{"id":1102,"date":"2024-12-01T14:26:36","date_gmt":"2024-12-01T13:26:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/?p=1102"},"modified":"2024-12-11T21:44:44","modified_gmt":"2024-12-11T20:44:44","slug":"internationale-communiste-question-tactique-notices-historiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/internationale-communiste-question-tactique-notices-historiques\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Internationale communiste et la question de la tactique &#8211; Notices historiques"},"content":{"rendered":"<div class=WordSection1><p class=Texte align=left style='margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt; text-align:left;text-indent:0cm;line-height:3.0pt'><span style='font-size:3.0pt; color:white'><!--more --><\/span><\/p><p class=rocmlIntertitre2art style='margin-top:0cm'><\/p><p class=rocmlIntertitre2art>L&rsquo;Internationale communiste et la question de la tactique<br> Notices historiques<\/p> <p class=Intertitre2>Index<\/p> <p class=Intertitre4a><a href=\"#TOC_Sach_Thuer\">Gouvernements ouvriers&quot; en Sachsen et Th\u00fcringen<\/a><\/p> <p class=Intertitre4a style='margin-top:0cm'><a href=\"#TOC_PCI\"><span lang=IT>Partito Comunista d&rsquo;Italia<\/span><\/a><\/p> <p class=Intertitre4a style='margin-top:0cm'><a href=\"#TOC_LP\">Labour Party<\/a><\/p> <p class=Texte>&nbsp;<\/p> <p class=Intertitre2a><a name=\"TOC_Sach_Thuer\"><\/a>&quot;Gouvernements ouvriers&quot; en Sachsen et Th\u00fcringen<\/p> <p class=Texte>Dans la province [Land] de Saxe, le 14&nbsp;septembre 1922, l&rsquo;assembl\u00e9e r\u00e9gionale se dissout, contre les voix du SPD et de l&rsquo;USPD. Des \u00e9lections se tiennent le 5&nbsp;novembre, le SPD obtient 41,78&nbsp;% des voix. Le 10&nbsp;novembre, l&rsquo;organe local du KPD <i><span lang=DE>Volksblatt<\/span><\/i> publie une d\u00e9claration qui dit notamment: &quot;En s&rsquo;appuyant sur la volont\u00e9 de lutte exprim\u00e9e par les \u00e9lections et par le congr\u00e8s des conseils d&rsquo;entreprises, la formation d&rsquo;un gouvernement ouvrier est possible.&quot; En fait le premier ministre Wilhelm Buck (SPD) est reconduit dans son poste \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;un gouvernement SPD minoritaire.<\/p> <p class=Texte>Le 26&nbsp;d\u00e9cembre les Puissances alli\u00e9es vainqueurs de la Premi\u00e8re guerre mondiale constatent, contre la voix du repr\u00e9sentant de la Grande Bretagne, un non-accomplissement intentionnel des livraisons de bois &#8209;&nbsp;dues \u00e0 titre de r\u00e9parations&nbsp;&#8209; de la part de l&rsquo;Allemagne, et notifient cette position aux gouvernements concern\u00e9s. En se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 ce constat, les gouvernements fran\u00e7ais et belge annoncent, le 10&nbsp;janvier 1923, leur intention d&rsquo;occuper la r\u00e9gion de la Ruhr. Le&nbsp;11, des troupes fran\u00e7aises et belges entrent dans Essen et Gelsenkirchen, dans les jours suivants l&rsquo;occupation est \u00e9tendue jusqu&rsquo;\u00e0 Bochum et Dortmund.<\/p> <p class=Texte>En Saxe, le 30&nbsp;janvier 1923, une motion de censure introduite par le KPD obtient une majorit\u00e9. Le gouvernement r\u00e9gional d\u00e9missionne mais reste en place \u00e0 titre provisoire.<\/p> <p class=Texte>Du 28&nbsp;janvier au 1er&nbsp;f\u00e9vrier se tient le 8e&nbsp;Congr\u00e8s du KPD. Il adopte des Th\u00e8ses au sujet du front uni et du gouvernement ouvrier. (Cf. des extraits:&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/kpd-8e-1923-01-02-theses-front-uni-gouvernement-ouvrier\">&#9658;<\/a>.)<\/p> <p class=Texte>Le 19&nbsp;mars en Saxe le SPD et le KPD se mettent d&rsquo;accord sur un programme d&rsquo;action commun. Le&nbsp;21, le gouvernement r\u00e9gional dirig\u00e9 par Wilhelm Buck (SPD) est remplac\u00e9 par un gouvernement dirig\u00e9 par Erich Zeigner (SPD), compos\u00e9 uniquement de membres SPD, minoritaire dans l&rsquo;assembl\u00e9e r\u00e9gionale mais soutenu par le KPD.<\/p> <p class=Texte>En mars, dans la province [Land] de Th\u00fcringen o\u00f9 est en place un gouvernement SPD, sont cr\u00e9\u00e9es des unit\u00e9s d&rsquo;intervention prol\u00e9tariennes <span lang=DE>[proletarische Hundertschaften]<\/span>. Par la suite de tels organes d&rsquo;autod\u00e9fense se d\u00e9veloppent aussi en Saxe, \u00e0 Berlin, dans la r\u00e9gion de la Ruhr. Le 12&nbsp;mai, le ministre de l&rsquo;int\u00e9rieur de Prusse <span lang=DE>Carl Severing<\/span> (SPD) d\u00e9cr\u00e8te leur interdiction pour la Prusse.<\/p> <p class=Texte>En aout, en r\u00e9action \u00e0 la situation dans le pays et \u00e0 la politique du gouvernement, les conseils d&rsquo;entreprise de Berlin d\u00e9clenchent une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale. Le KPD appelle \u00e0 l&rsquo;extension de la gr\u00e8ve \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale. (Cf. le texte en allemand:&nbsp;<a href=\"http:\/\/321ignition.free.fr\/pag\/de\/lin\/pag_007\/1923_08_12_Aufruf.htm\">&#9658;<\/a>.)<\/p> <p class=Texte>Le 13&nbsp;aout est constitu\u00e9 au niveau du Reich un gouvernement de coalition entre <span lang=DE>Deutsche Volkspartei<\/span> (Parti populaire allemand, DVP), SPD, <span lang=DE>Deutsche Demokratische Partei<\/span> (Parti d\u00e9mocratique allemande, DDP) et <span lang=DE>Zentrumspartei<\/span> (Parti du centre, <span lang=DE>Zentrum<\/span>) avec Gustav Stresemann (DVP) comme chancelier. Le SPD occupe les postes de ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur (<span lang=DE>Wilhelm Sollmann<\/span>), ministre des Finances (<span lang=DE>Rudolf Hilferding<\/span>), ministre de la Justice (<span lang=DE>Gustav Radbruch<\/span>), ministre de la Reconstruction (<span lang=DE>Robert Schmidt<\/span>). Ce gouvernement sera remani\u00e9 le 6&nbsp;octobre, toujours avec <span lang=DE>Stresemann<\/span> comme chancelier, les ministres du SPD restant en place \u00e0 l&rsquo;exception de <span lang=DE>Hilferding<\/span> qui d\u00e9missionne.