiste d&rsquo;Italie. Nous voyons comment en France, apr\u00e8s la scission, apr\u00e8s la s\u00e9paration des social-patriotes et des centristes, le parti socialiste commence \u00e0 passer de l&rsquo;agitation et de la propagande du communisme \u00e0 des manifestations de masses contre les app\u00e9tits rapaces de l&rsquo;imp\u00e9rialisme fran\u00e7ais. En Tch\u00e9coslovaquie, nous assistons \u00e0 la gr\u00e8ve politique de d\u00e9cembre, entra\u00eenant malgr\u00e9 son manque complet d&rsquo;une direction unique, un million d&rsquo;ouvriers, avec, comme cons\u00e9quence, la formation d&rsquo;un Parti communiste tch\u00e8que, parti des masses. En f\u00e9vrier nous avons eu en Pologne une gr\u00e8ve des cheminots, dirig\u00e9e par le Parti communiste, et une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale en est r\u00e9sult\u00e9e, et nous avons assist\u00e9 \u00e0 la d\u00e9composition progressive du Parti Socialiste Polonais social-patriote.<\/p> <p class=Texte>Ce qu&rsquo;il nous faut attendre, ce n&rsquo;est pas le fl\u00e9chissement de la r\u00e9volution mondiale ni le reflux de ses vagues, mais tout le contraire: dans les circonstances donn\u00e9es une exasp\u00e9ration imm\u00e9diate des antagonismes sociaux et des combats sociaux est ce qu&rsquo;il y a de plus vraisemblable.<\/p> <p class=Intertitre2a>3.&nbsp;La t\u00e2che la plus importante du moment<\/p> <p class=Texte>La conqu\u00eate de l&rsquo;influence pr\u00e9pond\u00e9rante sur la plus grande partie de la classe ouvri\u00e8re, l&rsquo;introduction dans le combat des fractions d\u00e9terminantes de cette classe, voil\u00e0 \u00e0 l&rsquo;heure actuelle le probl\u00e8me le plus important de l&rsquo;Internationale communiste.<\/p> <p class=Texte>Car nous avons beau \u00eatre en pr\u00e9sence d&rsquo;une situation \u00e9conomique et politique objectivement r\u00e9volutionnaire dans laquelle la crise r\u00e9volutionnaire la plus aigu\u00eb peut \u00e9clater absolument \u00e0 l&rsquo;improviste (\u00e0 la suite d&rsquo;une grande gr\u00e8ve, d&rsquo;une r\u00e9volte coloniale, d&rsquo;une nouvelle guerre ou m\u00eame d&rsquo;une grande crise parlementaire, etc.), le plus grand nombre des ouvriers n&rsquo;est pas encore sous l&rsquo;influence du communisme, surtout dans les pays o\u00f9 la puissance particuli\u00e8rement forte du capital financier a donn\u00e9 naissance \u00e0 de vastes couches d&rsquo;ouvriers corrompus par l&rsquo;imp\u00e9rialisme (par exemple en Angleterre et aux \u00c9tats-Unis), et o\u00f9 la v\u00e9ritable propagande r\u00e9volutionnaire parmi les masses vient seulement de commencer.<\/p> <p class=Texte>D\u00e8s le premier jour de sa fondation, l&rsquo;Internationale communiste s&rsquo;est donn\u00e9e pour but, clairement et sans \u00e9quivoque, non pas de former de petites sectes communistes cherchant \u00e0 exercer leur influence sur les masses ouvri\u00e8res uniquement par l&rsquo;agitation et la propagande, mais de prendre part \u00e0 la lutte des masses ouvri\u00e8res, de guider cette lutte dans le sens communiste et de constituer dans le processus du combat de grands partis communistes r\u00e9volutionnaires.<\/p> <p class=Texte>D\u00e9j\u00e0 au cours de sa premi\u00e8re ann\u00e9e d&rsquo;existence, l&rsquo;Internationale communiste a r\u00e9pudi\u00e9 les tendances sectaires en prescrivant aux partis affili\u00e9s, si petits fussent-ils, de collaborer aux syndicats, de participer \u00e0 vaincre leur bureaucratie r\u00e9actionnaire de l&rsquo;int\u00e9rieur m\u00eame des syndicats et de les transformer en organisations r\u00e9volutionnaires des masses prol\u00e9tariennes, en instruments de combat. D\u00e8s sa premi\u00e8re ann\u00e9e d&rsquo;existence, l&rsquo;Internationale communiste a prescrit aux Partis communistes de ne pas se renfermer dans des cercles de propagande, mais de se servir pour l&rsquo;\u00e9ducation et l&rsquo;organisation du prol\u00e9tariat, de toutes les possibilit\u00e9s que la constitution de l&rsquo;\u00c9tat bourgeois est oblig\u00e9e de leur laisser ouvertes: libert\u00e9 de la presse, libert\u00e9 de r\u00e9union et d&rsquo;association et toutes les institutions parlementaires bourgeoises, si lamentables soient-elles, pour en faire des armes, des tribunes, des places d&rsquo;armes du communisme. \u00c0 son 2e&nbsp;Congr\u00e8s, l&rsquo;Internationale communiste, dans ses r\u00e9solutions sur la question syndicale et sur l&rsquo;utilisation du parlementarisme, a r\u00e9pudi\u00e9 ouvertement toutes les tendances au sectarisme.<\/p> <p class=Texte>Les exp\u00e9riences de ces deux ans de lutte des Partis communistes ont confirm\u00e9 en tous points la justesse du point de vue de l&rsquo;Internationale communiste. Celle-ci, par sa politique, a amen\u00e9 les ouvriers r\u00e9volutionnaires dans bien des \u00c9tats \u00e0 se s\u00e9parer, non seulement des r\u00e9formistes d\u00e9clar\u00e9s, mais aussi des centristes. D\u00e8s lors que les centristes ont form\u00e9 une Internationale&nbsp;2&nbsp;\u00bd<a name=\"NOT_a\"><\/a><a href=\"#_edn9\" name=\"_ednref9\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[9]<\/span><\/span><\/span><\/a> qui s&rsquo;allie publiquement aux Scheidemann, aux Jouhaux<a href=\"#_edn10\" name=\"_ednref10\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[10]<\/span><\/span><\/span><\/a> et aux Henderson<a href=\"#_edn11\" name=\"_ednref11\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[11]<\/span><\/span><\/span><\/a> sur le terrain de l&rsquo;Internationale Syndicale d&rsquo;Amsterdam<a href=\"#_edn12\" name=\"_ednref12\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[12]<\/span><\/span><\/span><\/a>, le champ de bataille est devenu beaucoup plus clair pour les masses prol\u00e9tariennes, ce qui facilitera les combats \u00e0 venir.<\/p> <p class=Texte>Le communisme allemand, gr\u00e2ce \u00e0 la tactique de l&rsquo;Internationale communiste (action r\u00e9volutionnaire dans les syndicats, lettre ouverte, etc.), d&rsquo;une simple tendance politique qu&rsquo;il \u00e9tait dans les combats de janvier et mars 1919, s&rsquo;est chang\u00e9 en un grand parti des masses r\u00e9volutionnaires. Il a acquis dans les syndicats une influence telle que la bureaucratie syndicale a \u00e9t\u00e9 forc\u00e9 d&rsquo;exclure de nombreux communistes des syndicats par crainte de l&rsquo;influence r\u00e9volutionnaire de leur action syndicale, et de prendre sur elle l&rsquo;odieux de la scission.<\/p> <p class=Texte>En Tch\u00e9coslovaquie, les communistes ont r\u00e9ussi \u00e0 gagner \u00e0 leur cause la majorit\u00e9 des ouvriers organis\u00e9s.<\/p> <p class=Texte>En Pologne, le Parti communiste, gr\u00e2ce surtout \u00e0 son travail de sape dans les syndicats, a su non seulement entrer en contact avec les masses, mais devenir leur guide dans la lutte, malgr\u00e9 les pers\u00e9cutions monstrueuses qui contraignent les organisations communistes \u00e0 une existence absolument clandestine.<\/p> <p class=Texte>En France, les communistes ont conquis la majorit\u00e9 au sein du Parti socialiste.<\/p> <p class=Texte>En Angleterre, le processus de consolidation des groupes communistes sur le terrain des directives tactiques de l&rsquo;Internationale communiste se termine et l&rsquo;influence croissante des communistes oblige les socialistes-tra\u00eetres \u00e0 essayer de rendre impossible aux communistes l&rsquo;entr\u00e9e dans le Labour Party.<\/p> <p class=Texte>Les groupes communistes sectaires par contre (comme le K.A.P.D. etc.), n&rsquo;ont pas rencontr\u00e9 sur leur voie un seul succ\u00e8s. La th\u00e9orie du renforcement du communisme par la propagande et l&rsquo;agitation seules, par la fondation de syndicats communistes distincts, a fait compl\u00e8tement faillite. Nulle part aucun Parti communiste de quelque influence n&rsquo;a pu \u00eatre fond\u00e9 de cette fa\u00e7on.<\/p> <p class=Intertitre2a>4. La situation au sein de l&rsquo;Internationale communiste.<\/p> <p class=Texte>[&#8230;]<\/p> <p class=Intertitre2a>5.&nbsp;Combats et revendications partiels<\/p> <p class=Texte>Les Partis communistes ne peuvent se d\u00e9velopper que dans la lutte. M\u00eame les plus petits des partis communistes ne doivent pas se borner \u00e0 la simple propagande et \u00e0 l&rsquo;agitation. Ils doivent constituer, dans toutes les organisations de masses du prol\u00e9tariat, l&rsquo;avant-garde qui montre aux masses retardataires, h\u00e9sitantes &#8209;&nbsp;en formulant pour elles des buts concrets de combat, en les incitant \u00e0 lutter pour r\u00e9clamer leur besoins vitaux&nbsp;&#8209; comment il faut mener la bataille et qui par l\u00e0 leur r\u00e9v\u00e8le la tra\u00eetrise de tous les partis non communistes. C&rsquo;est seulement \u00e0 condition de savoir se mettre \u00e0 la t\u00eate du prol\u00e9tariat dans tous ses combats, et de provoquer ces combats, que les partis communistes peuvent gagner effectivement les grandes masses prol\u00e9tariennes \u00e0 la lutte pour la dictature.