{"id":1546,"date":"2025-07-15T19:16:43","date_gmt":"2025-07-15T17:16:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/?p=1546"},"modified":"2026-01-26T00:05:03","modified_gmt":"2026-01-25T23:05:03","slug":"oesterreich-dokumente-alpine-montangesellschaft-arbeiterbewegung-fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/oesterreich-dokumente-alpine-montangesellschaft-arbeiterbewegung-fr\/","title":{"rendered":"Documents : \u00d6sterreichisch\u2011Alpine Montangesellschaft &#8211; mouvement ouvrier"},"content":{"rendered":"<div class=WordSection1> <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span lang=DE>&nbsp;<\/span><\/p> <div align=center> <table class=MsoTableGrid border=1 cellspacing=0 cellpadding=0 style='border-collapse:collapse;border:none'> <tr> <td width=756 valign=top style='width:16.0cm;border:solid windowtext 1.0pt; padding:5.65pt 14.2pt 5.65pt 14.2pt'> <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center;line-height:16.0pt; page-break-after:avoid'><b><span style='letter-spacing:1.0pt'>Autriche 1918 &#8211; 1945<br> Documents&nbsp;:<br> <\/span><\/b><b><span lang=DE style='letter-spacing:1.0pt'>\u00d6sterreichisch-Alpine Montangesellschaft<\/span><\/b><b><span style='letter-spacing:1.0pt'> &#8211; Mouvement ouvrier<\/span><\/b><\/p> <\/td> <\/tr> <\/table> <\/div> <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span lang=DE>&nbsp;<\/span><\/p> <p class=Intertitre2a><span lang=DE>\u00d6AMG &#8211; &quot;syndicats ind\u00e9pendants&quot;<\/span><span lang=DE style='font-weight:normal'>&nbsp;<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt;letter-spacing:1.0pt'>[1]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>A partir de 1925\/1926, la Soci\u00e9t\u00e9 austro-alpine du charbon et de l&rsquo;acier (\u00d6AMG) a encourag\u00e9 la cr\u00e9ation de groupes locaux de protection du patrimoine, qui ont vu le jour dans presque toutes les localit\u00e9s industrielles de Haute-Autriche dans les semaines qui ont suivi l&rsquo;incendie du palais de justice [15 juillet 1927]<span class=MsoEndnoteReference> <a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[2]<\/span><\/span><\/a><\/span>. L\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;influence directe de la direction de l&rsquo;entreprise \u00e9tait particuli\u00e8rement importante, les groupes de protection du patrimoine ont rapidement atteint un nombre de membres tr\u00e8s appr\u00e9ciable. Le recrutement des membres ne se faisait pas ouvertement par le biais de l&rsquo;entreprise, car on n&rsquo;en attendait pas un grand effet ; cependant, un travail de persuasion &#8211; souvent tol\u00e9r\u00e9 avec bienveillance par les sup\u00e9rieurs hi\u00e9rarchiques ou les coll\u00e8gues de travail &#8211; avait lieu dans les entreprises, auquel s&rsquo;ajoutaient dans de nombreux cas les avantages professionnels esp\u00e9r\u00e9s ou la peur d&rsquo;inconv\u00e9nients professionnels pouvant aller jusqu&rsquo;au licenciement. A Eisenerz, la direction convoqua fin ao\u00fbt une r\u00e9union au cours de laquelle furent discut\u00e9es \u00ab les premi\u00e8res d\u00e9marches \u00e0 entreprendre en mati\u00e8re de d\u00e9fense \u00e0 domicile \u00bb. A la t\u00eate des groupes nouvellement constitu\u00e9s se trouvaient souvent de jeunes ing\u00e9nieurs qui avaient servi comme officiers pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, Josef Oberegger, le directeur de l&rsquo;usine de hauts-fourneaux de Donawitz, et l&rsquo;ancien capitaine Walter Baumgartner. Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;Alpine, Felix Busson, \u00e9tait, en tant que chef du \u00ab groupe de lutte juridique \u00bb du Steirischer Heimatschutz, le repr\u00e9sentant de ce dernier dans les conflits judiciaires. Le directeur de l&rsquo;association des aci\u00e9ries de Haute-Autriche, Paul Weitzer, fut plus tard le r\u00e9f\u00e9rent de la direction r\u00e9gionale pour les groupes d&rsquo;aide aux femmes (c&rsquo;est-\u00e0-dire leur directeur r\u00e9gional), qui avaient \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s sous la direction d&rsquo;Irma Pfrimer, l&rsquo;\u00e9pouse du directeur r\u00e9gional. Dans ces conditions, il \u00e9tait plus facile pour le Heimatschutz de recruter des membres, et il n&rsquo;est donc gu\u00e8re \u00e9tonnant qu&rsquo;\u00e0 No\u00ebl 1928, plus de la moiti\u00e9 des employ\u00e9s de l&rsquo;usine de Donawitz \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 affili\u00e9s au Heimatschutz styrien (2 631 hommes, 700 femmes, 110 jeunes).<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Les nombreux recoupements personnels entre la Heimatschutz et la Soci\u00e9t\u00e9 alpine du charbon et de l&rsquo;acier ont \u00e9galement jou\u00e9 un r\u00f4le important dans la cr\u00e9ation du \u00ab Syndicat ind\u00e9pendant \u00bb. Celui-ci a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 le 19 mai 1928 \u00e0 Leoben et Donawitz ; les premiers fonctionnaires \u00e9taient l&rsquo;ouvrier m\u00e9tallurgiste Josef Lengauer (pr\u00e9sident), le serrurier Fritz Lichtenegger et l&rsquo;ing\u00e9nieur Josef Oberegger. Le premier directeur fut Sepp Gstrein, un ancien \u00e9tudiant dont la personnalit\u00e9 et les activit\u00e9s firent bient\u00f4t de lui l&rsquo;ennemi privil\u00e9gi\u00e9 des fonctionnaires sociaux-d\u00e9mocrates et donc de l&rsquo;Alpinepost. Le 19 juillet, les statuts furent approuv\u00e9s par d\u00e9cret du chancelier f\u00e9d\u00e9ral ; ils pr\u00e9voyaient comme but de l&rsquo;association la promotion des \u00ab aspirations \u00e9conomiques et intellectuelles des travailleurs \u00bb ; les statuts stipulaient que les objectifs devaient \u00eatre poursuivis sans tenir compte des int\u00e9r\u00eats des partis politiques et sans \u00ab exercer de contrainte politique \u00bb. Parmi les moyens pr\u00e9vus \u00e0 cet effet, la gr\u00e8ve n&rsquo;\u00e9tait pas explicitement mentionn\u00e9e. Il n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 si ce moyen serait utilis\u00e9. Le domaine d&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;UG \u00e9tait mentionn\u00e9 comme \u00e9tant l&rsquo;ensemble du territoire f\u00e9d\u00e9ral ; les premi\u00e8res cr\u00e9ations de groupes locaux ont cependant eu lieu presque exclusivement en (Haute) Styrie.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>En ce qui concerne le financement des activit\u00e9s syndicales, on peut supposer que l&rsquo;\u00d6AMG a accord\u00e9 de g\u00e9n\u00e9reuses subventions ; le fait que l&rsquo;UG ait d\u00e9clar\u00e9 percevoir des cotisations nettement inf\u00e9rieures \u00e0 celles d&rsquo;autres syndicats, tout en \u00e9tant en mesure de mettre en place et de maintenir des institutions de soutien \u00e0 grande \u00e9chelle, en est un indice. Les journaux sociaux-d\u00e9mocrates ont parl\u00e9 d&rsquo;une contribution financi\u00e8re de 7.000 schillings lors de la cr\u00e9ation de l&rsquo;UG, dont 6.000 schillings provenaient de la Alpine Montangesellschaft ; en novembre 1930, selon les journaux, l&rsquo;association des aci\u00e9ries de Haute-Styrie et les usines Felten &amp; Guillaume (Bruck an der Mur) apparaissaient \u00e9galement comme bailleurs de fonds. Le soutien de l&rsquo;\u00d6AMG au syndicat ind\u00e9pendant se manifeste \u00e9galement sur le plan journalistique : le premier num\u00e9ro du Werkszeitung paru apr\u00e8s la