<\/p> <p class=Texte>Le 26&nbsp;septembre le gouvernement r\u00e9gionale de Bavi\u00e8re, agitant le spectre d&rsquo;un renforcement des forces de la gauche radicale au niveau national, et pouvant s&rsquo;appuyer sur le d\u00e9veloppement des organisations d&rsquo;extr\u00eame droite dans la province, instaure l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;exception. Le pouvoir ex\u00e9cutif est conf\u00e9r\u00e9 \u00e0 <span lang=DE>Gustav von Kahr, du Bayerische Volkspartei<\/span> (Parti populaire bavarois, BVP), qui est premier ministre depuis le 29&nbsp;f\u00e9vrier 1920, nomm\u00e9 maintenant commissaire g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;\u00e9tat. Le gouvernement du Reich craint alors un putsch bavarois dirig\u00e9 contre Berlin et le pr\u00e9sident du Reich instaure l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;exception dans tout le Reich par un d\u00e9cret &quot;concernant les mesures n\u00e9cessaires pour le r\u00e9tablissement de la s\u00e9curit\u00e9 et de l&rsquo;ordre publiques&quot;. Le pouvoir ex\u00e9cutif est conf\u00e9r\u00e9 au ministre de la d\u00e9fense Otto Ge\u00dfler. Celui-ci charge des commandants militaires de l&rsquo;application du pouvoir ex\u00e9cutif dans les diff\u00e9rents Districts militaires. Le gouvernement de Bavi\u00e8re consid\u00e8re que l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;exception qu&rsquo;il a instaur\u00e9 prime sur celui d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 par le pr\u00e9sident du Reich. Il interdit notamment l&rsquo;application en Bavi\u00e8re de la loi pour la protection de la r\u00e9publique de juin 1922.<\/p> <p class=Texte>Le 28&nbsp;septembre en Th\u00fcringen, le commandant militaire lieutenant g\u00e9n\u00e9ral Walther Reinhardt demande que soient interdits les r\u00e9unions, rassemblements, manifestations en plein air et que les r\u00e9unions en salle soient soumises \u00e0 autorisation. Il demande \u00e9galement qu&rsquo;il y ait intervention imm\u00e9diate contre toute action appelant \u00e0 la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale ou \u00e0 la guerre civile.<\/p> <p class=Texte>Le 29&nbsp;septembre la direction r\u00e9gional en Saxe du KPD formule un programme pour la formation d&rsquo;un gouvernement social-d\u00e9mocrate-communiste en Saxe. (Cf. des extraits:&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/kpd-thueringen-1923-09-gouvernement-ouvrier-paysan\">&#9658;<\/a>) Le 10&nbsp;octobre deux repr\u00e9sentants du KPD entrent au gouvernement: <span lang=DE>Fritz Heckert<\/span> comme ministre de l&rsquo;\u00c9conomie et <span lang=DE>Paul B\u00f6ttcher<\/span> comme ministre des Finances. En outre <span lang=DE>Heinrich Brandler<\/span> est nomm\u00e9 \u00e0 un poste de direction dans la chancellerie r\u00e9gionale. Le 13&nbsp;octobre le commandant militaire lieutenant g\u00e9n\u00e9ral <span lang=DE>Alfred M\u00fcller<\/span> d\u00e9cr\u00e8te la dissolution des \u201cunit\u00e9s d&rsquo;intervention prol\u00e9tariennes\u201d en tant que &quot;minorit\u00e9 violente&quot;.<\/p> <p class=Texte>Le 13&nbsp;octobre est \u00e9dict\u00e9e dans le Reich une loi d&rsquo;habilitation. Elle stipule notamment:<\/p> <p class=MsoQuote>Le gouvernement du Reich est habilit\u00e9 \u00e0 prendre les mesures qu&rsquo;il juge requises et urgentes dans le domaine financier, \u00e9conomique et social. En cela, des \u00e9carts par rapport aux droits fondamentaux de la constitution du Reich sont admis.<\/p> <p class=Texte>En Th\u00fcringen, le 16&nbsp;octobre, l&rsquo;assembl\u00e9e r\u00e9gionale \u00e9lit <span lang=DE>August Fr\u00f6lich<\/span> (SPD) comme premier ministre.<\/p> <p class=Texte>Le 16&nbsp;octobre en Saxe, sur demande du gouvernement du Reich, le commandant militaire <span lang=DE>A.&nbsp;M\u00fcller<\/span> soumet la police \u00e0 son commandement. Le&nbsp;17 le commandant comp\u00e9tant du District militaire adresse au premier ministre r\u00e9gional E.&nbsp;Zeigner une lettre exigeant du gouvernement qu&rsquo;il prenne position au sujet de la position des ministres communistes.<\/p> <p class=Texte>Le 20&nbsp;octobre \u00e0 Hambourg d\u00e9marre un mouvement de gr\u00e8ve parmi les travailleurs des chantiers navals. Dans les jours suivants, il s&rsquo;\u00e9tend sur un certain nombre d&rsquo;entreprises. Des manifestations de ch\u00f4meurs se d\u00e9roulent \u00e9galement. Le&nbsp;21 \u00e0 Chemnitz (Saxe) se tient une conf\u00e9rence de conseils d&rsquo;entreprise. Le&nbsp;23 \u00e0 Br\u00eame, les travailleurs portuaires d\u00e9butent une gr\u00e8ve (elle se terminera le&nbsp;29).<\/p> <p class=Texte>Le 23&nbsp;octobre \u00e0 Hambourg, le KPD d\u00e9clenche une op\u00e9ration d&rsquo;insurrection arm\u00e9e qui devait \u00eatre coordonn\u00e9e avec des actions du m\u00eame type ailleurs dans le pays. La tentative sera abandonn\u00e9e le&nbsp;26. Selon les rapports de police, elle sera consid\u00e9r\u00e9e comme termin\u00e9e le&nbsp;29, et aura caus\u00e9 61&nbsp;morts parmi les insurg\u00e9s ainsi que&nbsp;17 parmi la police.<\/p> <p class=Texte>En Th\u00fcringen, le 11&nbsp;septembre, le KPD avait formul\u00e9 un programme pour la formation d&rsquo;un gouvernement ouvrier et petit-paysan. (Cf. des extraits:&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/kpd-thueringen-1923-09-gouvernement-ouvrier-paysan\">&#9658;<\/a>.) Le 25&nbsp;octobre <span lang=DE>A.&nbsp;Fr\u00f6lich<\/span> (SPD) forme un nouveau gouvernement comprenant deux ministres membres du KPD: <span lang=DE>Karl Korsch<\/span> comme ministre de la justice, <span lang=DE>Albin Tenner<\/span> comme ministre de l&rsquo;\u00e9conomie. En outre, <span lang=DE>Theodor Neubauer<\/span>, \u00e9galement membre du KPD, est nomm\u00e9 comme membre de l&rsquo;organe de repr\u00e9sentation des provinces <span lang=DE>[Staatsrat]<\/span> dans le cadre de l&rsquo;\u00e9tat de Prusse.<\/p> <p class=Texte>Le 26&nbsp;octobre en Saxe, des affrontements se produisent entre des manifestants et des unit\u00e9s de l&rsquo;arm\u00e9e. En r\u00e9action \u00e0 des arrestations, les mineurs d\u00e9marrent une gr\u00e8ve qui vise \u00e0 bloquer les centrales \u00e9lectriques. Le&nbsp;27 le chancelier du Reich G.&nbsp;Stresemann adresse au premier ministre de Saxe, <span lang=DE>E.