<\/p> <p class=Texte>Toute l&rsquo;agitation et la propagande, toute l&rsquo;action du Parti communiste doivent \u00eatre p\u00e9n\u00e9tr\u00e9es de ce sentiment que, sur le terrain du capitalisme, aucune am\u00e9lioration durable de la situation de la masse du prol\u00e9tariat n&rsquo;est possible; que seul le renversement de la bourgeoisie et la destruction de l&rsquo;\u00c9tat capitaliste permettront de travailler \u00e0 am\u00e9liorer la situation de la classe ouvri\u00e8re et \u00e0 restaurer l&rsquo;\u00e9conomie nationale ruin\u00e9e par le capitalisme.<\/p> <p class=Texte>Mais ce sentiment ne doit pas nous faire renoncer \u00e0 combattre pour les revendications vitales actuelles et imm\u00e9diates du prol\u00e9tariat, en attendant qu&rsquo;il soit en \u00e9tat de les d\u00e9fendre par sa dictature. La social-d\u00e9mocratie qui, maintenant, au moment o\u00f9 le capitalisme n&rsquo;est plus en \u00e9tat d&rsquo;assurer aux ouvriers m\u00eame une existence d&rsquo;esclaves rassasi\u00e9s, pr\u00e9sente le vieux programme social-d\u00e9mocrate des r\u00e9formes pacifiques, r\u00e9formes qui doivent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es par la voie pacifique sur le terrain et dans le cadre du capitalisme en faillite, cette social-d\u00e9mocratie trompe sciemment les masses ouvri\u00e8res. Non seulement le capitalisme, pendant la p\u00e9riode de sa dislocation, n&rsquo;est pas capable d&rsquo;assurer aux ouvriers des conditions d&rsquo;existence quelque peu humaines, mais encore les social-d\u00e9mocrates, les r\u00e9formistes de tous les pays prouvent chaque jour qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas la moindre intention de mener le moindre combat pour la plus modeste des revendications contenues dans leur propre programme.<\/p> <p class=Texte>Revendiquer la socialisation ou la nationalisation des plus importantes branches d&rsquo;industrie, comme le font les partis centristes, c&rsquo;est encore tromper les masses populaires. Les centristes n&rsquo;ont pas seulement induit les masses en erreur en cherchant \u00e0 les persuader que la socialisation peut arracher des mains du capital les principales branches d&rsquo;industrie sans que la bourgeoisie soit vaincue, ils cherchent encore \u00e0 d\u00e9tourner les ouvriers de la lutte vitale r\u00e9elle pour leurs besoins les plus imm\u00e9diats, en leur faisant esp\u00e9rer une mainmise progressive sur les diverses industries les unes apr\u00e8s les autres, apr\u00e8s quoi commencera la construction &quot;syst\u00e9matique&quot; de l&rsquo;\u00e9difice \u00e9conomique. Ils reviennent ainsi au programme minimum de la social-d\u00e9mocratie, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 la r\u00e9forme du capitalisme, qui est aujourd&rsquo;hui une v\u00e9ritable duperie contre-r\u00e9volutionnaire.<\/p> <p class=Texte>Si dans ce programme de nationalisation, par exemple de l&rsquo;industrie du charbon, l&rsquo;id\u00e9e lassalienne joue encore un r\u00f4le pour fixer toutes les \u00e9nergies du prol\u00e9tariat sur une revendication unique, pour en faire un levier d&rsquo;action r\u00e9volutionnaire conduisant par son d\u00e9veloppement \u00e0 la lutte pour le pouvoir, dans ce cas nous avons affaire \u00e0 une r\u00eaverie de songe-creux: la classe ouvri\u00e8re souffre aujourd&rsquo;hui dans tous les \u00c9tats capitalistes de fl\u00e9aux si nombreux et si effroyables qu&rsquo;il est impossible de combattre toutes ces charges \u00e9crasantes et ces coups en poursuivant un objet trop subtil tout \u00e0 fait imaginaire. Il faut au contraire prendre chaque besoin des masses comme point de d\u00e9part de luttes r\u00e9volutionnaires qui, dans leur ensemble, pourront constituer le courant puissant de la r\u00e9volution sociale. Les Partis communistes ne mettent en avant pour ce combat aucun programme minimum tendant \u00e0 fortifier et \u00e0 am\u00e9liorer l&rsquo;\u00e9difice vacillant du capitalisme. La ruine de cet \u00e9difice reste leur but directeur, leur t\u00e2che actuelle. Mais pour remplir cette t\u00e2che, les Partis communistes doivent \u00e9mettre des revendications dont la r\u00e9alisation constitue une n\u00e9cessit\u00e9 imm\u00e9diate et urgente pour la classe ouvri\u00e8re et ils doivent d\u00e9fendre ces revendications dans la lutte des masses, sans s&rsquo;inqui\u00e9ter de savoir si elles sont compatibles ou non avec l&rsquo;exploitation usuraire de la classe capitaliste.<\/p> <p class=Texte>Les Partis communistes doivent prendre en consid\u00e9ration non pas les capacit\u00e9s d&rsquo;existence et de concurrence de l&rsquo;industrie capitaliste, non pas la force de r\u00e9sistance des finances capitalistes, mais l&rsquo;\u00e9tendue de la mis\u00e8re que le prol\u00e9tariat ne peut pas et ne doit pas supporter. Si ces revendications r\u00e9pondent aux besoins vitaux des larges masses prol\u00e9tariennes, si ces masses sont p\u00e9n\u00e9tr\u00e9es du sentiment que sans la r\u00e9alisation de ces revendications leur existence est impossible, alors la lutte pour ces revendications deviendra le point de d\u00e9part de la lutte pour le pouvoir. A la place du programme minimum des r\u00e9formistes et des centristes, l&rsquo;Internationale communiste met la lutte pour les besoins concrets du prol\u00e9tariat, pour un syst\u00e8me de revendications qui dans leur ensemble d\u00e9molissent la puissance de la bourgeoisie, organisent le prol\u00e9tariat et constituent les \u00e9tapes de la lutte pour la dictature prol\u00e9tarienne et dont chacune en particulier donne son expression \u00e0 un besoin des larges masses, m\u00eame si ces masses ne se placent pas encore consciemment sur le terrain de la dictature du prol\u00e9tariat.<\/p> <p class=Texte>Dans la mesure o\u00f9 la lutte pour ces revendications embrasse et mobilise des masses de plus en plus grandes, dans la mesure o\u00f9 cette lutte oppose les besoins vitaux des masses aux besoins vitaux de la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste, la classe ouvri\u00e8re prendra conscience de cette v\u00e9rit\u00e9 que si elle veut vivre, le capitalisme doit mourir. Cette constatation fera na\u00eetre en elle la volont\u00e9 de combattre pour la dictature. C&rsquo;est la t\u00e2che des Partis communistes d&rsquo;\u00e9largir les luttes qui se d\u00e9veloppent au nom de ces revendications concr\u00e8tes, de les approfondir et de les relier entre elles. Toute action partielle entreprise par les masses ouvri\u00e8res pour des revendications partielles, toute gr\u00e8ve \u00e9conomique s\u00e9rieuse, provoque imm\u00e9diatement la mobilisation de toute la bourgeoisie pour prot\u00e9ger ceux des entrepreneurs qui sont menac\u00e9s, et pour rendre impossible toute victoire, ne f\u00fbt-ce que partielle du prol\u00e9tariat (Secours technique des briseurs de gr\u00e8ves bourgeois pendant la gr\u00e8ve des cheminots anglais, fascistes). La bourgeoisie mobilise \u00e9galement tout le m\u00e9canisme de l&rsquo;\u00c9tat pour combattre les ouvriers (militarisation des ouvriers en Pologne, lois d&rsquo;exception pendant la gr\u00e8ve des mineurs en Angleterre). Les ouvriers qui luttent pour leurs revendications partielles sont entra\u00een\u00e9s automatiquement \u00e0 combattre toute la bourgeoisie et son appareil d&rsquo;\u00c9tat. Dans la mesure o\u00f9 les luttes pour des revendications partielles, o\u00f9 les luttes partielles des divers groupes d&rsquo;ouvriers grandissent en une lutte g\u00e9n\u00e9rale de la classe ouvri\u00e8re contre le capitalisme, le Parti communiste a le devoir de proposer des mots d&rsquo;ordre plus \u00e9lev\u00e9s et plus g\u00e9n\u00e9raux, jusque et y compris celui du renversement direct de l&rsquo;adversaire.<\/p> <p class=Texte>En \u00e9tablissant leurs revendications partielles, les partis communistes doivent veiller \u00e0 ce que ces revendications, ayant leur attache dans les besoins des larges masses, ne se bornent pas \u00e0 entra\u00eener ces masses dans la lutte, mais par elles-m\u00eames soient de nature \u00e0 les organiser.