cr\u00e9ation du syndicat comportait en premi\u00e8re page un article soutenant plus ou moins directement les objectifs et les m\u00e9thodes de la nouvelle association de travailleurs. Le r\u00e9dacteur du Werkszeitung, Hermann Scheucher, \u00e9tait cofondateur du groupe de protection de la patrie \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole sup\u00e9rieure montaniste de Leoben et, en tant que directeur de l&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;usine de Donawitz, il pouvait \u00e9galement agir dans le sens de l&rsquo;\u00d6VTA<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[3]<\/span><\/span><\/span><\/a>. Au d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1929, les groupes locaux existants ont \u00e9t\u00e9 divis\u00e9s en sections d&rsquo;ouvriers et d&#8217;employ\u00e9s ; dans l&rsquo;ensemble, l&rsquo;expansion territoriale de l&rsquo;UG a pris fin \u00e0 cette date &#8211; \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s ; au total, environ 300 organisations locales ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es. Le centre de gravit\u00e9 de l&rsquo;UG se trouvait naturellement en Styrie ; en outre, on pouvait constater une activit\u00e9 intense surtout en Carinthie (entre autres \u00e0 H\u00fcttenberg et Bleiberg) et dans la r\u00e9gion industrielle de Basse-Autriche (Ternitz-Neunkirchen), c&rsquo;est-\u00e0-dire dans des r\u00e9gions o\u00f9 l&rsquo;on pouvait \u00e9galement constater une forte influence styrienne dans le domaine de la d\u00e9fense \u00e0 domicile. En Haute-Autriche, tout comme au Tyrol et \u00e0 Vienne, on n&rsquo;a pu s&rsquo;implanter que lentement, bien que dans ces deux derniers L\u00e4nder, on ait pu s&rsquo;appuyer sur l&rsquo;infrastructure du \u00ab syndicat ouvrier allemand \u00bb d&rsquo;orientation v\u00f6lkisch. Au centre de l&rsquo;agitation politique de l&rsquo;UG se trouvait tout d&rsquo;abord la pr\u00e9tendue \u00ab mauvaise gestion \u00bb des partis et de leurs organisations syndicales correspondantes, en particulier de l&rsquo;association des mineurs ou des m\u00e9tallurgistes sociaux-d\u00e9mocrates. Le nouveau syndicat se consid\u00e9rait comme le porte-parole des \u00ab fatigu\u00e9s du parti \u00bb et des \u00ab ind\u00e9pendants \u00bb [sic], qui voulaient lutter contre les \u201cmalversations\u201d et la \u00ab terreur du parti \u00bb. Les anciens syndicats non socialistes, en tant que partie du syst\u00e8me existant, n&rsquo;\u00e9taient pas aptes \u00e0 mener cette lutte et s&rsquo;\u00e9taient montr\u00e9s, selon le syndicat Heimatschutz, trop enclins au compromis. Les syndicats sociaux-d\u00e9mocrates ont d&rsquo;abord r\u00e9agi \u00e0 la menace de la nouvelle f\u00e9d\u00e9ration en am\u00e9liorant la mise en r\u00e9seau de leurs propres groupes ; lors de leur congr\u00e8s syndical de juin 1928, ils ont cr\u00e9\u00e9 la \u00ab Bund Freier Gewerkschaften \u00d6sterreichs \u00bb (f\u00e9d\u00e9ration des syndicats libres d&rsquo;Autriche), qui devait permettre une approche uniforme des questions importantes. Un an plus tard, les diff\u00e9rents groupes locaux de l&rsquo;UG se sont mis en r\u00e9seau de mani\u00e8re similaire et ont fond\u00e9 le \u00ab Bund unabh\u00e4ngiger Gewerkschafter \u00bb (Bug\u00f6), auquel appartenaient, outre les \u201cUnabh\u00e4ngige\u201d eux-m\u00eames, des organisations similaires \u00ab \u00e9conomiquement pacifiques \u00bb, par exemple dans le domaine des fonctionnaires des postes, des employ\u00e9s communaux ou des cheminots. Le pr\u00e9sident f\u00e9d\u00e9ral \u00e9tait Fritz Lichtenegger. L&rsquo;organisation de l&rsquo;UG ne se limitait pas aux entreprises de la Alpine Montangesellschaft, m\u00eame