&nbsp;Zeigner<\/span>, une lettre exigeant la d\u00e9mission du gouvernement. Le&nbsp;28, <span lang=DE>Zeigner<\/span> r\u00e9pond \u00e0 la lettre du chancelier:<\/p> <p class=MsoQuote>[&#8230;] Le gouvernement de Sachsen rejette r\u00e9solument l&rsquo;exigence de d\u00e9missionner. Il n&rsquo;y a pas de motif politique pour votre exigence et juridiquement la demande du gouvernement du Reich est inadmissible. [&#8230;] Cependant il [le gouvernement de Sachsen] fera en sorte dans les d\u00e9lais les plus brefs qu&rsquo;au Landtag soit pris une r\u00e9solution au sujet de cette question de confiance.<\/p> <p class=Texte>Le 29&nbsp;octobre le pr\u00e9sident du Reich Friedrich Ebert (SPD) applique \u00e0 la Saxe une \u201cReichsexekution\u201d, terme par lequel on d\u00e9signe commun\u00e9ment un dispositif pr\u00e9vu par la constitution (article&nbsp;48), qui autorise le pr\u00e9sident \u00e0 suspendre temporairement certains droits fondamentaux et \u00e0 utiliser la force arm\u00e9e. Ebert \u00e9dicte notamment un d\u00e9cret destituant le gouvernement r\u00e9gional. <span lang=DE>Rudolf Heinze<\/span> (DVP) est nomm\u00e9 commissaire du Reich pour Saxe. Il re\u00e7oit des instructions concernant sa mission. Le d\u00e9cret dit:<\/p> <p class=MsoQuote>[&#8230;] Au chancelier du Reich est accord\u00e9 le pouvoir, pour la dur\u00e9e de vigueur de ce d\u00e9cret, de relever de leur poste des membres du gouvernement de Sachsen et des administrations de Sachsen au niveau du pays et des communes, et de confier la conduite des affaires courantes \u00e0 d&rsquo;autres personnes. [&#8230;] Pour le reste, le d\u00e9cret concernant les mesures n\u00e9cessaires au r\u00e9tablissement de la s\u00e9curit\u00e9 et de l&rsquo;ordre publics pour le territoire du Reich, du 26&nbsp;septembre 1923, n&rsquo;est pas touch\u00e9.<\/p> <p class=Texte>Et les instructions donn\u00e9es au commissaire du Reich pour Saxe stipulent:<\/p> <p class=MsoQuote>1.&nbsp;Le but du d\u00e9cret du pr\u00e9sident du Reich \u00e9dict\u00e9, est le r\u00e9tablissement d&rsquo;une situation conforme \u00e0 la constitution en Sachsen.<\/p> <p class=MsoQuote>2.&nbsp;La participation au gouvernement de ministres communistes, dont le parti en Sachsen a appel\u00e9 \u00e0 des actes violents, est incompatible avec une situation conforme \u00e0 la constitution.<\/p> <p class=MsoQuote>3.&nbsp;Pour le r\u00e9tablissement d&rsquo;une situation conforme \u00e0 la constitution, est donc requise la formation d&rsquo;un nouveau gouvernement derri\u00e8re lequel se trouve la majorit\u00e9 du pays et auquel n&rsquo;appartiennent pas de communistes.<\/p> <p class=Texte>Face \u00e0 la position du gouvernement du Reich, les partis de la coalition gouvernementale en Saxe d\u00e9cident, le 29&nbsp;octobre, de proc\u00e9der \u00e0 la d\u00e9mission du gouvernement r\u00e9gional. Le premier ministre <span lang=DE>E.&nbsp;Zeigner<\/span>, le&nbsp;30, notifie la d\u00e9cision \u00e0 l&rsquo;assembl\u00e9e r\u00e9gionale. Les partis de la coalition gouvernementale et les syndicats d\u00e9cident d&rsquo;appeler \u00e0 une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale jusqu&rsquo;au 1er&nbsp;novembre. Le premier ministre de Th\u00fcringen A.&nbsp;Fr\u00f6lich adresse au chancelier du Reich un courrier de protestation contre la d\u00e9position du gouvernement de Saxe qui, selon lui, reste le gouvernement r\u00e9gional constitutionnel. Le&nbsp;31, l&rsquo;assembl\u00e9e r\u00e9gionale de Saxe \u00e9lit <span lang=DE>Alfred Fellisch<\/span> (SPD) comme premier ministre. Un gouvernement compos\u00e9 uniquement de membres du SPD est constitu\u00e9. Le 1er&nbsp;novembre, le d\u00e9cret du 29&nbsp;octobre concernant Saxe est abrog\u00e9, ce qui met notamment fin aux pouvoirs du commissaire du Reich.<\/p> <p class=Texte>Le 2&nbsp;novembre les ministres du SPD quittent le gouvernement du Reich, qui d\u00e9missionne le&nbsp;23. De ce fait la loi d&rsquo;habilitation \u00e9dict\u00e9e le 13&nbsp;octobre cesse d&rsquo;\u00eatre en vigueur.<\/p> <p class=Texte>Le 3&nbsp;novembre, \u00e0 Br\u00eame une gr\u00e8ve a lieu parmi les travailleurs de manutention portuaire.<\/p> <p class=Texte>D\u00e9but novembre \u00e0 Meuselwitz (Th\u00fcringen) se d\u00e9roule une gr\u00e8ve dans les mines de charbon, malgr\u00e9 l&rsquo;interdiction prononc\u00e9e le 30&nbsp;septembre \u00e0 ce sujet pour les entreprises vitales, dont les mines. Le gouvernement de Th\u00fcringen conjointement avec les communes agit en pr\u00eatant une aide mat\u00e9rielle aux gr\u00e9vistes. Des unit\u00e9s de l&rsquo;arm\u00e9e interviennent sur demande des employeurs, sans m\u00eame que le gouvernement r\u00e9gional en soit inform\u00e9. La gr\u00e8ve se termine le 5&nbsp;novembre. Encore apr\u00e8s la reprise du travail, des arrestations sont effectu\u00e9es. Environ 30&nbsp;% des travailleurs ne sont pas r\u00e9int\u00e9gr\u00e9s par les employeurs. Le 6&nbsp;novembre, le commandant militaire lieutenant g\u00e9n\u00e9ral Walther Reinhardt soumet le colonel de police Hermann M\u00fcller-Brandenburg et la police au niveau r\u00e9gional aux ordres du commandant de la 3e&nbsp;division de cavalerie, le g\u00e9n\u00e9ral Paul Hasse, et charge celui-ci de faire intervenir les troupes de l&rsquo;arm\u00e9e pour assurer la dissolution et le d\u00e9sarmement des \u201cunit\u00e9s d&rsquo;intervention prol\u00e9tariennes\u201d.<\/p> <p class=Texte>W.&nbsp;Reinhardt adresse une lettre au gouvernement de Th\u00fcringen, 6&nbsp;novembre 1923:<\/p> <p class=MsoQuote>La situation en Th\u00fcringen et dans les alentours est mena\u00e7ante et exige un renforcement de la <span lang=DE>Reichswehr<\/span>. [&#8230;] Malgr\u00e9 la transmission de mon ordre de dissolution par le gouvernement de Th\u00fcringen, ces unit\u00e9s d&rsquo;intervention <span lang=DE>[Hundertschaften]<\/span> n&rsquo;ont effectivement pas \u00e9t\u00e9 dissoutes ou elles ont \u00e9t\u00e9 transform\u00e9es en gardes d&rsquo;urgence r\u00e9publicaines, sans que soit modifi\u00e9 leur composition et la nature de leur activit\u00e9 publique. [&#8230;]<\/p> <p class=Texte>Le 8&nbsp;novembre en Bavi\u00e8re, le commissaire g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;\u00e9tat G.&nbsp;v.