{"id":1497,"date":"2025-07-06T22:24:15","date_gmt":"2025-07-06T20:24:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/?p=1497"},"modified":"2026-01-26T00:31:40","modified_gmt":"2026-01-25T23:31:40","slug":"oesterreich-anmerkungen-schober-johannes-fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/oesterreich-anmerkungen-schober-johannes-fr\/","title":{"rendered":"Annotations : Johannes Schober"},"content":{"rendered":"\n<div class=WordSection1>\n<p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span lang=DE>&nbsp;<\/span><\/p>\n<div align=center>\n<table class=MsoTableGrid border=1 cellspacing=0 cellpadding=0 style='border-collapse:collapse;border:none'>\n<tr>\n<td width=756 valign=top style='width:16.0cm;border:solid windowtext 1.0pt; padding:5.65pt 14.2pt 5.65pt 14.2pt'>\n<p class=MsoNormal align=center style='text-align:center;line-height:16.0pt; page-break-after:avoid'><b><span style='letter-spacing:1.0pt'>Autriche 1918 &#8211; 1945<br \/> Annotations historiques&nbsp;:<br \/> Johannes Schober<\/span><\/b><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table><\/div>\n<p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span lang=DE>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p class=Texte>En 1913, <span lang=DE>Schober<\/span> prit la direction de la police d&rsquo;\u00c9tat et, le 11 juin 1918, celle de la direction de la police de Vienne. Le 30 novembre 1918, il fut nomm\u00e9 chef de la police de Vienne et le 8 d\u00e9cembre de la m\u00eame ann\u00e9e, il se vit confier la direction de l&rsquo;ensemble du service de la s\u00e9curit\u00e9 publique.<\/p>\n<p class=Texte>De juin 1921 \u00e0 mai 1922, <span lang=DE>Schober<\/span> est chancelier f\u00e9d\u00e9ral, en tant que sans-parti. Sa d\u00e9mission est suivie de son r\u00e9tablissement et finalement de sa chute provoqu\u00e9e par le <span lang=DE>Gro\u00dfdeutsche Partei<\/span>. Sous le nouveau gouvernement du chancelier <span lang=DE>Ignaz Seipel<\/span>, <span lang=DE>Schober<\/span> reprend la direction de la police le 31 mai 1922.<\/p>\n<p class=Texte>Au cours des \u00e9v\u00e8nements du 15 juillet 1927, <span lang=DE>Schober<\/span> prend la d\u00e9cision, avec l&rsquo;autorisation de Seipel, d&rsquo;ouvrir le feu. 89 personnes sont tu\u00e9es par les commandos de police, dont des enfants et des spectateurs non impliqu\u00e9s. En outre, des centaines de personnes ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es par des balles de fusil, des matraques et des sabres. Les appels \u00e0 la d\u00e9mission des sociaux-d\u00e9mocrates &#8211; qui reprennent rapidement les discussions avec <span lang=DE>Schober<\/span> &#8211; se taisent rapidement et les partis bourgeois soutiennent de toute fa\u00e7on <span lang=DE>Schober<\/span>.<\/p>\n<p class=Texte>Apr\u00e8s une candidature infructueuse aux \u00e9lections pr\u00e9sidentielles de 1928, <span lang=DE>Schober<\/span> devient une nouvelle fois chancelier le 26 septembre 1929, avec le soutien particulier des <span lang=DE>Heimwehren<\/span>. La m\u00eame ann\u00e9e, il con\u00e7oit sa r\u00e9forme constitutionnelle comme un compromis avec les sociaux-d\u00e9mocrates. En raison d&rsquo;un conflit de politique personnelle, il doit \u00e0 nouveau d\u00e9missionner en septembre 1930.<\/p>\n<p class=Texte>Pour les \u00e9lections du 9 novembre 1930, <span lang=DE>Schober<\/span> se pr\u00e9sente comme t\u00eate de liste du &quot;Schoberblock&quot; (camp national-lib\u00e9ral&nbsp;: Grands Allemands et <span lang=DE>Landbund<\/span>) et obtient un succ\u00e8s d&rsquo;estime. Entre le 4 d\u00e9cembre 1930 et le 29 janvier 1932, il est vice-chancelier et ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res dans les gouvernements <span lang=DE>Otto Ender<\/span> et Karl <span lang=DE>Buresch<\/span>.<\/p>\n<p class=Intertitre2><span lang=DE>*<\/span><\/p>\n<p class=Texte style='text-indent:0cm'>Le <span lang=DE>Bluthund<\/span> du 15 juillet 1927.<\/p>\n<p class=Texte>Le terme &quot;<span lang=DE>Bluthund<\/span>&quot; d\u00e9signe en allemand la race de chiens appel\u00e9e braque en fran\u00e7ais, mais signifie litt\u00e9ralement &quot;chien sanguinaire&quot; (l\u2019\u00e9quivalent du terme fran\u00e7ais &quot;limier&quot;, plus mod\u00e9r\u00e9, se traduit en allemand par <span lang=DE>&quot;Spurhund&quot;<\/span>, c\u2019est-\u00e0-dire chien qui flaire les traces). Ce terme a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement utilis\u00e9 en Allemagne par les communistes contre les dirigeants social-d\u00e9mocrates, en particulier entre la fin 1918 et le d\u00e9but 1919.