si c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;elle a vu le jour en premier et qu&rsquo;elle s&rsquo;est le plus fortement d\u00e9velopp\u00e9e. Le Bug\u00f6 publia \u00e0 l&rsquo;automne 1929 un catalogue de neuf revendications, dont la cr\u00e9ation d&rsquo;un \u00c9tat autoritaire, l&rsquo;ordre \u00e9conomique corporatif, les r\u00e9ductions d&rsquo;imp\u00f4ts, la d\u00e9politisation de la vie publique et plusieurs revendications politico-\u00e9conomiques qui allaient devenir des \u00ab classiques \u00bb de l&rsquo;UG et du Steirischer Heimatschutz : Le \u00ab rel\u00e8vement de l&rsquo;\u00e9conomie nationale par la promotion de la production nationale afin d&rsquo;\u00eatre le plus ind\u00e9pendant possible du march\u00e9 du travail \u00e9tranger \u00bb, ceci par \u00ab l&rsquo;\u00e9limination de la lutte des classes qui paralyse l&rsquo;\u00e9conomie nationale par le d\u00e9veloppement d&rsquo;organisations corporatives et d&rsquo;une juridiction \u00e9tatique du travail \u00bb et un nouveau \u00ab contr\u00f4le \u00e9tatique du march\u00e9 du travail par la cr\u00e9ation d&rsquo;une loi renforc\u00e9e sur la protection des travailleurs nationaux et d&rsquo;une loi sur la protection de la production nationale \u00bb \u00e0 introduire. &quot;<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>D\u00e8s les \u00e9lections des comit\u00e9s d&rsquo;entreprise de 1928, la liste de l&rsquo;UG ou de la Heimatschutz a pu gagner cinq mandats \u00e0 Donawitz et \u00e0 Seegraben, tout d&rsquo;abord au d\u00e9triment des syndicalistes communistes, dont le nombre de mandats a diminu\u00e9 de plus de moiti\u00e9, tandis que les sociaux-d\u00e9mocrates et les chr\u00e9tiens-sociaux ont pu s&rsquo;affirmer assez bien dans cette phase initiale de l&rsquo;UG. Les \u00e9lections ont \u00e9galement montr\u00e9 la violence des d\u00e9bats politiques au sein des entreprises de l&rsquo;\u00d6AMG, qui se sont sold\u00e9s par des accusations r\u00e9ciproques : le Heimatschutz s&rsquo;est vu contraint de lutter contre la \u00ab terreur de la pire esp\u00e8ce \u00bb que le parti social-d\u00e9mocrate dominant avait instaur\u00e9e. Naturellement, les sociaux-d\u00e9mocrates ont vu la menace venir de la direction oppos\u00e9e : en septembre 1928, le principal th\u00e9oricien de l&rsquo;austromarxisme, le d\u00e9put\u00e9 NRA Otto Bauer, a pris la parole \u00e0 Eisenerz et a fait appel \u00e0 \u00ab l&rsquo;amour de la libert\u00e9 \u00bb des ouvriers. Dans une lettre datant de cette \u00e9poque, il qualifiait les activit\u00e9s du camp adverse de \u00ab terreur alpine \u00bb et de \u00ab despotisme d&rsquo;entreprise d&rsquo;Apold \u00bb [directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;\u00d6AMG]. Il est sans doute vrai que les deux parties utilisaient des m\u00e9thodes impensables dans une perspective actuelle ; l&rsquo;Alpine \u00e9tait toutefois dans une meilleure position \u00e0 long terme, car elle pouvait exercer une influence nettement plus grande gr\u00e2ce \u00e0 une politique d&#8217;embauche ou de licenciement cibl\u00e9e et \u00e0 des m\u00e9canismes tels que l&rsquo;attribution de logements d&rsquo;entreprise et l&rsquo;interdiction des journaux sociaux-d\u00e9mocrates sur les lieux de travail. Il ne fait aucun doute que l&rsquo;augmentation du nombre de membres de la Heimwehr parmi les ouvriers de Haute-Autriche s&rsquo;explique notamment par des consid\u00e9rations opportunistes, ce qui est \u00e9galement compr\u00e9hensible au vu des circonstances de l&rsquo;\u00e9poque. Un an plus tard, le syndicat ind\u00e9pendant avait presque enti\u00e8rement remport\u00e9 les voix des fractions communistes et