&nbsp;Kahr, le lieutenant g\u00e9n\u00e9ral <span lang=DE>Otto von Lossow<\/span> et le colonel <span lang=DE>Hans von Sei\u00dfer<\/span>, chef de l&rsquo;office de police r\u00e9gional, constituent un groupe oeuvrant en vue d&rsquo;un coup d&rsquo;\u00e9tat contre le gouvernement du Reich. Ils entretiennent des rapports de coop\u00e9ration et de rivalit\u00e9 avec le NSDAP. Dans la mesure o\u00f9 l&rsquo;adoption de la loi d&rsquo;habilitation du 13&nbsp;octobre va dans le sens de leurs objectifs, ils temporisent dans la mise en pratique de leur projet. Ce 8&nbsp;novembre se tient une r\u00e9union en pr\u00e9sence de <span lang=DE>Kahr, Lossow, Sei\u00dfer<\/span> et plusieurs ministres de Bavi\u00e8re, dans une brasserie \u00e0 Munich. Adolf Hitler tente de pr\u00e9cipiter les \u00e9v\u00e8nements en faisant irruption avec un groupe arm\u00e9 de l&rsquo;\u201cUnion de combat\u201d <span lang=DE>[\u201cKampfbund\u201d]<\/span>. Hitler obtient en apparence l&rsquo;accord de <span lang=DE>Kahr, Lossow<\/span> et <span lang=DE>Sei\u00dfer<\/span>, ainsi que celui d&rsquo;Ernst Ludendorff qu&rsquo;il fait venir, pour la participation \u00e0 un gouvernement dirig\u00e9 par lui-m\u00eame. Mais termin\u00e9e la r\u00e9union, <span lang=DE>Kahr, Lossow<\/span> et <span lang=DE>Sei\u00dfer<\/span> retireront leur consentement.<\/p> <p class=Texte>Le m\u00eame jour, un d\u00e9cret du pr\u00e9sident conf\u00e8re au major g\u00e9n\u00e9ral <span lang=DE>Hans von Seeckt<\/span> le pouvoir ex\u00e9cutif et le commandement supr\u00eame de l&rsquo;arm\u00e9e. Des troupes de l&rsquo;arm\u00e9e entrent dans Weimar (Th\u00fcringen).<\/p> <p class=Texte>Le 9&nbsp;novembre \u00e0 Munich les putschistes autour d&rsquo;A.&nbsp;Hitler organisent une manifestation. Elle est dispers\u00e9e par un affrontement avec la police, qui cause 20&nbsp;morts. Durant la nuit, <span lang=DE>G.&nbsp;v.&nbsp;Kahr<\/span> d\u00e9cr\u00e8te la dissolution du NSDAP, de la <span lang=DE>Sturm-Abteilung<\/span> (Section d&rsquo;assaut, SA), des organisations <span lang=DE>Reichskriegsflagge<\/span> et <span lang=DE>Bund Oberland<\/span>. Le journal du NSDAP <i><span lang=DE>V\u00f6lkischer Beobachter<\/span><\/i> est interdit (il le restera jusqu&rsquo;au 26&nbsp;f\u00e9vrier 1925). Le&nbsp;11, Kahr d\u00e9cr\u00e8te la dissolution du KPD, Hitler est arr\u00eat\u00e9. La plupart des autres dirigeants putschistes sont arr\u00eat\u00e9s dans les jours qui suivent.<\/p> <p class=Texte>Le 12&nbsp;novembre en Th\u00fcringen, le KPD publie un appel dirig\u00e9 contre le gouvernement du Reich. Au motif que les ministres du gouvernement r\u00e9gional membres du SPD refusent de signer le texte, les ministres membres du KPD d\u00e9missionnent de leur poste.<\/p> <p class=Texte>Le 23&nbsp;novembre des d\u00e9crets \u00e9mis le 20&nbsp;novembre par H.&nbsp;v.&nbsp;Seeckt sont publi\u00e9s, interdisant et dissolvant toutes les organisations du KPD, du NSDAP et du <span lang=DE>Deutschv\u00f6lkische Freiheitspartei<\/span><span lang=DE> <\/span>(Parti de la libert\u00e9 allemand-populaire<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[1]<\/span><\/span><\/span><\/a>, DVFP) au niveau du Reich. Sur la base de ces d\u00e9crets, sera interdite par les commandants militaires l&rsquo;activit\u00e9 de ces partis \u00e0 l&rsquo;occasion des \u00e9lections proches aux assembl\u00e9es r\u00e9gionales en Th\u00fcringen, Mecklenburg et Sachsen. Le KPD proteste \u00e0 ce sujet aupr\u00e8s du chancelier, et finalement le gouvernement, pour des raisons constitutionnelles, adopte la position selon laquelle malgr\u00e9 l&rsquo;interdiction des partis en tant que tels, leurs membres et partisans ont le droit de constituer des associations \u00e9lectorales, de pr\u00e9senter des candidats et d&rsquo;organiser des assembl\u00e9es \u00e9lectorales. Au niveau national, la mesure restera en vigueur jusqu&rsquo;\u00e0 la lev\u00e9e de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;exception, le 28&nbsp;f\u00e9vrier 1924. En Bavi\u00e8re l&rsquo;interdiction non seulement du NSDAP mais aussi celle du KPD avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9cr\u00e9t\u00e9es, respectivement le 9&nbsp;et le 11&nbsp;novembre par G.&nbsp;v.&nbsp;Kahr en sa qualit\u00e9 de commissaire g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;\u00e9tat. Ces mesures cesseront d&rsquo;\u00eatre en vigueur lorsque le gouvernement bavarois l\u00e8vera l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;exception le 14&nbsp;f\u00e9vrier 1925.<\/p> <p class=Texte>Le 28&nbsp;novembre un gouvernement du Reich est constitu\u00e9 par Wilhelm Marx (<span lang=DE>Zentrum<\/span>), minoritaire form\u00e9 de <span lang=DE>Zentrum<\/span>, <span lang=DE>DVP<\/span>, <span lang=DE>DDP<\/span>.<\/p> <p class=Texte>Le 7&nbsp;d\u00e9cembre en Th\u00fcringen, le gouvernement d&rsquo;<span lang=DE>A.&nbsp;Fr\u00f6lich<\/span> d\u00e9missionne, mais reste en place \u00e0 titre provisoire jusqu&rsquo;\u00e0 la constitution d&rsquo;un nouveau gouvernement le 21&nbsp;f\u00e9vrier 1924, apr\u00e8s les \u00e9lections \u00e0 l&rsquo;assembl\u00e9e r\u00e9gionale du 10&nbsp;f\u00e9vrier.<\/p> <p class=Texte>\u00c0 la suite de ces \u00e9v\u00e8nements, au sein du KPD et de l&rsquo;Internationale ont lieu des discussions pour les analyser et en tirer les le\u00e7ons. Notamment, le 19&nbsp;janvier 1924, le Pr\u00e9sidium du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l&rsquo;IC adopte une r\u00e9solution \u00e0 ce sujet. (Cf. le texte:&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/ic-1924-01-ce-pr-lecons-allemagne\/\">&#9658;<\/a>.)<\/p> <p class=Intertitre2a><a name=\"TOC_PCI\"><\/a><span lang=IT>Partito Comunista d&rsquo;Italia<\/span><\/p> <p class=Texte>En 1892 est fond\u00e9 le <span lang=IT>Partito dei Lavatori Italiani<\/span> (Parti des travailleurs italiens). Parmi les fondateurs se trouve Filippo Turati. En 1893 le parti change son nom en <span lang=IT>Partito socialista dei Lavatori Italiani<\/span>, puis en 1895 se nomme <span lang=IT>Partito socialista italiano<\/span>.<\/p> <p class=Texte>En novembre 1919 l&rsquo;assembl\u00e9e de la FIOM de Turin adopte une r\u00e9solution posant le principe de la constitution de conseils de fabrique. La section de Turin du PSI, o\u00f9 Gramsci est secr\u00e9taire de la commission ex\u00e9cutive, forme une commission dirig\u00e9e par Togliatti, charg\u00e9 d&rsquo;\u00e9tudier la question des conseils. Un congr\u00e8s extraordinaire de la Chambre du travail [<span lang=IT>Camera del lavoro] de Turin se prononce \u00e9galement en faveur des conseils de fabrique.