<\/p> <p class=Texte>Tous les mots d&rsquo;ordre concrets ayant leur source dans les besoins \u00e9conomiques des masses ouvri\u00e8res doivent \u00eatre introduits dans le plan de la lutte pour le contr\u00f4le ouvrier, qui ne sera pas un syst\u00e8me d&rsquo;organisation bureaucratique de l&rsquo;\u00e9conomie nationale sous le r\u00e9gime du capitalisme, mais la lutte contre le capitalisme men\u00e9e par les soviets industriels et les syndicats r\u00e9volutionnaires. Ce n&rsquo;est que par la construction d&rsquo;organisations industrielles de cette sorte, ce n&rsquo;est que par leur liaison en branches d&rsquo;industrie et en centres industriels, que la lutte des masses ouvri\u00e8res pourra acqu\u00e9rir une unit\u00e9 organique, qu&rsquo;une opposition pourra \u00eatre faite \u00e0 la division des masses par la social-d\u00e9mocratie et par les chefs syndicaux. Les soviets industriels accompliront cette t\u00e2che seulement s&rsquo;ils prennent naissance dans la lutte pour des buts \u00e9conomiques communs aux plus larges masses des ouvriers, seulement s&rsquo;ils cr\u00e9ent la liaison entre toutes les parties r\u00e9volutionnaires du prol\u00e9tariat: le Parti communiste, les ouvriers r\u00e9volutionnaires et les syndicats en voie de d\u00e9veloppement r\u00e9volutionnaire.<\/p> <p class=Texte>Toute objection contre l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation de revendications partielles de ce genre, toute accusation de r\u00e9formisme sous pr\u00e9texte de ces luttes partielles, d\u00e9coulent de cette m\u00eame incapacit\u00e9 \u00e0 comprendre les conditions vivantes de l&rsquo;action r\u00e9volutionnaire qui s&rsquo;est manifest\u00e9e d\u00e9j\u00e0 dans l&rsquo;opposition de certains groupes communistes \u00e0 la participation aux syndicats et \u00e0 l&rsquo;utilisation du parlementarisme. Il ne s&rsquo;agit point de se borner \u00e0 pr\u00eacher toujours au prol\u00e9tariat les buts finaux, mais de faire progresser une lutte concr\u00e8te, qui seule peut le conduire \u00e0 lutter pour ces buts finaux. \u00c0 quel point les objections contre les revendications partielles sont d\u00e9nu\u00e9es de base et \u00e9trang\u00e8res aux exigences de la vie r\u00e9volutionnaire, cela ressort surtout du fait que m\u00eame les petites organisations fond\u00e9es par les communistes dits de gauche, comme asiles de la pure doctrine, ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9es de mettre en avant des revendications partielles, quand elles ont voulu essayer d&rsquo;entra\u00eener dans la lutte des masses ouvri\u00e8res plus nombreuses que celles qui se groupent autour d&rsquo;elles ou quand elles veulent prendre part aux luttes des grandes masses populaires pour pouvoir y exercer leur influence.<\/p> <p class=Texte>La nature r\u00e9volutionnaire de l&rsquo;\u00e9poque actuelle consiste pr\u00e9cis\u00e9ment en ceci que les conditions d&rsquo;existence les plus modestes des masses ouvri\u00e8res sont incompatibles avec l&rsquo;existence de la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste, et que pour cette raison la lutte m\u00eame pour les revendications les plus modestes prend les proportions d&rsquo;une lutte pour le communisme.<\/p> <p class=Texte>Tandis que les capitalistes profitent de l&rsquo;arm\u00e9e toujours croissante des sans-travail pour exercer une pression sur le travail organis\u00e9 en vue d&rsquo;une r\u00e9duction des salaires, les social-d\u00e9mocrates, les Ind\u00e9pendants et les chefs officiels des syndicats se d\u00e9tournent l\u00e2chement des sans-travail, les consid\u00e8rent simplement comme sujets de la bienfaisance gouvernementale et syndicale et les caract\u00e9risent politiquement comme un lumpenprol\u00e9tariat. Les communistes doivent se rendre clairement compte que dans les conditions actuelles l&rsquo;arm\u00e9e des sans-travail constitue un facteur r\u00e9volutionnaire d&rsquo;une valeur colossale. La direction de cette arm\u00e9e doit \u00eatre prise par les communistes. Par la pression exerc\u00e9e par les sans-travail sur les syndicats, les communistes doivent h\u00e2ter le renouvellement des syndicats, en premier lieu leur lib\u00e9ration de l&rsquo;influence des chefs tra\u00eetres. Le parti communiste, en unissant les sans-travail \u00e0 l&rsquo;avant-garde du prol\u00e9tariat dans la lutte pour la r\u00e9volution socialiste, retiendra les \u00e9l\u00e9ments les plus r\u00e9volutionnaires et les plus impatients des sans-travail d&rsquo;actes d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s isol\u00e9s et rendra capable toute la masse d&rsquo;appuyer dans des conditions favorables l&rsquo;attaque commenc\u00e9e par un groupe de prol\u00e9taires, de d\u00e9velopper ce conflit au-del\u00e0 des cadres donn\u00e9s, d&rsquo;en faire le point de d\u00e9part d&rsquo;une offensive d\u00e9cid\u00e9e; en un mot il transformera toute cette masse et, d&rsquo;une arm\u00e9e de r\u00e9serve de l&rsquo;industrie, il en fera une arm\u00e9e active de la r\u00e9volution.<\/p> <p class=Texte>En prenant avec la plus grande \u00e9nergie la d\u00e9fense de cette cat\u00e9gorie d&rsquo;ouvriers, en descendant dans les profondeurs de la classe ouvri\u00e8re, les partis communistes ne repr\u00e9sentent pas les int\u00e9r\u00eats d&rsquo;une couche ouvri\u00e8re contre une autre, ils repr\u00e9sentent ainsi l&rsquo;int\u00e9r\u00eat commun de la classe ouvri\u00e8re, trahi par les chefs contre-r\u00e9volutionnaires, au profit des int\u00e9r\u00eats momentan\u00e9s de l&rsquo;aristocratie ouvri\u00e8re: plus large est la couche de sans-travail et de travailleurs \u00e0 temps r\u00e9duit, et plus son int\u00e9r\u00eat se transforme en l&rsquo;int\u00e9r\u00eat commun de la classe ouvri\u00e8re, plus les int\u00e9r\u00eats passagers de l&rsquo;aristocratie ouvri\u00e8re doivent \u00eatre subordonn\u00e9s \u00e0 ces int\u00e9r\u00eats communs. Le point de vue qui s&rsquo;appuie sur les int\u00e9r\u00eats de l&rsquo;aristocratie ouvri\u00e8re pour les retourner comme une arme contre les sans-travail ou pour abandonner ces derniers \u00e0 leur sort d\u00e9chire la classe ouvri\u00e8re et est en fait contre-r\u00e9volutionnaire. Le Parti communiste, comme repr\u00e9sentant de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral de la classe ouvri\u00e8re, ne saurait se borner \u00e0 reconna\u00eetre et \u00e0 faire valoir par la propagande cet int\u00e9r\u00eat commun. il ne peut repr\u00e9senter efficacement cet int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;en menant dans certaines circonstances le gros m\u00eame de la masse ouvri\u00e8re la plus opprim\u00e9e et la plus appauvrie au combat contre la r\u00e9sistance de l&rsquo;aristocratie ouvri\u00e8re.<\/p> <p class=Intertitre2a>6.&nbsp;La pr\u00e9paration de la lutte<\/p> <p class=Texte>Le caract\u00e8re de la p\u00e9riode de transition fait un devoir \u00e0 tous les partis communistes d&rsquo;\u00e9lever au plus haut point leur esprit de combativit\u00e9. Chaque combat isol\u00e9 peut aboutir \u00e0 un combat pour le pouvoir. Le Parti ne peut acqu\u00e9rir ce mordant n\u00e9cessaire que s&rsquo;il donne \u00e0 l&rsquo;ensemble de sa propagande le caract\u00e8re d&rsquo;une attaque passionn\u00e9e contre la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste, s&rsquo;il sait dans cette agitation se lier aux plus larges masses du peuple, s&rsquo;il sait leur parler de fa\u00e7on qu&rsquo;elles puissent acqu\u00e9rir la conviction d&rsquo;\u00eatre sous la direction d&rsquo;une avant-garde luttant effectivement pour le pouvoir. Les organes et les manifestes du Parti communiste ne doivent pas \u00eatre des publications acad\u00e9miques qui cherchent \u00e0 prouver th\u00e9oriquement la justesse du communisme; ils doivent \u00eatre des cris d&rsquo;appel \u00e0 la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne. L&rsquo;action des communistes dans les parlements ne doit pas tendre \u00e0 discuter avec l&rsquo;ennemi ou \u00e0 le persuader, mais \u00e0 le d\u00e9masquer sans r\u00e9serve et sans merci, \u00e0 d\u00e9masquer les agents de la bourgeoisie, \u00e0 secouer la volont\u00e9 de combat des masses ouvri\u00e8res et \u00e0 amener les couches petites-bourgeoises, semi-prol\u00e9tariennes du peuple \u00e0 se joindre au prol\u00e9tariat. Notre travail d&rsquo;organisation dans les syndicats comme dans les Partis ne doit pas viser \u00e0 une construction m\u00e9canique, \u00e0 une augmentation num\u00e9rique de nos rangs; il doit \u00eatre p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 du sentiment des luttes prochaines. Ce n&rsquo;est que lorsque le Parti, dans toutes ses manifestations de vie et dans toutes ses formes d&rsquo;organisation, sera la volont\u00e9 de combat faite corps, qu&rsquo;il sera en mesure d&rsquo;accomplir sa mission dans les moments o\u00f9 les conditions n\u00e9cessaires \u00e0 de plus grandes actions combatives seront r\u00e9unies.