chr\u00e9tiennes, de sorte que les deux groupes ne pouvaient plus obtenir de mandat \u00e0 Donawitz ; le rapport entre les syndicalistes sociaux-d\u00e9mocrates et ceux du Heimatschutz \u00e9tait d\u00e9sormais de 10 \u00e0 10 ; les sociaux-d\u00e9mocrates avaient obtenu 1815 voix, l&rsquo;UG 1740. Par la suite, \u00e0 Eisenerz, une liste unique compos\u00e9e de syndicats ind\u00e9pendants et chr\u00e9tiens s&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises, sous la pression de la direction de l&rsquo;usine. A Seegraben aussi, l&rsquo;UG a pu augmenter progressivement sa part de voix, devenant la deuxi\u00e8me force d\u00e8s sa premi\u00e8re apparition en 1928, gagnant un mandat suppl\u00e9mentaire en 1929 et devenant la premi\u00e8re force en 1930, sans toutefois y atteindre la majorit\u00e9 absolue ; cela n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 possible qu&rsquo;un an plus tard. Une \u00e9volution similaire a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e jusqu&rsquo;en 1932 dans la plupart des entreprises de l&rsquo;\u00d6AMG ; l&rsquo;influence de l&rsquo;UG a \u00e9t\u00e9 la plus forte au sein du comit\u00e9 d&rsquo;entreprise de l&rsquo;usine sid\u00e9rurgique de Donawitz, o\u00f9 l&rsquo;organisation de Lengauer et Lichtenegger a pu remporter tous les mandats lors des \u00e9lections de 1931 et 1932, les organisations sociales-d\u00e9mocrates et chr\u00e9tiennes-sociales devenant ainsi relativement insignifiantes. C&rsquo;est justement \u00e0 Donawitz que le Heimatschutz avait atteint sa plus grande force ; en 1928, l&rsquo;association comptait 2.360 membres, un an plus tard, ce chiffre \u00e9tait pass\u00e9 \u00e0 3.232 ; le groupe d&rsquo;aide aux femmes comptait 1.200 membres. Environ 70% des d\u00e9fenseurs de la patrie de Donawitz \u00e9taient des ouvriers, ce que les journaux favorables \u00e0 la d\u00e9fense de la patrie ne manquaient pas de souligner. La partie adverse soulignait que sur un effectif de plus de 3.000 hommes, l&rsquo;UG n&rsquo;avait obtenu que 1.740 voix lors de l&rsquo;\u00e9lection du comit\u00e9 d&rsquo;entreprise, ce que la partie social-d\u00e9mocrate consid\u00e9rait comme la preuve que de nombreux membres de la Heimatwehr \u00e9taient int\u00e9rieurement hostiles \u00e0 l&rsquo;organisation. Cette appr\u00e9ciation est probablement valable dans l&rsquo;ensemble, m\u00eame s&rsquo;il faut tenir compte du fait qu&rsquo;il y avait aussi \u00e0 Donawitz des membres de la Heimatschutz qui n&rsquo;\u00e9taient pas des employ\u00e9s d&rsquo;Alpine. Dans l&rsquo;ensemble, on peut dire que le Heimwehr, et donc l&rsquo;UG, a moins r\u00e9ussi \u00e0 gagner les sociaux-d\u00e9mocrates convaincus que les personnes plut\u00f4t d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9es par la politique et les opportunistes. Il ne faut cependant pas oublier qu&rsquo;il existait, notamment dans les entreprises de Haute-Autriche, une certaine base d&rsquo;\u00e9lecteurs protestataires qui avaient justement vot\u00e9 communiste en 1925 et qui se sont ensuite tr\u00e8s vite rapproch\u00e9s du syndicat de la Heimwehr. Josef Oberegger lui-m\u00eame semblait bien conscient de ces faits lorsqu&rsquo;il \u00e9crivit : \u00ab Il n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 dans notre intention de n&rsquo;admettre dans notre f\u00e9d\u00e9ration que des hommes convaincus \u00e0 la base, c&rsquo;\u00e9tait plut\u00f4t l&rsquo;une de nos t\u00e2ches principales que d&rsquo;organiser le mouvement de telle sorte que l&rsquo;individu doive acqu\u00e9rir en peu de temps la conviction intime qu&rsquo;il sert une bonne cause, qui cherche \u00e0 promouvoir le bien-\u00eatre et l&rsquo;ascension