<\/span><\/p> <p class=Texte>\u00c0 son 16e&nbsp;Congr\u00e8s tenu en octobre 1919, le PSI approuve l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019Internationale Communiste. En juillet 1920 se tient le 2e&nbsp;Congr\u00e8s de l&rsquo;IC, qui adopte notamment les 21&nbsp;conditions d&rsquo;admission de partis \u00e0 l&rsquo;Internationale. En octobre les partisans de la fondation d\u2019un parti communiste en Italie se r\u00e9unissent \u00e0 Milan en fraction communiste au sein du PSI, ils publient un Manifeste-programme qui pr\u00e9voit le changement de nom du parti, l\u2019expulsion des r\u00e9formistes, comme Turati, et la scission-fondation du parti communiste lors du prochain Congr\u00e8s du PSI, au cas o\u00f9 ils seraient en minorit\u00e9. Se constitue un Comit\u00e9 provisoire de la Fraction communiste, form\u00e9e par <span lang=IT>Nicola Bombacci, Amedeo Bordiga, Bruno Fortichiari, Antonio Gramsci, Francesco Misiano, Luigi Polano<\/span> (pour la F\u00e9d\u00e9ration des jeunesses), <span lang=IT>Luigi Repossi, Umberto Terracini. Un Comit\u00e9 ex\u00e9cutif est form\u00e9 de Bombacci, Bordiga, Fortichiari.<\/span> Les 28-29 novembre la Fraction communiste tient une r\u00e9union \u00e0 Imola, lors de laquelle est adopt\u00e9 le Manifeste-programme.<\/p> <p class=Texte>En janvier 1921 se tient le 22e&nbsp;Congr\u00e8s du PSI \u00e0 <span lang=IT>Livorno<\/span>. Le PSI ratifie son adh\u00e9sion \u00e0 la 3e&nbsp;Internationale, mais le centre dirig\u00e9 par <span lang=IT>Giacinto Menotti Serrati<\/span> refuse d\u2019exclure l\u2019aile r\u00e9formiste. Se produit alors la scission et la constitution du <span lang=IT>Partito comunista d&rsquo;Italia<\/span> (PCd&rsquo;I). Le comit\u00e9 central du PCd&rsquo;I comprend <span lang=IT>Ambrogio Belloni, Nicola Bombacci, Amadeo Bordiga, Bruno Fortichiari, Egidio Gennari, Antonio Gramsci, Ruggero Grieco, Anselmo Marabini, Francesco Misiano, Giovanni Parodi, Luigi Polano, Luigi Repossi, Cesare Sessa, Antonino Tarsia, Umberto Terracini. <\/span>Le Comit\u00e9 ex\u00e9cutif est form\u00e9 de <span lang=IT>Bordiga, Fortichiari, Repossi, Terracini, Grieco<\/span>.<\/p> <p class=Texte>En mars 1922, se tient le 2e&nbsp;Congr\u00e8s du PCd&rsquo;I. Le Comit\u00e9 central est r\u00e9duit \u00e0 14&nbsp;membres. Ne sont pas r\u00e9\u00e9lus <span lang=IT>Ambrogio Belloni, Nicola Bombacci, Francesco Misiano, Giovanni Parodi, Luigi Polano, Antonino Tarsia (Misiano et Parodi sont contraints \u00e0 s&rsquo;exilier pour \u00e9chapper \u00e0la pers\u00e9cution polici\u00e8re). <\/span>Les nouveaux \u00e9lus sont <span lang=IT>Isidoro Azzario, Vittorio Flecchia, Leopoldo Gasperini, Ennio Gnudi, Palmiro Togliatti<\/span>. Le comit\u00e9 ex\u00e9cutif reste inchang\u00e9. Gramsci est d\u00e9sign\u00e9 pour repr\u00e9senter le Parti au Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l&rsquo;IC. Il se rend en Russie en mai, en juin il participe au 2e&nbsp;pl\u00e9num du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l&rsquo;IC.<\/p> <p class=Texte>En octobre 1922 se tient le 18e&nbsp;Congr\u00e8s du PSI. <span lang=IT>G.&nbsp;Serrati<\/span> accepte finalement les positions de l&rsquo;IC. Est adopte la r\u00e9solution soumise par <span lang=IT>Serrati<\/span>: &quot;Le bloc r\u00e9formiste-centriste \u00e9tant \u00e9limin\u00e9 de son sein, le PSI renouv\u00e8le son adh\u00e9sion \u00e0 la Troisi\u00e8me Internationale<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[2]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&quot; La direction est compos\u00e9e de <span lang=IT>Serrati, Domenico Fioritto, Angelo Corsi, Domenico Marzi, Francesco Lo Sardo, Vicenzo Pagella<\/span>, <span lang=IT>Ezio Riboldi<\/span>, <span lang=IT>Gavino Garruccio<\/span>. Les r\u00e9formistes se r\u00e9unissent de leur c\u00f4t\u00e9 et constituent le <span lang=IT>Partito Socialista Unitario<\/span> (Parti socialiste unitaire, PSU).<\/p> <p class=Texte>En novembre 1922 se tient le 4e&nbsp;Congr\u00e8s de l&rsquo;IC. Le PSI participe avec une d\u00e9l\u00e9gation compos\u00e9e de G.&nbsp;<span lang=IT>Serrati, Fabrizio Maffi, Giovanni Tonetti, Gavino Garruccio<\/span> et <span lang=IT>Giuseppe Romita<\/span>. Apr\u00e8s de d\u00e9bats prolong\u00e9s, le PCI se d\u00e9clare d&rsquo;accord avec l&rsquo;id\u00e9e de la fusion entre PCI et PSI. Les conditions de la fusion sont fix\u00e9es en une r\u00e9solution de 14&nbsp;points, parmi lesquels: &quot;\u00c9tant donn\u00e9 que selon les statuts de l&rsquo;Internationale communiste il ne peut y avoir dans un pays qu&rsquo;une seule Section de l&rsquo;Internationale communiste, le 4e&nbsp;Congr\u00e8s d\u00e9cide la fusion imm\u00e9diate du Parti communiste et du Parti socialiste d&rsquo;Italie. Le Parti unifi\u00e9 portera le nom de Parti communiste unifi\u00e9 d&rsquo;Italie, Section de l&rsquo;Internationale communiste<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[3]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&quot;<\/p> <p class=Texte>En f\u00e9vrier 1923 A.&nbsp;<span lang=IT>Bordiga<\/span>, R.&nbsp;Grieco et d&rsquo;autres dirigeants communistes sont arr\u00eat\u00e9s, U.&nbsp;<span lang=IT>Terracini<\/span> le remplace \u00e0 la direction du PCI, puis coopte de nouveaux membres \u00e0 l\u2019ex\u00e9cutif pour remplacer les membres d\u00e9tenus: P.&nbsp;<span lang=IT>Togliatti, Angelo Tasca, Mauro Scoccimarro, Camilla Ravera, Antonio Graziadei<\/span>. <span lang=IT>Ruggero Grieco<\/span> est arr\u00eat\u00e9. Le 5&nbsp;mars se tient une r\u00e9union du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif du PCd&rsquo;I. Sont coopt\u00e9s au Comit\u00e9 central: <span lang=IT>Scoccimarro, Tasca, Graziadei e Ravera; au Comt\u00e9 ex\u00e9cutif: Togliatti e Scoccimarro.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=IT>G.&nbsp;Serrati<\/span><span lang=IT> <\/span>aussi est arr\u00eat\u00e9, en mars. Un congr\u00e8s extraordinaire du PSI se tient \u00e0 Milan en avril; il rejette la fusion avec le PCd&rsquo;I.