<\/p> <p class=Texte>L\u00e0 o\u00f9 le Parti communiste repr\u00e9sente une force massive, o\u00f9 son influence s&rsquo;\u00e9tend au-del\u00e0 des cadres de ses organisations propres de Parti, sur les larges masses ouvri\u00e8res, il a le devoir d&rsquo;inciter par l&rsquo;action les masses ouvri\u00e8res au combat. De grands Partis de masses ne sauraient se contenter de critiquer la carence d&rsquo;autres Partis et d&rsquo;opposer les revendications communistes aux leurs. C&rsquo;est sur eux, en tant que partis des masses, que repose la responsabilit\u00e9 du d\u00e9veloppement de la r\u00e9volution. L\u00e0 o\u00f9 la situation des masses ouvri\u00e8res devient de plus en plus intol\u00e9rable, les Partis communistes doivent tout essayer pour porter les masses ouvri\u00e8res \u00e0 d\u00e9fendre leurs int\u00e9r\u00eats par la lutte. En pr\u00e9sence de ce fait qu&rsquo;en Europe Occidentale et en Am\u00e9rique, o\u00f9 les masses ouvri\u00e8res sont organis\u00e9es en syndicats et en partis politiques, o\u00f9 par cons\u00e9quent on ne saurait compter jusqu&rsquo;\u00e0 nouvel ordre sur des mouvements spontan\u00e9s que dans des cas tr\u00e8s rares, les Partis communistes ont le devoir, en usant de toute leur influence dans les syndicats, en augmentant leur pression sur les autres Partis qui s&rsquo;appuient sur les masses ouvri\u00e8res, de chercher \u00e0 obtenir un d\u00e9clenchement g\u00e9n\u00e9ral du combat pour les int\u00e9r\u00eats imm\u00e9diats du prol\u00e9tariat, et si les Partis non communistes sont contraints de participer \u00e0 ce combat, la t\u00e2che des communistes consiste \u00e0 pr\u00e9parer d&rsquo;avance les masses ouvri\u00e8res \u00e0 une trahison possible de la part de Partis non communistes pendant l&rsquo;une des phases ult\u00e9rieures du combat, \u00e0 tendre le plus possible la situation et \u00e0 l&rsquo;aggraver afin d&rsquo;\u00eatre capable de continuer le combat, le cas \u00e9ch\u00e9ant, sans les autres Partis (voir la lettre ouverte du V.K.P.D.<a href=\"#_edn13\" name=\"_ednref13\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[13]<\/span><\/span><\/span><\/a>, qui peut servir de point de d\u00e9part exemplaire pour d&rsquo;autres actions). Si la pression du Parti communiste dans les syndicats et dans la presse ne suffit pas pour entra\u00eener le prol\u00e9tariat au combat sur un front unique, c&rsquo;est alors le devoir du Parti communiste d&rsquo;essayer d&rsquo;entra\u00eener tout seul de grandes fractions des masses ouvri\u00e8res. Cette politique ind\u00e9pendante consistant \u00e0 faire d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats vitaux du prol\u00e9tariat par sa fraction la plus consciente et la plus active ne sera couronn\u00e9e de succ\u00e8s, ne r\u00e9ussira \u00e0 secouer les masses retardataires que si les buts du combat d\u00e9coulant de la situation concr\u00e8te, sont compr\u00e9hensibles aux larges masses, et si ces masses voient dans ces buts leurs buts propres, tout en n&rsquo;\u00e9tant pas encore capables de combattre pour eux.<\/p> <p class=Texte>Le Parti communiste ne doit cependant pas se borner \u00e0 d\u00e9fendre le prol\u00e9tariat contre les dangers qui le menacent, \u00e0 parer les coups destin\u00e9s aux masses ouvri\u00e8res. Le Parti communiste est, dans la p\u00e9riode de la r\u00e9volution mondiale, de par son essence m\u00eame, un Parti d&rsquo;attaque, un Parti d&rsquo;assaut contre la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste; il a pour devoir, d\u00e8s qu&rsquo;une lutte d\u00e9fensive prend contre la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste, de la profondeur et de l&rsquo;ampleur, de l&rsquo;agrandir en une offensive. Le Parti a de plus le devoir de tout faire pour conduire d&#8217;embl\u00e9e les masses ouvri\u00e8res \u00e0 cette offensive, l\u00e0 o\u00f9 les conditions favorables sont donn\u00e9es.<\/p> <p class=Texte>Celui qui s&rsquo;oppose en principe \u00e0 la politique de l&rsquo;offensive contre la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste viole les directives du communisme.<\/p> <p class=Texte>Ces conditions consistent premi\u00e8rement dans l&rsquo;exasp\u00e9ration des combats dans le camp de la bourgeoisie elle-m\u00eame, dans le cadre national et international. Si les luttes intestines au sein de la bourgeoisie ont pris une proportion telle qu&rsquo;on peut pr\u00e9voir que la classe ouvri\u00e8re aura affaire \u00e0 des forces adverses fractionn\u00e9es et coup\u00e9es, le Parti doit prendre l&rsquo;initiative, apr\u00e8s une minutieuse pr\u00e9paration dans le domaine politique et si possible dans celui de l&rsquo;organisation int\u00e9rieure, de conduire les masses au combat.<\/p> <p class=Texte>La deuxi\u00e8me condition pour des sorties, des attaques offensives sur un large front, c&rsquo;est la grande fermentation existant dans les cat\u00e9gories d\u00e9terminantes de la classe ouvri\u00e8re, fermentation qui permet de pr\u00e9voir que la classe ouvri\u00e8re sera pr\u00eate \u00e0 lutter sur tout le front contre le gouvernement capitaliste. S&rsquo;il est indispensable, lorsque le mouvement s&rsquo;accro\u00eet en \u00e9tendue, d&rsquo;accentuer les mots d&rsquo;ordre du combat, c&rsquo;est \u00e9galement un devoir pour les dirigeants communistes du combat, au cas o\u00f9 le mouvement prendrait une allure r\u00e9trograde, de retirer de la bataille les masses combattantes avec le maximum d&rsquo;ordre et de coh\u00e9sion.<\/p> <p class=Texte>La question de savoir si le Parti communiste doit employer l&rsquo;offensive ou la d\u00e9fensive d\u00e9pend des circonstances concr\u00e8tes. L&rsquo;essentiel est qu&rsquo;il soit p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 d&rsquo;un esprit combatif, qu&rsquo;il triomphe de cette passivit\u00e9 centriste, qui fait n\u00e9cessairement \u00e9chouer m\u00eame la propagande du parti dans la routine semi-r\u00e9formiste. Cette disposition constante au combat, doit constituer la caract\u00e9ristique des grands partis communistes, non seulement parce que sur eux, en tant que partis de masses, repose la charge du combat, mais encore en raison de l&rsquo;ensemble de la situation actuelle: d\u00e9sagr\u00e9gation du capitalisme et paup\u00e9risation croissante des masses. Il faut r\u00e9duire cette p\u00e9riode de d\u00e9sagr\u00e9gation, si l&rsquo;on ne veut pas que toutes les bases mat\u00e9rielles du communisme soient an\u00e9anties et que toute l&rsquo;\u00e9nergie des masses ouvri\u00e8res soit d\u00e9truite, pendant cette p\u00e9riode.<\/p> <p class=Intertitre2a>7.&nbsp;Les enseignements de l&rsquo;action de mars<\/p> <p class=Texte>[&#8230;]<\/p> <p class=Intertitre2a>8.&nbsp;Formes et m\u00e9thodes du combat direct<\/p> <p class=Texte>Les formes et m\u00e9thodes du combat, ses proportions, de m\u00eame que la question de l&rsquo;offensive ou de la d\u00e9fensive, d\u00e9pendent de certaines conditions que l&rsquo;on ne saurait arbitrairement cr\u00e9er. Les exp\u00e9riences pr\u00e9c\u00e9dentes de la r\u00e9volution ont montr\u00e9 diff\u00e9rentes formes d&rsquo;actions partielles:<\/p> <p class=Texte>1)&nbsp;Actions partielles de couches isol\u00e9es du prol\u00e9tariat (action des mineurs, des cheminots, etc. en Allemagne, en Angleterre, des ouvriers agricoles, etc.).<\/p> <p class=Texte>2)&nbsp;Actions partielles de l&rsquo;ensemble des ouvriers pour des buts limit\u00e9s (l&rsquo;action pendant les journ\u00e9es de Kapp<a href=\"#_edn14\" name=\"_ednref14\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[14]<\/span><\/span><\/span><\/a>, l&rsquo;action des mineurs anglais contre l&rsquo;intervention militaire du gouvernement anglais pendant la guerre russo-polonaise).<\/p> <p class=Texte>Au point de vue territorial, ces luttes partielles peuvent embrasser des r\u00e9gions isol\u00e9es, des pays entiers ou plusieurs pays \u00e0 la fois.<\/p> <p class=Texte>L&rsquo;action de mars fut une lutte h\u00e9ro\u00efque men\u00e9e par des centaines de milliers de prol\u00e9taires contre la bourgeoisie. Et en se mettant vigoureusement \u00e0 la t\u00eate de la d\u00e9fense des ouvriers de l&rsquo;Allemagne Centrale, le Parti communiste Unifi\u00e9 d&rsquo;Allemagne prouve qu&rsquo;il est r\u00e9ellement le parti du prol\u00e9tariat r\u00e9volutionnaire allemand.