de l&rsquo;ensemble du peuple allemand et donc aussi de chaque individu \u00bb. En outre, Oberegger a d\u00e9clar\u00e9 que la fondation de l&rsquo;UG s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9roul\u00e9e ind\u00e9pendamment de la Heimatschutz, ce qui n&rsquo;est manifestement pas plus vrai que l&rsquo;assurance de Gstrein selon laquelle le nouveau syndicat \u00e9tait ind\u00e9pendant du patronat ; m\u00eame la pr\u00e9sentation officielle de l&rsquo;\u00ab \u00d6sterreichischer Heimatschutz-Jahrbuch \u00bb mentionne que celui-ci a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 par des membres de la Heimatschutz. Un article d&rsquo;Oberegger dans le journal de combat de l&rsquo;UG est remarquable, dans lequel il loue ouvertement les syndicats sociaux-d\u00e9mocrates pour les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re de droits des travailleurs : &quot;Personne de plus raisonnable ne pourra nier les m\u00e9rites que le socialisme autrichien a acquis pour l&rsquo;am\u00e9lioration sociale de l&rsquo;ouvrier. [&#8230;] Avoir surmont\u00e9 l&rsquo;\u00e9tat anarchique du march\u00e9 libre du travail par une l\u00e9gislation sociale, c&rsquo;est le grand m\u00e9rite du socialisme pour le travailleur. Mais entre-temps, on a assist\u00e9 \u00e0 un changement de conscience majeur \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la question sociale. [&#8230;] La perspective particulariste de l&rsquo;entrepreneur individuel a fait place, suite aux grandes concentrations, \u00e0 une perspective universaliste englobant l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9conomie. L&rsquo;entrepreneur moderne consid\u00e8re l&rsquo;\u00e9conomie comme un tout et lui-m\u00eame comme une partie de celle-ci&quot;. Les explications d&rsquo;Oberegger donnent un aper\u00e7u remarquable de l&rsquo;attitude int\u00e9rieure du fonctionnaire de l&rsquo;UG vis-\u00e0-vis des \u00ab rouges \u00bb : selon lui, la gr\u00e8ve et les m\u00e9thodes similaires \u00e9taient autrefois n\u00e9cessaires, mais elles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9es par la nouvelle id\u00e9e de stands. (Un contraste consid\u00e9rable avec de nombreux penseurs de l&rsquo;\u00c9tat corporatif, comme Othmar Spann, qui insistait sur le fait que l&rsquo;opposition d&rsquo;int\u00e9r\u00eats entre employeurs et employ\u00e9s n&rsquo;avait jamais exist\u00e9, qu&rsquo;elle n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 \u00ab \u00e9voqu\u00e9e \u00bb que par le marxisme). <\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>L&rsquo;exemple d&rsquo;Oberegger est sans doute celui qui illustre le mieux l&rsquo;imbrication et le chevauchement entre l&rsquo;entreprise, le Heimatschutz et le syndicat : en tant que directeur de l&rsquo;exploitation des hauts-fourneaux, il disposait d&rsquo;une position de force au sein de l&rsquo;\u00d6AMG Donawitz ; en m\u00eame temps, il \u00e9tait \u00e0 la t\u00eate de la section locale du Heimatschutz dans la m\u00eame ville et, en outre, homme de confiance et fonctionnaire dirigeant de l&rsquo;UG. Il a r\u00e9ussi, notamment gr\u00e2ce \u00e0 une politique du personnel habile, \u00e0 faire de son \u00e9quipe de hauts-fourneaux le noyau de la protection du patrimoine dans la r\u00e9gion industrielle de l&rsquo;Oberirische. Son influence au sein du Heimatschutz est attest\u00e9e par le fait qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 directeur du bureau d&rsquo;organisation de l&rsquo;association autrichienne d&rsquo;autoprotection (Bundes der \u00f6sterreichischen Selbstschutzverb\u00e4nde) lors de la prise de pouvoir de Starhemberg en septembre 1930. L&rsquo;\u00e9troite