<\/p> <p class=Texte>En juin se tient le 3e&nbsp;Pl\u00e9num du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l&rsquo;IC. La direction du PCI est critiqu\u00e9e pour ne pas mener \u00e0 bien la fusion avec le PSI. La direction est remani\u00e9e, compos\u00e9e maintenant de trois membres de la majorit\u00e9: B.&nbsp;<span lang=IT>Fortichiari, P.&nbsp;Togliatti, M.&nbsp;Scoccimarro<\/span> et deux de la minorit\u00e9: A.&nbsp;<span lang=IT>Tasca, Giuseppe Vota<\/span>. <span lang=IT>Fortichiari refuse et est remplac\u00e9 <\/span>par <span lang=IT>E.&nbsp;Gennari<\/span>. P<span lang=IT>ar la suite il est d\u00e9cid\u00e9 que Terracini reste \u00e0 Moscou, Gramsci se rend \u00e0 Vienne en d\u00e9cembre. Scoccimarro se rend \u00e0 Berlin, il est arr\u00eat\u00e9 en aout, il rentre en Italie en octobre.<\/span><\/p> <p class=Texte>En octobre se d\u00e9roule le proc\u00e8s contre les communistes arr\u00eat\u00e9s en f\u00e9vrier, il aboutit \u00e0 l&rsquo;acquittement g\u00e9n\u00e9ral des accus\u00e9s. Mais la r\u00e9pression polici\u00e8re se renforce contre les communistes.<\/p> <p class=Texte><span lang=IT>Au sein du PSI, les partisans de la fusion avec le <\/span>PCd&rsquo;I renforcent leur structure de fraction et cr\u00e9ent une revue <span lang=IT>Pagine rosse. Le 3 aout la direction radient les partisans de l&rsquo;IC, notamment Serrati, ceux-ci se constituent en groupe autonome, rejoignent la liste du PCd&rsquo;I aux \u00e9lections d&rsquo;avril 1924 et finalement en aout sont absorb\u00e9s par le PCd&rsquo;I. Gramsci, de Vienne, rentre en Italie en mai de cette m\u00eame ann\u00e9e.<\/span><\/p> <p class=Texte>En mars 1925 Gramsci participe au 2e&nbsp;pl\u00e9num du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l&rsquo;IC.<\/p> <p class=Texte>En 1926 se tient en exil \u00e0 Lyon le 3e&nbsp;Congr\u00e8s du PCI. Le Comit\u00e9 central comprend maintenant 21&nbsp;membres: <span lang=IT>Luigi Allegato, Luigi Bagnolati, Amadeo Bordiga, Luigi Ceriana, Vittorio Flecchia, Ennio Gnudi, Antonio Gramsci, Ruggero Grieco, Egidio Gennari, Alfonso Leonetti, Fabrizio Maffi, Antonio Oberti, Camilla Ravera, Paolo Ravazzoli, Mauro Scocci- marro, Angelo Tasca, Umberto Terracini, Giacinto Menotti Serrati, Palmiro Togliatti, Carlo Venegoni, plus &quot;un ouvrier de Trieste&quot; dont le nom n&rsquo;est pas sp\u00e9cifi\u00e9 dans les documents du Parti. \u00c0 cela s&rsquo;ajoutent quatre candidats: Isidoro Azzario, Teresa Recchia, Pietro Tresso, Giovanni Roveda. A.&nbsp;Bordiga<\/span> perd toute influence, il est exclu du PCd&rsquo;I en 1930.<\/p> <p class=Texte>Gramsci est arr\u00eat\u00e9 en novembre 1926, en juin 1928 il est condamn\u00e9 \u00e0 plus de 20 ans de r\u00e9clusion.<\/p> <p class=Texte><span lang=IT>En 1929 Tasca est exclu du PCd&rsquo;I, puis Leonetti, Tresso et Ravazzoli le sont en 1930.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=IT>En avril 1937, Gramsci est lib\u00e9r\u00e9, mais il d\u00e9c\u00e8de deux jours apr\u00e8s.<\/span><\/p> <p class=Intertitre2a><a name=\"TOC_LP\"><\/a><span lang=EN-US>Labour Party<\/span><\/p> <p class=Texte>Dans l&rsquo;histoire de la monarchie britannique, les deux courants politiques traditionnels sont connus sous les termes <span lang=EN-US>Tories<\/span> et <span lang=EN-US>Whigs<\/span>. Au 17&nbsp;si\u00e8cle, <span lang=EN-US>Tories<\/span> d\u00e9signait les monarchistes au House of Commons (Chambre des Communes). Par la suite les <span lang=EN-US>Tories<\/span> repr\u00e9sentaient les positions politiques favorables \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 royale, l&rsquo;\u00e9glise \u00e9tabli, et oppos\u00e9es aux r\u00e9formes parlementaires. Les <span lang=EN-US>Whigs<\/span> s&rsquo;opposaient aux <span lang=EN-US>Tories<\/span> en rapport avec la succession de la Reine Anne en 1714. Ils r\u00e9ussirent \u00e0 persuader la Reine de d\u00e9signer comme roi le Prince Georg de Hannover. Ayant acc\u00e9d\u00e9 au tr\u00f4ne, George d\u00e9pendait fortement des <span lang=EN-US>Whigs<\/span>. <span lang=EN-US>Robert Walpole<\/span> devint la personne la plus influente du gouvernement, au point qu&rsquo;il \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme &quot;premier ministre&quot;, titre en usage \u00e0 partir de cette \u00e9poque. \u00c0 partir du milieu du 19e si\u00e8cle, d&rsquo;une part le groupe des <span lang=EN-US>Tories<\/span> pr\u00e9f\u00e9rait utiliser le terme Conservateurs, tandis que d&rsquo;autre part les <span lang=EN-US>Whigs<\/span> se pr\u00e9sentaient comme Lib\u00e9raux.<\/p> <p class=Texte>Au cours des ann\u00e9es 1880, des repr\u00e9sentants politiques de la classe ouvri\u00e8re participent aux \u00e9lections parlementaires en tant que candidats lib\u00e9raux-travaillistes. \u00c0 l&rsquo;issue des \u00e9lections de 1885, il y a 11&nbsp;parlementaires de ce type. En 1881 \u00e0 l&rsquo;initiative de <span lang=EN-US>Henry Hyndman<\/span>, est form\u00e9e la <span lang=EN-US>Social Democratic Federation<\/span> (F\u00e9d\u00e9ration social-d\u00e9mocrate, SDF). En 1893, sous l&rsquo;impulsion de <span lang=EN-US>James Keir Hardie<\/span>, est form\u00e9 le <span lang=EN-US>Independent Labour Party<\/span> (Parti travailliste ind\u00e9pendant), avec comme objectif &quot;d&rsquo;assurer la propri\u00e9t\u00e9 collective des moyens de production, distribution et \u00e9change&quot;. Outre <span lang=EN-US>Hardie<\/span> figurent parmi les principaux dirigeants <span lang=EN-US>George Bernard Shaw<\/span> et <span lang=EN-US>Ramsay Macdonald<\/span>. Y participe entre autres <span lang=EN-US>John R.&nbsp;Clynes<\/span>. En f\u00e9vrier 1900, des repr\u00e9sentants des groupes socialistes existants en Grande Bretagne (<span lang=EN-US>Independent Labour Party, Social Democratic Federation, Fabian Society<\/span>) se r\u00e9unissent avec des dirigeants syndicaux, et il est d\u00e9cid\u00e9 de constituer un groupe travailliste distinct au sein du parlement. Un <span lang=EN-US>Labour Representation Committee<\/span> (Comit\u00e9 de repr\u00e9sentation des travailleurs, LRC) est cr\u00e9\u00e9, qui comprend: deux membres de l&rsquo;<span lang=EN-US>Independent Labour Party<\/span>, deux de la <span lang=EN-US>Social Democratic Federation<\/span>, un de la <span lang=EN-US>Fabian Society<\/span>, ainsi que sept syndicalistes. <span lang=EN-US>MacDonald<\/span> est d\u00e9sign\u00e9 comme secr\u00e9taire du LRC.