<\/p> <p class=Texte>Toutes ces formes de combat sont destin\u00e9es au cours de la r\u00e9volution dans chaque pays \u00e0 se succ\u00e9der les unes aux autres \u00e0 plusieurs reprises. Le parti communiste ne peut \u00e9videmment pas se refuser \u00e0 des actions partielles territorialement limit\u00e9es, mais ses efforts doivent tendre \u00e0 transformer tout combat local plus important en une lutte g\u00e9n\u00e9rale du prol\u00e9tariat. De m\u00eame qu&rsquo;il a le devoir, pour d\u00e9fendre les ouvriers combattants d&rsquo;une branche d&rsquo;industrie, d&rsquo;appeler \u00e0 la rescousse, si possible, la classe ouvri\u00e8re tout enti\u00e8re, de m\u00eame il est oblig\u00e9, pour d\u00e9fendre les ouvriers combattant sur un point donn\u00e9, de mettre sur pied, autant que possible, les ouvriers des autres centres industriels. L&rsquo;exp\u00e9rience de la r\u00e9volution montre que plus le champ de bataille est grand et plus grandes sont les perspectives de victoire. La bourgeoisie, dans sa lutte contre la r\u00e9volution mondiale qui se d\u00e9veloppe, s&rsquo;appuie d&rsquo;une part sur les organisations de gardes-blancs, d&rsquo;autre part sur l&rsquo;\u00e9miettement effectif de la classe ouvri\u00e8re, sur la lenteur r\u00e9elle du front prol\u00e9tarien \u00e0 se former. Plus grandes sont les masses du prol\u00e9tariat qui entrent en lice, plus grand est le champ de bataille &#8209;&nbsp;et plus l&rsquo;ennemi devra diviser et diss\u00e9miner ses forces. M\u00eame si les autres parties de la classe ouvri\u00e8re accourant au secours d&rsquo;une partie du prol\u00e9tariat en mauvaise posture ne sont pas capables pour le moment d&rsquo;engager tout l&rsquo;ensemble de leurs forces pour la soutenir, leur seule intervention oblige les capitalistes \u00e0 diviser leurs forces militaires, car ils ne peuvent pas savoir quelle \u00e9tendue et quel mordant prendra la participation au combat du reste du prol\u00e9tariat.<\/p> <p class=Texte>Au cours de l&rsquo;ann\u00e9e pass\u00e9e, pendant laquelle nous remarquons une offensive de plus en plus arrogante du capital contre le travail, nous voyons en m\u00eame temps dans tous les pays la bourgeoisie, non contente du travail de ses organes politiques, cr\u00e9er des organisations de gardes-blancs, l\u00e9gales ou semi-l\u00e9gales, mais toujours sous la protection de l&rsquo;\u00c9tat et qui jouent un r\u00f4le d\u00e9terminant dans tout grand choc \u00e9conomique et politique.<\/p> <p class=Texte>En Allemagne, c&rsquo;est l&rsquo;Orgesch<a href=\"#_edn15\" name=\"_ednref15\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[15]<\/span><\/span><\/span><\/a>, soutenue par le gouvernement et comprenant les partis de toutes nuances depuis Stinnes jusqu&rsquo;\u00e0 Scheidemann.<\/p> <p class=Texte>En Italie, ce sont les fascistes, dont les prouesses h\u00e9ro\u00efques de bandits ont modifi\u00e9 l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit de la bourgeoisie et cr\u00e9e l&rsquo;illusion d&rsquo;une transformation compl\u00e8te du rapport entre les forces politiques.<\/p> <p class=Texte>En Angleterre, le gouvernement de Lloyd George<a href=\"#_edn16\" name=\"_ednref16\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[16]<\/span><\/span><\/span><\/a>, pour s&rsquo;opposer au danger gr\u00e9viste, s&rsquo;adressa aux volontaires, dont la t\u00e2che consiste \u00e0 \u00ab prot\u00e9ger la propri\u00e9t\u00e9 et la libert\u00e9 du travail \u00bb, tant\u00f4t par le remplacement des gr\u00e9vistes et tant\u00f4t par la destruction de leurs organisations.<\/p> <p class=Texte>En France, le journal semi-officiel &quot;Le Temps&quot;, inspir\u00e9 par la clique Millerand<a href=\"#_edn17\" name=\"_ednref17\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[17]<\/span><\/span><\/span><\/a>, m\u00e8ne une propagande \u00e9nergique en faveur du d\u00e9veloppement des &quot;ligues civiques&quot; d\u00e9j\u00e0 existantes et de l&rsquo;implantation des m\u00e9thodes fascistes sur le sol fran\u00e7ais.<\/p> <p class=Texte>Les organisations de briseurs de gr\u00e8ves et d&rsquo;assassins qui ont de tout temps compl\u00e9t\u00e9 le r\u00e9gime de libert\u00e9 am\u00e9ricaine ont eu un organe dirigeant sous la forme de la L\u00e9gion Am\u00e9ricaine qui subsiste apr\u00e8s la guerre.<\/p> <p class=Texte>La bourgeoisie qui compte sur sa force et qui se vante de sa solidit\u00e9 sait parfaitement, dans la personne de ses gouvernants, qu&rsquo;elle n&rsquo;obtient ainsi qu&rsquo;un moment de r\u00e9pit et que dans les conditions actuelles toute grande gr\u00e8ve a tendance \u00e0 se transformer en guerre civile et en lutte imm\u00e9diate pour le pouvoir.<\/p> <p class=Texte>Dans la lutte du prol\u00e9tariat contre l&rsquo;offensive du capital, c&rsquo;est le devoir des communistes non seulement de prendre les premi\u00e8res places et d&rsquo;instruire les combattants \u00e0 comprendre les buts essentiels \u00e0 r\u00e9aliser par la r\u00e9volution, mais encore de s&rsquo;appuyer sur les \u00e9l\u00e9ments les meilleurs et les plus actifs dans les entreprises et les syndicats pour cr\u00e9er leur propre troupe ouvri\u00e8re et leurs propres organisations de combat pour opposer r\u00e9sistance aux fascistes et faire perdre \u00e0 la jeunesse dor\u00e9e de la bourgeoisie l&rsquo;habitude d&rsquo;insulter les gr\u00e9vistes.<\/p> <p class=Texte>En raison de l&rsquo;importance exceptionnelle des troupes d&rsquo;attaque contre-r\u00e9volutionnaires, le parti communiste. les noyaux communistes dans les syndicats, doivent attacher la plus grande attention \u00e0 la question du service de liaison et d&rsquo;instruction, de la surveillance constante \u00e0 exercer sur les organes de lutte, sur les forces des gardes-blancs, ses \u00c9tats-majors, ses d\u00e9p\u00f4ts d&rsquo;armes, la liaison de ses cadres avec la police, avec la presse et les partis politiques, et de la pr\u00e9paration pr\u00e9alable de toutes les particularit\u00e9s n\u00e9cessaires pour la d\u00e9fense et pour la contre-attaque.<\/p> <p class=Texte>Le parti communiste doit de cette fa\u00e7on inculquer aux plus larges couches du prol\u00e9tariat, par le fait et par la parole, l&rsquo;id\u00e9e que tout conflit \u00e9conomique ou politique peut, en cas d&rsquo;un concours favorable de circonstances, se transformer en guerre civile, au cours de laquelle ce sera la t\u00e2che du prol\u00e9tariat de s&#8217;emparer du pouvoir politique.<\/p> <p class=Texte>Le Parti communiste, en pr\u00e9sence des actes de terreur blanche et de la rage de l&rsquo;ignoble caricature de justice des bancs, doit maintenir constamment dans le prol\u00e9tariat cette id\u00e9e qu&rsquo;il ne doit pas, au moment du soul\u00e8vement, se laisser tromper par les appels de l&rsquo;adversaire \u00e0 la douceur, mais, au contraire, par des actes de juridiction populaire organis\u00e9e, fournir une expression \u00e0 la justice prol\u00e9tarienne et r\u00e9gler ses comptes avec les bourreaux de sa classe. Mais dans les moments o\u00f9 le prol\u00e9tariat n&rsquo;est encore qu&rsquo;au d\u00e9but de la t\u00e2che, quand il s&rsquo;agit encore de le mobiliser par l&rsquo;agitation, par les campagnes politiques, par les gr\u00e8ves, l&rsquo;usage des armes et les actes de sabotage ne sont utiles que lorsqu&rsquo;ils servent \u00e0 emp\u00eacher des transports de troupes contre les masses prol\u00e9tariennes combattantes ou \u00e0 arracher \u00e0 l&rsquo;adversaire une position importante dans la lutte directe. Des actes de terrorisme individuel, quoiqu&rsquo;ils doivent \u00eatre grandement appr\u00e9ci\u00e9s comme preuve, comme sympt\u00f4me de l&rsquo;effervescence r\u00e9volutionnaire et si d\u00e9fendables qu&rsquo;ils soient en regard de la loi de lynch de la bourgeoisie et de ses laquais social-d\u00e9mocrates, ne sont cependant susceptibles en aucune fa\u00e7on d&rsquo;\u00e9lever le degr\u00e9 d&rsquo;organisation et les dispositions combatives du prol\u00e9tariat, car ils \u00e9veillent dans les masses l&rsquo;illusion que des actes h\u00e9ro\u00efques isol\u00e9s peuvent suppl\u00e9er \u00e0 la lutte r\u00e9volutionnaire du prol\u00e9tariat.<\/p> <p class=Intertitre2a>9.&nbsp;L&rsquo;attitude \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des couches moyennes du prol\u00e9tariat<\/p> <p class=Texte>En Europe Occidentale, il n&rsquo;y a aucune autre grande classe qui, en dehors du prol\u00e9tariat, puisse \u00eatre un facteur d\u00e9terminant de la r\u00e9volution mondiale, comme ce fut le cas en Russie, o\u00f9 la classe paysanne \u00e9tait destin\u00e9e d&rsquo;avance, gr\u00e2ce \u00e0 la guerre et au manque de terre, \u00e0 \u00eatre un facteur d\u00e9cisif dans le combat r\u00e9volutionnaire, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la classe ouvri\u00e8re.