<\/p>\n<p class=Texte>On peut citer comme exemple des \u00e9v\u00e8nements de janvier 1919, quand Friedrich Ebert est chancelier du Reich et <span lang=DE>Philipp<\/span> Scheidemann l&rsquo;un des principaux responsables social-d\u00e9mocrates \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. Une forte confrontation a lieu entre le pouvoir bourgeois et les forces r\u00e9volutionnaires. Pour organiser la r\u00e9pression, le gouvernement (appel\u00e9 &quot;Conseil des commissaires du peuple&quot;), qui a pris le pouvoir au nom de la bourgeoisie, nomme Gustav Noske (SPD) commandant en chef des troupes gouvernementales pour Berlin et ses environs. Noske accepte cette responsabilit\u00e9 et commente&nbsp;: &quot;Qu&rsquo;il en soit ainsi, quelqu&rsquo;un doit faire le limier, je ne crains pas la responsabilit\u00e9&quot;<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[1]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une r\u00e9plique de Noske aux slogans diffus\u00e9s par les manifestants, notamment par le Parti communiste (KPD), qui accusaient Ebert et Scheidemann d&rsquo;\u00eatre des <span lang=DE>Bluthunde<\/span><a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'>[2]<\/span><\/span><\/span><\/a>.<\/p>\n<p class=Texte>&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div><br clear=all> <\/p>\n<hr align=left size=1 width=\"33%\">\n<div id=edn1>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'>[1]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;Noske lui-m\u00eame \u00e9crit&nbsp;:<\/p>\n<p class=MsoEndnoteText>Lundi 6 janvier [1919], j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 la chancellerie du Reich vers 8 heures. [&#8230;] Mon opinion selon laquelle il fallait maintenant essayer de r\u00e9tablir l&rsquo;ordre par la force des armes n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 contredite. Le ministre de la Guerre, le colonel Reinhardt, formula un ordre par lequel le gouvernement et le Conseil central nommaient le lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral von Hoffmann, qui se trouvait non loin de Berlin avec quelques formations, au poste de commandant en chef. On objecta \u00e0 cette d\u00e9cision que les ouvriers auraient les plus grandes r\u00e9serves \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard d&rsquo;un g\u00e9n\u00e9ral. Dans une certaine agitation, car le temps pressait, nos hommes r\u00e9clamaient des armes dans la rue, on se tenait dans le bureau d&rsquo;Ebert. Je demandai qu&rsquo;une d\u00e9cision soit prise. Quelqu&rsquo;un me dit alors&nbsp;: &quot;Alors, fais-le, toi!&quot; Ce \u00e0 quoi j&rsquo;ai r\u00e9pondu sans h\u00e9siter&nbsp;: &quot;Qu&rsquo;il en soit ainsi, quelqu&rsquo;un doit faire le limier, je ne crains pas la responsabilit\u00e9&quot;. Reinhardt a dit qu&rsquo;il avait toujours esp\u00e9r\u00e9 cette proposition. Une d\u00e9cision fut formul\u00e9e oralement de mani\u00e8re \u00e0 ce que le gouvernement et le conseil central me conf\u00e8rent les pouvoirs les plus \u00e9tendus pour r\u00e9tablir l&rsquo;ordre \u00e0 Berlin. Reinhardt barra le nom de Hoffmann et \u00e9crivit le mien \u00e0 la place. Ma nomination au poste de commandant en chef \u00e9tait effective. Je n&rsquo;ai jamais lu le texte des pouvoirs qui m&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9s et je n&rsquo;ai jamais eu ma nomination de commandant en chef entre les mains.<\/p>\n<p class=MsoEndnoteText><span lang=DE>[Gustav Noske, &quot;Von Kiel bis Kapp &#8211; Zur Geschichte der deutschen Revolution&quot;; Berlin, Verlag f\u00fcr Politik und Wirtschaft, 1920; p. 67&#8209;68.]<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn2>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'>[2]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;Ainsi, la veille, 5 janvier 1919&nbsp;: &quot;\u00c0 bas Ebert et Scheidemann, les fossoyeurs de la r\u00e9volution&quot; &#8211; &quot;Ebert et Scheidemann, <span lang=DE>Bluthunde<\/span> de la r\u00e9volution&quot;.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-1497\" data-postid=\"1497\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-1497 themify_builder tf_clear\">\n    <\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Autriche 1918 &#8211; 1945 Annotations historiques&nbsp;: Johannes Schober &nbsp; En 1913, Schober prit la direction de la police d&rsquo;\u00c9tat et, le 11 juin 1918, celle de la direction de la police de Vienne. 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