<\/p> <p class=Texte>Aux \u00e9lections de 1900, le LRC obtient deux \u00e9lus \u00e0 la Chambre des communes, dont <span lang=EN-US>Keir Hardie<\/span>. En 1903 est pour la premi\u00e8re fois \u00e9lu <span lang=EN-US>Arthur Henderson<\/span>. En 1906, le nombre d&rsquo;\u00e9lus s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 29, dont <span lang=EN-US>Hardie<\/span>, <span lang=EN-US>Ramsay MacDonald<\/span>, <span lang=EN-US>Arthur Henderson<\/span>, <span lang=EN-US>John R.&nbsp;Clynes<\/span>. En f\u00e9vrier de la m\u00eame ann\u00e9e, le LRC d\u00e9cide de se transformer en <span lang=EN-US>Labour Party<\/span> (Parti travailliste), <span lang=EN-US>Hardie<\/span> devient pr\u00e9sident et <span lang=EN-US>MacDonald<\/span> secr\u00e9taire. En 1908 <span lang=EN-US>Hardie<\/span> est remplac\u00e9 par <span lang=EN-US>Henderson<\/span>; celui-ci d\u00e9missionne en 1910, finalement en 1911 <span lang=EN-US>MacDonald<\/span> devient pr\u00e9sident, avec <span lang=EN-US>Henderson<\/span> comme secr\u00e9taire.<\/p> <p class=Texte>Apr\u00e8s la d\u00e9mission du gouvernement conservateur d&rsquo;<span lang=EN-US>Arthur Balfour<\/span> en 1905, des \u00e9lections ont lieu en 1906, qui donnent la majorit\u00e9 aux lib\u00e9raux. En 1908 <span lang=EN-US>Herbert Asquith<\/span> est nomm\u00e9 premier ministre d&rsquo;un gouvernement lib\u00e9ral, qui inclut notamment <span lang=EN-US>David Lloyd George<\/span>. <span lang=EN-US>Winston Churchill<\/span>, \u00e0 cette \u00e9poque affili\u00e9 aux lib\u00e9raux, est Ministre du Commerce (1908), puis ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur (1910-1911). En 1911 est introduit le <span lang=EN-US>National Insurance Act<\/span> qui instaure un syst\u00e8me d&rsquo;assurance maladie et de ch\u00f4mage financ\u00e9 par des cotisations provenant des travailleurs et des employeurs. Au sein du Parti travailliste, <span lang=EN-US>Ramsay MacDonald<\/span> d\u00e9fend la position selon laquelle il faut ren\u00e9gocier les termes de ces mesures en un sens plus favorable aux travailleurs. Un certain nombre de dirigeants travaillistes dont <span lang=EN-US>Keir Hardie<\/span> appellent au rejet du projet gouvernemental, mais <span lang=EN-US>MacDonald<\/span> poursuit les tractations et obtient quelques concessions.<\/p> <p class=Texte><span lang=EN-US>Ramsay MacDonald<\/span> et <span lang=EN-US>Keir Hardie<\/span> sont oppos\u00e9s \u00e0 la participation de la Grande Bretagne \u00e0 la guerre. D&rsquo;autres, dont <span lang=EN-US>Arthur Henderson<\/span> et <span lang=EN-US>John R.&nbsp;Clynes<\/span> adoptent la position inverse. Lorsque le 5&nbsp;aout 1914 le Parti travailliste au parlement vote les cr\u00e9dits de guerre, <span lang=EN-US>MacDonald<\/span> d\u00e9missionne de son poste de pr\u00e9sident du parti. Il est remplac\u00e9 par <span lang=EN-US>Henderson<\/span>. En mai 1915, <span lang=EN-US>Herbert Asquith<\/span> forme un gouvernement de coalition avec les conservateurs et aussi des travaillistes, notamment <span lang=EN-US>Henderson<\/span>, et ult\u00e9rieurement aussi <span lang=EN-US>Clynes<\/span>. En d\u00e9cembre 1916, <span lang=EN-US>David Lloyd George<\/span>, lib\u00e9ral, remplace <span lang=EN-US>Asquith<\/span>. Apr\u00e8s la chute du tsar Nicolas&nbsp;II, une conf\u00e9rence internationale de n\u00e9gociations de paix est convoqu\u00e9e \u00e0 Stockholm pour juillet 1917. Dans un premier temps <span lang=EN-US>Henderson<\/span><span lang=EN-US> <\/span>est mandat\u00e9 pour rencontrer Alexandre Kerensky, le chef du gouvernement provisoire de Russie, mais sous la pression du pr\u00e9sident US <span lang=EN-US>Woodrow Wilson<\/span>, le gouvernement britannique renonce finalement \u00e0 participer \u00e0 la conf\u00e9rence. <span lang=EN-US>Henderson<\/span> d\u00e9missionne du gouvernement.<\/p> <p class=Texte>En octobre 1917, <span lang=EN-US>Arthur Henderson<\/span> est remplac\u00e9 \u00e0 son poste de pr\u00e9sident du Parti travailliste.<\/p> <p class=Texte>Aux \u00e9lections de 1918, un grand nombre de dirigeants travaillistes perdent leurs mandats, parmi eux <span lang=EN-US>Henderson<\/span>, <span lang=EN-US>Ramsay MacDonald<\/span>. <span lang=EN-US>Lloyd George<\/span> forme un nouveau gouvernement de coalition, sans le Parti travailliste. <span lang=EN-US>Winston Churchill<\/span> occupe de 1917 \u00e0 1922 les fonctions de ministre des Munitions et de secr\u00e9taire \u00e0 la Guerre.<\/p> <p class=Texte>En 1921 <span lang=EN-US>John R.&nbsp;Clynes<\/span> devient pr\u00e9sident du Parti travailliste. Il s&rsquo;oppose \u00e0 l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d&rsquo;une coop\u00e9ration avec le Parti communiste de Grande Bretagne.<\/p> <p class=Texte>En octobre 1922, <span lang=EN-US>David Lloyd George<\/span> d\u00e9missionne. Aux \u00e9lections, le Parti travailliste obtient 142&nbsp;si\u00e8ges et devient ainsi le deuxi\u00e8me groupe \u00e0 la Chambre des Communes, derri\u00e8re le Parti conservateur (347). Un gouvernement conservateur est form\u00e9. En novembre 1922 <span lang=EN-US>Ramsay MacDonald<\/span> est d\u00e9sign\u00e9 comme pr\u00e9sident du Parti travailliste. Depuis ses origines, le Parti travailliste a consid\u00e9rablement chang\u00e9 de composition. Encore en 1918, 48&nbsp;d\u00e9put\u00e9s \u00e9taient promu par des syndicats et seulement trois par le ILP. En 1922, environ 100&nbsp;d\u00e9put\u00e9s sont membres de l&rsquo;ILP, \u00e0 quoi s&rsquo;ajoutent&nbsp;32 qui sont promus par le parti, contre&nbsp;85 promus par les syndicats.<\/p> <p class=Texte>Aux \u00e9lections de 1923, le Parti travailliste obtient 191 si\u00e8ges. Le Parti conservateur obtient 258 si\u00e8ges, mais <span lang=EN-US>Herbert Asquith<\/span> d\u00e9clare que le Parti lib\u00e9ral ne maintiendra pas les <span lang=EN-US>Tories<\/span> en poste, en janvier 1924 <span lang=EN-US>Ramsay MacDonald<\/span> est d\u00e9sign\u00e9 comme Premier ministre d&rsquo;un gouvernement minoritaire, qui comprend entre autres <span lang=EN-US>Arthur Henderson<\/span> et <span lang=EN-US>John R.