<\/p> <p class=Texte>Mais en Europe Occidentale il y a des parties des paysans, de grandes fractions de la petite bourgeoisie urbaine, une large couche de ce nouveau Tiers-\u00c9tat, comprenant les employ\u00e9s, etc. qui sont plac\u00e9es dans des conditions d&rsquo;existence de plus en plus intol\u00e9rables. Sous la pression du rench\u00e9rissement de la vie, de la crise du logement, de l&rsquo;incertitude de leur situation, ces masses entrent dans une fermentation qui les fait sortir de leur inactivit\u00e9 politique et les entra\u00eene dans le combat entre la r\u00e9volution et la contre-r\u00e9volution. La banqueroute de d&rsquo;imp\u00e9rialisme dans les \u00c9tats vaincus, la banqueroute du pacifisme et des tendances social-r\u00e9formistes dans le camp de la contre-r\u00e9volution d\u00e9clar\u00e9e dans les pays victorieux, poussent une partie de ces couches moyennes dans celui de la r\u00e9volution. Le Parti communiste doit accorder \u00e0 ces couches son attention de tous les instants.<\/p> <p class=Texte>Conqu\u00e9rir le petit paysan aux id\u00e9es du communisme, conqu\u00e9rir et organiser l&rsquo;ouvrier agricole, voil\u00e0 une des conditions pr\u00e9alables les plus essentielles pour la victoire de la dictature prol\u00e9tarienne, car elle permet de transporter la r\u00e9volution des centres industriels dans les campagnes et cr\u00e9e pour elle les points d&rsquo;appui les plus importants pour r\u00e9soudre la question du ravitaillement, qui est la question vitale de la r\u00e9volution.<\/p> <p class=Texte>La conqu\u00eate de cercles assez vastes d&#8217;employ\u00e9s du commerce et de l&rsquo;industrie, de fonctionnaires inf\u00e9rieurs et moyens et d&rsquo;intellectuels faciliterait \u00e0 la dictature du prol\u00e9tariat, pendant l&rsquo;\u00e9poque de transition entre le capitalisme et le communisme, la solution des questions de technique, et d&rsquo;organisation de l&rsquo;industrie, d&rsquo;administration \u00e9conomique et politique. Elle porterait le d\u00e9sarroi dans les rangs de l&rsquo;ennemi et ferait cesser l&rsquo;isolement du prol\u00e9tariat dans l&rsquo;opinion publique.<\/p> <p class=Texte>Les Partis communistes doivent surveiller de la mani\u00e8re la plus attentive la fermentation des couches petites-bourgeoises; ils doivent utiliser ces couches de la mani\u00e8re la plus appropri\u00e9e, m\u00eame si elles ne sont pas encore affranchies des illusions petites-bourgeoises. Ils doivent incorporer les fractions des intellectuels et des employ\u00e9s, affranchis de ces illusions, au front prol\u00e9tarien et les faire servir \u00e0 l&rsquo;entra\u00eenement de masses petites-bourgeoises en fermentation.<\/p> <p class=Texte>La ruine \u00e9conomique et l&rsquo;\u00e9branlement des finances publiques qui en est r\u00e9sult\u00e9 contraignent la bourgeoisie elle-m\u00eame \u00e0 livrer la base de son propre appareil gouvernemental, les fonctionnaires inf\u00e9rieurs et moyens, \u00e0 une paup\u00e9risation croissante. Les mouvements \u00e9conomiques qui se produisent dans ces couches, atteignent directement la charpente de l&rsquo;\u00c9tat bourgeois et m\u00eame si celui-ci est raffermi chaque fois pour un temps, il lui sera non moins impossible d&rsquo;assurer l&rsquo;existence mat\u00e9rielle du prol\u00e9tariat tout en maintenant son syst\u00e8me d&rsquo;exploitation. En prenant la d\u00e9fense des besoins \u00e9conomiques des fonctionnaires moyens et inf\u00e9rieurs avec toute leur force d&rsquo;action et sans \u00e9gards pour l&rsquo;\u00e9tat des finances publiques, les partis communistes accomplissent le travail pr\u00e9liminaire efficace pour la destruction des institutions gouvernementales bourgeoises et pr\u00e9parent les \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;\u00e9difice gouvernemental prol\u00e9tarien.<\/p> <p class=Intertitre2a>10.&nbsp;La coordination internationale de l&rsquo;action<\/p> <p class=Texte>[&#8230;]<\/p> <p class=Intertitre2a>11.&nbsp;L&rsquo;\u00e9croulement des Internationales&nbsp;2 et&nbsp;2&nbsp;\u00bd<\/p> <p class=Texte style='margin-left:1.0cm'>[&#8230;]<\/p> <p class=Texte>&nbsp;<\/p> <p class=Intertitre2a>Notes<\/p> <\/div> <div><br clear=all> <hr align=left size=1 width=\"33%\"> <div id=edn1> <p class=MsoEndnoteText style='margin-top:6.0pt'><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[1]<\/span><\/a>.&nbsp;[321ignition] Sauf indication contraire, les annotations sont ajout\u00e9es par nous.<\/p> <\/div> <div id=edn2> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[2]<\/span><\/a>.&nbsp;Philippe Scheidemann.<\/p> <p class=MsoEndnoteText>En 1883 Scheidemann adh\u00e8re au <span lang=DE>Sozialistische Arbeiterpartei Deutschlands<\/span> (Parti ouvrier socialiste d&rsquo;Allemagne, <span lang=DE>SAPD<\/span>), qui en 1890 adopte le nom de <span lang=DE>Sozialdemokratische Partei Deutschlands<\/span> (Parti social-d\u00e9mocrate d&rsquo;Allemagne, <span lang=DE>SPD<\/span>). En 1917 il devient membre du comit\u00e9 directeur du parti. En octobre 1918, il fait partie du premier gouvernement parlementaire dirig\u00e9 par le prince <span lang=DE>Max von Baden<\/span>. Apr\u00e8s l&rsquo;annonce de l&rsquo;abdication de l&#8217;empereur Wilhelm&nbsp;II il d\u00e9mission de son poste en m\u00eame temps que d&rsquo;autres membres SPD du gouvernement. Du b\u00e2timent de l&rsquo;assembl\u00e9e nationale [Reichstag], il proclame la &quot;r\u00e9publique allemande&quot;. 1918&#8209;1919 il est membre du Conseil des mandat\u00e9s du peuple. En f\u00e9vrier 1920 il constitue le premier gouvernement de la r\u00e9publique, form\u00e9 de SPD, <span lang=DE>Zentrum<\/span><span lang=DE> <\/span>et <span lang=DE>Deutsche Demokratische Partei<\/span> (Parti d\u00e9mocratique allemande, DDP); il d\u00e9missionne cependant en juin parce qu&rsquo;il juge inacceptables les conditions du Trait\u00e9 de Versailles.<\/p> <p class=MsoEndnoteText>Gustav Noske.<\/p> <p class=MsoEndnoteText>En 1884 Noske adh\u00e8re au <span lang=DE>Sozialistische Arbeiterpartei Deutschlands<\/span> (Parti ouvrier socialiste d&rsquo;Allemagne, <span lang=DE>SAPD<\/span>), qui en 1890 adopte le nom de <span lang=DE>Sozialdemokratische Partei Deutschlands<\/span> (Parti social-d\u00e9mocrate d&rsquo;Allemagne, <span lang=DE>SPD<\/span>). De 1906 \u00e0 1918 il est d\u00e9put\u00e9 pour le SPD. En 1914 il publie un livre <span lang=DE>&quot;Kolonialpolitik und Sozialdemokratie&quot;<\/span> (&quot;Politique coloniale et social-d\u00e9mocratie&quot;), favorable \u00e0 la politique coloniale de l&rsquo;Allemagne. Durant la Premi\u00e8re guerre mondiale il soutient la position de d\u00e9fense nationale. En d\u00e9cembre 1918, il devient membre du Conseil des mandat\u00e9s du peuple. En janvier 1919 il dirige l&rsquo;\u00e9crasement, avec le concours de corps francs, de la tentative d&rsquo;insurrection r\u00e9volutionnaire. En f\u00e9vrier il est nomm\u00e9 ministre de la d\u00e9fense et met en oeuvre la reconstruction des forces arm\u00e9es. En mars 1920, au moment de la mise en \u00e9chec du putsch L\u00fcttwitz-Kapp, il est forc\u00e9 de d\u00e9missionner sous la pression des travailleurs en lutte. De 1920 \u00e0 1933 il occupe le poste de pr\u00e9sident <span lang=DE>[Oberpr\u00e4sident]<\/span><span lang=DE> <\/span>de la province <span lang=DE>Hannover<\/span>.<\/p> <\/div> <div id=edn3> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[3]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;Hugo Stinnes.<\/p> <p class=MsoEndnoteText>Stinnes est l&rsquo;un des membres dominants du grand capital allemand dans le secteur de l&rsquo;industrie mini\u00e8re et de l&rsquo;acier.<\/p> <\/div> <div id=edn4> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[4]<\/span><\/a>.&nbsp;<span lang=DE>Carl Severing<\/span>.<\/p> <p class=MsoEndnoteText>En avril 1919, <span lang=DE>Severing<\/span> est nomm\u00e9 commissaire du Reich et de l&rsquo;\u00e9tat [<span lang=DE>Reichs- und Staatskommissar]<\/span> pour la r\u00e9gion industrielle de <span lang=DE>Rheinland-Westfalen<\/span> (la Ruhr). En mars 1920, apr\u00e8s la mise en \u00e9chec du putsch <span lang=DE>L\u00fcttwitz-Kapp<\/span>, il proc\u00e8de \u00e0 la r\u00e9pression des luttes arm\u00e9es organis\u00e9es par les travailleurs de la r\u00e9gion. Il est nomm\u00e9 ministre de l&rsquo;int\u00e9rieur de Prusse. En mars 1921 il dirige la r\u00e9pression contre le mouvement insurrectionnel en Allemagne du centre. En juin 1928 il entre comme ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur au gouvernement de coalition dirig\u00e9 par Hermann M\u00fcller (SPD), auquel participent <span lang=DE>Deutsche Volkspartei<\/span> (Parti populaire allemand, DVP), <span lang=DE>Zentrumspartei<\/span> (Parti du centre) et <span lang=DE>Deutsche Demokratische Partei<\/span> (Parti d\u00e9mocratique allemande, DDP).