&nbsp;Clynes<\/span>. En octobre 1924 le gouvernement est confront\u00e9 \u00e0 une motion de censure qui obtient une majorit\u00e9 de voix. Le gouvernement d\u00e9missionne, des \u00e9lections ont lieu, les conservateurs obtiennent 412 si\u00e8ges, le Labour 151.<\/p> <p class=Texte>En 1926 <span lang=EN-US>MacDonald<\/span> refuse de soutenir la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, arg\u00fcant que les gr\u00e8ves ne devraient pas \u00eatre utilis\u00e9es comme arme politique et que le meilleur moyen d&rsquo;obtenir des r\u00e9formes sociales \u00e9tait la voie \u00e9lectorale.<\/p> <p class=Texte>Pendant la campagne \u00e9lectorale de 1929, <span lang=EN-US>David Lloyd George<\/span> (ayant succ\u00e9d\u00e9 en 1926 comme dirigeant du Parti lib\u00e9ral) publie un pamphlet proposant un programme de travaux publics pour r\u00e9sorber le ch\u00f4mage, proposition soutenue par <span lang=EN-US>John Maynard Keynes<\/span>. Les travaillistes obtiennent 287&nbsp;si\u00e8ges, les conservateurs&nbsp;261 et les lib\u00e9raux&nbsp;59. <span lang=EN-US>Ramsay MacDonald<\/span> devient premier ministre, appuy\u00e9 par les lib\u00e9raux. Le gouvernement comprend entre autres <span lang=EN-US>Arthur Henderson<\/span> et <span lang=EN-US>John R.&nbsp;Clynes<\/span>. En mars 1930 <span lang=EN-US>MacDonald<\/span> a recours \u00e0 une commission incluant <span lang=EN-US>John Maynard Keynes<\/span> (pr\u00e9sident du <span lang=EN-US>Economic Advisory Council<\/span>) pour examiner le probl\u00e8me du ch\u00f4mage. Au sein du gouvernement, les avis concernant une \u00e9ventuelle r\u00e9duction des d\u00e9penses touchant notamment les allocations ch\u00f4mage, sont divergents. Henderson est parmi les principaux opposants \u00e0 de telles mesures, et aussi Clynes. N\u00e9anmoins MacDonald est suivi par certains ministres lorsqu&rsquo;au lieu d&rsquo;une d\u00e9mission du gouvernement il annonce la formation d&rsquo;un &quot;gouvernement national&quot; qui proc\u00e8de \u00e0 la mise en oeuvre du plan de r\u00e9duction des d\u00e9penses. Lors du vote \u00e0 la Chambre des Communes en septembre 1931, le gouvernement obtient une majorit\u00e9 de 309&nbsp;voix contre&nbsp;249, mais seulement 12&nbsp;d\u00e9put\u00e9s du Parti travailliste votent pour. La direction nationale du Parti travailliste d\u00e9cide aussit\u00f4t l&rsquo;exclusion du parti des membres travaillistes du gouvernement, dont <span lang=EN-US>MacDonald<\/span>, <span lang=EN-US>Philip Snowden<\/span>, <span lang=EN-US>Jimmy Thomas<\/span> et <span lang=EN-US>John Sankey<\/span>. Le Parti travailliste, maintenant dirig\u00e9 par Arthur Henderson, passe dans l&rsquo;opposition.<\/p> <p class=Texte>Aux \u00e9lections d&rsquo;octobre 1931 <span lang=EN-US>Ramsay MacDonald<\/span> est \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une alliance anti-travailliste entre conservateurs et national-lib\u00e9raux. Le Parti travailliste obtient seulement 46&nbsp;si\u00e8ges ce \u00e0 quoi on peut ajouter les 6 si\u00e8ges obtenus par l&rsquo;ILP qui se pr\u00e9sente s\u00e9par\u00e9ment. Un certain nombre de dirigeants du Parti travailliste perdent leurs mandats, dont <span lang=EN-US>Arthur Henderson<\/span>, <span lang=EN-US>John R.&nbsp;Clynes<\/span>. <span lang=EN-US>MacDonald<\/span> est \u00e0 nouveau premier ministre.<\/p> <p class=MsoNormal>&nbsp;<\/p> <\/div> <div><br clear=all> <hr align=left size=1 width=\"33%\"> <div id=edn1> <p class=MsoEndnoteText style='margin-top:6.0pt'><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[1]<\/span><\/a>.&nbsp;La traduction des noms des partis pose quelques probl\u00e8mes s\u00e9mantiques. Syntaxiquement, \u201cVolkspartei\u201d correspond \u00e0 \u201cParti du peuple\u201d et \u201cV\u00f6lkische Partei\u201d \u00e0 \u201cParti populaire\u201d. Cependant, en allemand, \u201cv\u00f6lkisch\u201d en tant qu&rsquo;adjectif ne correspondant pas simplement&nbsp; \u00e0 \u201cVolk\u201d, mais comporte une nuance rattach\u00e9e \u00e0 \u201cVolkstum\u201d, qui signifie &quot;caract\u00e9ristiques d&rsquo;une nation&quot;.<\/p> <\/div> <div id=edn2> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[2]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;&quot;Il P.S.I., eliminato dal suo seno il blocco riformista centrista, rinnova la sua adesione alla Terza Internazionale.&quot;<\/p> <p class=MsoEndnoteText>[Giulio Trevisani: Storia del Movimento operaio italiano &#8211; vol.&nbsp;3 &#8211; Dalla Svolta liberale allo Scioglimento della C.G.L, Milano, Edizioni Avanti, 1965, p. 292.]<\/p> <\/div> <div id=edn3> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[3]<\/span><\/span><\/span><\/a> &quot;Dato che secondo gli statuti della Internazionale comunista non pu\u00f2 esserci in un paese che una Sezione dell&rsquo;Internazionale comunista, il IV Congresso mondiale decide la fusione immediata del Partito comunista e del Partito socialista d&rsquo;Italia. Il Partito unificato porter\u00e0 il nome di Partito comunista unificato d&rsquo;Italia, Sezione dell&rsquo;Internazionale comunista.&quot;<\/p> <p class=MsoEndnoteText>[Giulio <span lang=IT>Trevisani, <i>op.&nbsp;cit.<\/i>, p.&nbsp;296.]<\/span><\/p> <\/div> <\/div>\n <!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-1102\" data-postid=\"1102\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-1102 themify_builder tf_clear\">\n    <\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,10,34],"tags":[],"class_list":["post-1102","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-article-histoire","category-francais-histoire","category-ic-histoire","has-post-title","has-post-date","has-post-category","has-post-tag","has-post-comment","has-post-author",""],"builder_content":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1102"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1102"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1102\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1102"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1102"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1102"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}