<\/p> <\/div> <div id=edn5> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref5\" name=\"_edn5\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[5]<\/span><\/a>.&nbsp;<span lang=EN-US>John Sankey<\/span>, membre du Labour Party.<\/p> <p class=MsoEndnoteText>En 1919&#8209;1920 en Grande Bretagne, la Commission <span lang=EN-US>Sankey<\/span> est charg\u00e9 par le gouvernement d&rsquo;examiner la question de la rationalisation du secteur des mines de charbon. La recommandation de la commission est d\u00e9favorable \u00e0 des mesures de restructuration. Ainsi entre 1921 et 1925, le gouvernement applique des subventions pour maintenir le fonctionnement des mines malgr\u00e9 la faible demande de charbon sur le march\u00e9. En 1925, une autre commission, la commission Samuel, recommande des mesures de rationalisation et la fin des subventions. Le <span lang=EN-US>Mining Industry Act<\/span> de 1926 \u00e9limine les subventions et encourage les regroupements de mines. Le <span lang=EN-US>Coal Mines Act<\/span><span lang=EN-US> <\/span>de 1930 attribue finalement au gouvernement l&rsquo;autorit\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 la r\u00e9gulation de la production, de l&rsquo;offre et de la vente du charbon, et met en place la <span lang=EN-US>Coal Mines Reorganisation Commission,<\/span><span lang=EN-US> <\/span>charg\u00e9e de la restructuration du secteur.<\/p> <\/div> <div id=edn6> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref6\" name=\"_edn6\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[6]<\/span><\/a>.&nbsp;En 1850, <span lang=EN-US>Allan Pinkerton<\/span> cr\u00e9e aux USA la <span lang=EN-US>Pinkerton Detective Agency<\/span>. Durant les ann\u00e9es 1860&#8209;1890, l&rsquo;agence intervient fr\u00e9quemment, \u00e0 l&rsquo;appel d&#8217;employeurs, pour les aider \u00e0 la r\u00e9pression de mouvements de gr\u00e8ve. Ainsi, en 1892 se produisent des affrontements particuli\u00e8rement violents durant une gr\u00e8ve \u00e0 la <span lang=EN-US>Homestead Steel Works<\/span>. 7&nbsp;agents de <span lang=EN-US>Pinkerton<\/span> et 11&nbsp;syndicalistes sont tu\u00e9s.<\/p> <\/div> <div id=edn7> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref7\" name=\"_edn7\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[7]<\/span><\/a>.&nbsp;F\u00e9d\u00e9ration syndicale internationale (Internationale syndicale d&rsquo;Amsterdam).<\/p> <p class=MsoEndnoteText>En 1901 se tient \u00e0 Copenhague une r\u00e9union entre repr\u00e9sentants des centrales syndicales de Norv\u00e8ge, Su\u00e8de, Finlande, Danemark, Allemagne, France et Belgique. Une autre rencontre suit en 1903, et est constitu\u00e9 un secr\u00e9tariat international avec <span lang=DE>Carl Legien<\/span> comme secr\u00e9taire. En 1913 est adopt\u00e9e la d\u00e9signation F\u00e9d\u00e9ration syndicale internationale. La Premi\u00e8re guerre mondiale introduit le clivage correspondant aux alliances bellig\u00e9rantes. En 1919 la FSI est reconstitu\u00e9e. Une premi\u00e8re r\u00e9union se tient en f\u00e9vrier 1919 \u00e0 Bern, en juillet-aout le si\u00e8ge est \u00e9tabli \u00e0 Amsterdam. La FSI est reconnue par l&rsquo;Organisation internationale du travail, nouvellement cr\u00e9\u00e9e. L&rsquo;admission \u00e0 la FSI des syndicats de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique est refus\u00e9e. L&rsquo;AFL am\u00e9ricaine adh\u00e8re finalement en 1937.<\/p> <\/div> <div id=edn8> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref8\" name=\"_edn8\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[8]<\/span><\/a>.&nbsp;Cf. notice historique: <a href=\"hist.htm#TOC_PCI\">Partito comunista d&rsquo;Italia&nbsp;&#9658;<\/a>.<\/p> <\/div> <div id=edn9> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref9\" name=\"_edn9\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[9]<\/span><\/a>.&nbsp;F\u00e9d\u00e9ration syndicale internationale (Internationale syndicale d&rsquo;Amsterdam).<\/p> <p class=MsoEndnoteText>En 1901 se tient \u00e0 Copenhague une r\u00e9union entre repr\u00e9sentants des centrales syndicales de Norv\u00e8ge, Su\u00e8de, Finlande, Danemark, Allemagne, France et Belgique. Une autre rencontre suit en 1903, et est constitu\u00e9 un secr\u00e9tariat international avec <span lang=DE>Carl Legien<\/span> comme secr\u00e9taire. En 1913 est adopt\u00e9e la d\u00e9signation F\u00e9d\u00e9ration syndicale internationale. La Premi\u00e8re guerre mondiale introduit le clivage correspondant aux alliances bellig\u00e9rantes. En 1919 la FSI est reconstitu\u00e9e. Une premi\u00e8re r\u00e9union se tient en f\u00e9vrier 1919 \u00e0 Bern, en juillet-aout le si\u00e8ge est \u00e9tabli \u00e0 Amsterdam. La FSI est reconnue par l&rsquo;Organisation internationale du travail, nouvellement cr\u00e9\u00e9e. L&rsquo;admission \u00e0 la FSI des syndicats de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique est refus\u00e9e. L&rsquo;AFL am\u00e9ricaine adh\u00e8re finalement en 1937.<\/p> <\/div> <div id=edn10> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref10\" name=\"_edn10\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[10]<\/span><\/a>.&nbsp;L\u00e9on Jouhaux.<\/p> <p class=MsoEndnoteText>En 1906, Jouhaux devient d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 au comit\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral des Bourses du travail, et en 1909, il devient secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la CGT. En aout 1914, il est favorable \u00e0 la participation \u00e0 la guerre. En 1916, il lance l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un organisme international pour \u00e9laborer les instruments d&rsquo;am\u00e9lioration de la condition ouvri\u00e8re et, la guerre termin\u00e9e, il participe \u00e0 la Conf\u00e9rence de la Paix et aux n\u00e9gociations qui aboutissent \u00e0 la cr\u00e9ation de l&rsquo;Organisation internationale du Travail en 1919. Il est repr\u00e9sentant titulaire des travailleurs au Conseil d&rsquo;Administration du BIT de 1919 jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1954.<\/p> <p class=MsoEndnoteText>En 1921, apr\u00e8s la scission du Parti socialiste, la CGT se divise. Les r\u00e9formistes gardent l\u2019appareil, et les opposants fondent la CGT Unitaire (CGTU). Ainsi, L\u00e9on Jouhaux est le principal dirigeant de la CGT. Lors de la r\u00e9unification de la CGT et la CGTU en 1936, il demeure seul secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la CGT.<\/p> <\/div> <div id=edn11> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref11\" name=\"_edn11\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[11]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;Cf. notice historique: <a href=\"hist.htm#TOC_LP\">Labour Party&nbsp;&#9658;<\/a>.<\/p> <\/div> <div id=edn12> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref12\" name=\"_edn12\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[12]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;Cf. note&nbsp;9.<\/p> <\/div> <div id=edn13> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref13\" name=\"_edn13\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[13]<\/span><\/a>.&nbsp;Du 1er&nbsp;au 7&nbsp;d\u00e9cembre 1920 se tient le 6e&nbsp;congr\u00e8s du KPD, \u00e0 titre de congr\u00e8s d&rsquo;unification du KPD avec l&rsquo;aile gauche de l&rsquo;USPD. Pour autant qu&rsquo;il soit consid\u00e9r\u00e9 comme point de d\u00e9part, il compte comme 1er&nbsp;congr\u00e8s du KPD dans sa phase nouvelle. Dans un premier temps, est alors utilis\u00e9e la d\u00e9signation comme \u201c<span lang=DE>Vereinigte kommunistische Partei Deutschlands<\/span>\u201d (Parti communiste unifi\u00e9 d&rsquo;Allemagne, VKPD), puis en 1922 est repris la d\u00e9signation simple comme KPD.<\/p> <\/div> <div id=edn14> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref14\" name=\"_edn14\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[14]<\/span><\/a>.&nbsp;L&rsquo;article&nbsp;160 du Trait\u00e9 de Versailles prescrit la r\u00e9duction de l&rsquo;arm\u00e9e allemande \u00e0 100&nbsp;000 soldats de m\u00e9tier, et la dissolution des corps francs form\u00e9s de volontaires. Pour atteindre ces limitations, \u00e0 partir d&rsquo;\u00e9t\u00e9 1919 environ 200&nbsp;000 soldats de corps francs sont renvoy\u00e9s. En particulier, sur ordre des puissances alli\u00e9es vainqueurs doit \u00eatre dissoute la brigade de marine de <span lang=DE>Hermann Ehrhardt<\/span>. Le g\u00e9n\u00e9ral le plus haut grad\u00e9 de l&rsquo;arm\u00e9e (d\u00e9nomm\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque <span lang=DE>Reichswehr<\/span> provisoire), <span lang=DE>Walther von L\u00fcttwitz<\/span>, refuse d&rsquo;appliquer cette disposition. Le 13&nbsp;mars 1920, \u00e0 la t\u00eate de la brigade de marine d&rsquo;<span lang=DE>Ehrhardt<\/span>, qui est sous ses ordres, il occupe le quartier gouvernemental de Berlin et nomme Wolfgang Kapp, un fonctionnaire de l&rsquo;administration prussienne, comme chancelier. Cependant les travailleurs r\u00e9agissent par la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale et la r\u00e9sistance arm\u00e9e, de sorte qu&rsquo;apr\u00e8s quatre jours le putsch est mis en \u00e9chec.<\/p> <\/div> <div id=edn15> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref15\" name=\"_edn15\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[15]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;Pour stabiliser l&rsquo;appareil d&rsquo;\u00e9tat bourgeois face aux actions men\u00e9es par les travailleurs suite \u00e0 l&rsquo;insurrection de novembre 1918, les forces contrer\u00e9volutionnaires, notamment les dirigeants du SPD, s&rsquo;appuient sur la cr\u00e9ation, sous diff\u00e9rentes formes, d&rsquo;unit\u00e9s paramilitaires. Cela pose n\u00e9anmoins un certain nombre de probl\u00e8mes, compte tenu des exigences de d\u00e9sarmement impos\u00e9es par les puissances alli\u00e9es victorieuses, et aussi des vell\u00e9it\u00e9s putschistes pr\u00e9sentes chez certains des commandants militaires concern\u00e9s. \u00c0 partir du printemps 1920 le gouvernement du Reich de m\u00eame que celui de Prusse tendent \u00e0 imposer des limitations \u00e0 l&rsquo;existence de ces formations arm\u00e9es. Dans ce contexte, des organisations de ce type du nord de l&rsquo;Allemagne cherchent \u00e0 \u00e9tablir des liens avec les unit\u00e9s de d\u00e9fense civile <span lang=DE>[Einwohnerwehren]<\/span> de Bavi\u00e8re, que dirige <span lang=DE>Georg Escherich<\/span> dans le cadre d&rsquo;une union au niveau de la province [Land]. Ces derni\u00e8res jouissent d&rsquo;un soutien important de la part du gouvernement de Bavi\u00e8re. Le g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 la retraite <span lang=DE>Erich Ludendorff<\/span> pousse dans le sens de cette unification. Ainsi le 9&nbsp;mai 1920 est cr\u00e9\u00e9e l&rsquo;Organisation <span lang=DE>Escherich<\/span> (\u201c<span lang=DE>Orgesch<\/span>\u201d) au cours d&rsquo;une assembl\u00e9e, \u00e0 <span lang=DE>Regensburg<\/span>, de repr\u00e9sentants des unit\u00e9s de d\u00e9fense civile de toute l&rsquo;Allemagne. <span lang=DE>Escherich<\/span> est d\u00e9sign\u00e9 comme capitaine au niveau du pays, de l&rsquo;<span lang=DE>Orgesch<\/span>. Un regroupement similaire d&rsquo;unit\u00e9s de d\u00e9fense civile existant en Autriche se joint le 27&nbsp;juillet \u00e0 l&rsquo;<span lang=DE>Orgesch<\/span>. Finalement, suite aux d\u00e9cisions de la conf\u00e9rence internationale de Spa tenue en juillet &#8209;&nbsp;concernant le d\u00e9sarmement de l&rsquo;Allemagne&nbsp;<span style='font-family:\"MS Mincho\",\"serif\"'>&#8209;<\/span>, le gouvernement prussien, le 1er&nbsp;novembre, ordonne l&rsquo;interdiction de l&rsquo;<span lang=DE>Orgesch<\/span> en Prusse. Le 24&nbsp;juin 1921, le gouvernement du Reich ordonne la dissolution de l&rsquo;<span lang=DE>Orgesch<\/span> au niveau national. C&rsquo;est alors qu&rsquo;en Bavi\u00e8re le gouvernement, tout en renoncent officiellement aux unit\u00e9s de d\u00e9fense civile, d\u00e9cide de maintenir les structures paramilitaires de fa\u00e7on clandestine, dans le cadre de l&rsquo;\u201c<span lang=DE>organisation Pittinger<\/span>\u201d (dirig\u00e9e par <span lang=DE>Otto Pittinger<\/span>) constitu\u00e9e le 22&nbsp;juin. Mais celle-ci est transform\u00e9e le 27&nbsp;juin 1922 en union de d\u00e9fense <span lang=DE>[Wehrverband]<\/span> officielle d\u00e9nomm\u00e9e \u201c<span lang=DE>Bund Bayern und Reich<\/span>\u201d et perd son caract\u00e8re militaire.<\/p> <\/div> <div id=edn16> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref16\" name=\"_edn16\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[16]<\/span><\/a>.&nbsp;Cf. notice historique: <a href=\"hist.htm#TOC_LP\">Labour Party&nbsp;&#9658;<\/a>.<\/p> <\/div> <div id=edn17> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref17\" name=\"_edn17\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[17]<\/span><\/a>.&nbsp;Alexandre Millerand.<\/p> <p class=MsoEndnoteText>En 1885, Millerand se pr\u00e9sente aux \u00e9lections \u00e0 titre individuel, sous l&rsquo;\u00e9tiquette radical-socialiste, il est \u00e9lu d\u00e9put\u00e9 de la Seine. Il s&rsquo;\u00e9carte peu \u00e0 peu du parti radical et se rapproche des socialistes. Des \u00e9lus ind\u00e9pendants comme lui prennent contact, se regroupent et fondent, en 1893, la F\u00e9d\u00e9ration r\u00e9publicaine socialiste de la Seine. En 1889 Millerand, qui est avocat de profession, d\u00e9fend, devant la cour d\u2019assises de Douai, Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, accus\u00e9 de &quot;provocation \u00e0 l\u2019\u00e9meute&quot;. En 1899, il accepte l\u2019offre de Pierre Waldeck-Rousseau d\u2019une participation dans son minist\u00e8re de &quot;D\u00e9fense r\u00e9publicaine&quot;. Jusqu\u2019en juin 1902, il occupe ainsi les fonctions de ministre du Commerce, de l\u2019Industrie et des Postes et T\u00e9l\u00e9graphes. En janvier 1904, la f\u00e9d\u00e9ration socialiste de la Seine exclut Millerand.<\/p> <p class=MsoEndnoteText>De juillet 1909 \u00e0 octobre 1910, il est ministre des Travaux publics dans le premier gouvernement Aristide Briand. Puis en janvier 1912, il devient ministre de la Guerre dans le gouvernement Raymond Poincar\u00e9; il d\u00e9missionne en janvier 1913. D&rsquo;aout 1914 \u00e0 octobre 1915, il est \u00e0 nouveau ministre de la Guerre, dans le gouvernement de Raymond Viviani.<\/p> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt'>Il \u00e9volu\u00e9 vers des positions de plus en plus droiti\u00e8res jusqu&rsquo;\u00e0 conduire la coalition du Bloc national aux \u00e9lections l\u00e9gislatives de novembre 1919. Cela lui vaut d&rsquo;\u00eatre appel\u00e9 \u00e0 la t\u00eate du gouvernement par le pr\u00e9sident Raymond Poincar\u00e9. Apr\u00e8s les \u00e9lections s\u00e9natoriales de janvier 1920, il apparait comme le chef de la nouvelle majorit\u00e9 et devient pr\u00e9sident du Conseil gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui d\u2019une coalition de centre-droit, le Bloc National. En septembre 1920, il est \u00e9lu pr\u00e9sident de la R\u00e9publique par le Parlement. Il s\u2019oppose \u00e0 la d\u00e9tente avec l\u2019Allemagne souhait\u00e9e par son pr\u00e9sident du Conseil, Aristide Briand, ce qui entraine, en janvier 1922, la d\u00e9mission de ce dernier. Apr\u00e8s la victoire du Cartel des gauches aux \u00e9lections de mai 1924, le chef de la coalition victorieuse, \u00c9douard Herriot, refuse de composer le nouveau gouvernement sous l&rsquo;\u00e9gide du pr\u00e9sident. Dans l&rsquo;impasse, Millerand est contraint de d\u00e9missionner en juin; il est remplac\u00e9 par Gaston Doumergue.<\/p> <\/div> <\/div>\n <!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-1047\" data-postid=\"1047\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-1047 themify_builder tf_clear\">\n    <\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7,9,19],"tags":[],"class_list":["post-1047","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-article-document","category-francais-document","category-ic-congres-3","has-post-title","has-post-date","has-post-category","has-post-tag","has-post-comment","has-post-author",""],"builder_content":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1047"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1047"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1047\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1047"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1047"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1047"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}