imbrication entre la Heimatschutz et l&rsquo;UG est \u00e9galement illustr\u00e9e par le fait que Josef Lengauer a \u00e9t\u00e9 t\u00eate de liste du Heimatblock dans la circonscription 23 (Haute-Styrie) lors des \u00e9lections nationales de novembre 1930 ; il s&rsquo;agissait de la seule circonscription de toute l&rsquo;Autriche dans laquelle la liste de la Heimwehr a pu obtenir un mandat de base. En r\u00e9sum\u00e9, on peut dire que l&rsquo;\u00ab ind\u00e9pendance \u00bb du syndicat ind\u00e9pendant \u00e9tait fond\u00e9e en premier lieu sur le rejet du travail politique et id\u00e9ologique des partis \u00e9tablis ; le contact avec un \u00ab mouvement populaire \u00bb transcendant les partis, comme le repr\u00e9sentait la Heimwehr selon sa propre conception, ne semblait donc pas poser de probl\u00e8me.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>En mars 1930, l&rsquo;UG s&rsquo;est adress\u00e9e au public avec son propre programme \u00e9conomique. En ce qui concerne la production et le travail nationaux, des mesures protectionnistes tr\u00e8s strictes \u00e9taient exig\u00e9es, des projets de construction publique devaient \u00eatre lanc\u00e9s \u00e0 l&rsquo;aide de \u00ab l&rsquo;assistance productive aux ch\u00f4meurs \u00bb ; une intensification de l&rsquo;agriculture et la culture de terres jusqu&rsquo;alors improductives devaient conduire \u00e0 la \u00ab cr\u00e9ation de nouvelles exploitations agricoles viables \u00bb &#8211; une exigence remarquable pour un syndicat (ouvrier). La r\u00e9duction des heures suppl\u00e9mentaires et le licenciement des doubles salaires devaient cr\u00e9er de nouveaux emplois. Mais le point central \u00e9tait la demande d&rsquo;un moratoire sur les cr\u00e9dits et les imp\u00f4ts pour les entreprises en difficult\u00e9 \u00e9conomique, ce qui devait servir \u00e0 pr\u00e9server les emplois existants dans le commerce et l&rsquo;industrie. (L&rsquo;impact d&rsquo;un tel moratoire sur le budget de l&rsquo;\u00c9tat et sur le syst\u00e8me bancaire autrichien, d\u00e9j\u00e0 fragile, n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 plus en d\u00e9tail).<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>En 1929, l&rsquo;UG avait d\u00e9j\u00e0 atteint une telle position en termes de nombre de membres dans de nombreuses entreprises de la Alpine Montangesellschaft que la direction de l&rsquo;entreprise d\u00e9cida de conclure la nouvelle convention collective, qui devait remplacer celle en vigueur de 1922 \u00e0 1927, avec cette organisation. Le syndicat ind\u00e9pendant, en principe favorable aux entreprises, \u00e9tait le bienvenu en tant que partenaire de n\u00e9gociation dans ce sens, car les sociaux-d\u00e9mocrates avaient, du point de vue de l&rsquo;\u00d6AMG, formul\u00e9 des revendications salariales \u00ab d\u00e9mesur\u00e9es \u00bb au cours des ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes afin de regagner la confiance d\u00e9clinante des ouvriers et des employ\u00e9s et avaient \u00e0 plusieurs reprises lanc\u00e9 des mesures de gr\u00e8ve \u00e0 motivation purement politique. La nouvelle convention collective a entra\u00een\u00e9 des d\u00e9t\u00e9riorations pour les travailleurs dans le domaine de la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e0 la pi\u00e8ce et des heures suppl\u00e9mentaires, ainsi que dans les r\u00e9glementations relatives aux primes de jours f\u00e9ri\u00e9s. De plus, la marge de cod\u00e9cision des comit\u00e9s d&rsquo;entreprise a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite au profit de la direction. L&rsquo;\u00e9valuation des performances, en particulier, qui constitue la base du syst\u00e8me de r\u00e9mun\u00e9ration \u00e0 la pi\u00e8ce, rel\u00e8ve d\u00e9sormais exclusivement de la direction de l&rsquo;usine. Il convient de noter que la nouvelle convention collective a \u00e9t\u00e9 conclue avec l&rsquo;UG \u00e0 un moment o\u00f9 celle-ci ne disposait pas encore de la majorit\u00e9 (des voix ou des mandats) au sein des comit\u00e9s d&rsquo;entreprise. L&rsquo;entente (\u00e9galement bonne sur le plan personnel) entre la direction de l&rsquo;entreprise et le syndicat dans le sens de l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une \u00ab communaut\u00e9 d&rsquo;usine \u00bb a en tout cas \u00e9t\u00e9 effective lors de la n\u00e9gociation de la convention collective, comme l&rsquo;a not\u00e9 avec malice l&rsquo;Alpinepost<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[4]<\/span><\/span><\/span><\/a>. L&rsquo;\u00e9volution des salaires est rest\u00e9e en tout cas en de\u00e7\u00e0 du niveau viennois, ce qui s&rsquo;explique notamment par le taux de ch\u00f4mage constamment \u00e9lev\u00e9 dans la r\u00e9gion industrielle de l&rsquo;Oberirische, qui faisait qu&rsquo;il \u00e9tait conseill\u00e9 aux ouvriers d&rsquo;exercer une activit\u00e9 lucrative au sein de la Alpine Montangesellschaft, m\u00eame \u00e0 des conditions relativement mauvaises. En outre, les capitaux propres, qui ont afflu\u00e9 surtout en 1923 et 1924, ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s de pr\u00e9f\u00e9rence pour les activit\u00e9s d&rsquo;investissement de l&rsquo;entreprise.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>La crise \u00e9conomique mondiale, qui a eu pour la premi\u00e8re fois des r\u00e9percussions massives sur la gestion de l&rsquo;\u00d6AMG \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1929, a ensuite \u00e9galement entra\u00een\u00e9 une \u00e9volution critique du syndicat ind\u00e9pendant qui lui \u00e9tait \u00e9troitement li\u00e9. En 1932, le chiffre d&rsquo;affaires ne repr\u00e9sentait plus que 38,2 % de celui de 1929, ce qui a entra\u00een\u00e9 une chute dramatique des recettes. Pour combler l&rsquo;\u00e9cart consid\u00e9rable qui s&rsquo;\u00e9tait creus\u00e9 entre les co\u00fbts et les recettes et pour compenser les amortissements, il a fallu proc\u00e9der \u00e0 la dissolution des r\u00e9serves. La r\u00e9action de la direction a \u00e9galement consist\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire le nombre de salari\u00e9s : en 1929, l&rsquo;\u00d6AMG comptait 13.265 employ\u00e9s, un an plus tard seulement 10.391, soit une diminution de pr\u00e8s de 22( !) %. Cette \u00e9volution peut \u00e9galement \u00eatre observ\u00e9e \u00e0 travers la masse salariale vers\u00e9e, qui a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9e par deux jusqu&rsquo;en 1932, la somme des salaires diminuant beaucoup moins que celle des r\u00e9mun\u00e9rations, ce qui indique que ce sont surtout les ouvriers qui ont \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9s dans un premier temps. De m\u00eame, en 1932, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des ouvriers de la m\u00e9tallurgie et de la sid\u00e9rurgie styriennes \u00e9taient au ch\u00f4mage partiel. En d\u00e9cembre 1930, la direction de l&rsquo;entreprise a inform\u00e9 l&rsquo;UG de son intention de suspendre la convention collective conclue un an plus t\u00f4t, afin de pouvoir appliquer des r\u00e9ductions de salaire importantes (jusqu&rsquo;\u00e0 20 %). Selon le directeur g\u00e9n\u00e9ral Apold, la situation \u00e9conomique grave de l&rsquo;\u00d6AMG s&rsquo;explique par la forte concurrence sur le march\u00e9 international du charbon et la baisse des prix du fer sur le march\u00e9 mondial, qui ont entra\u00een\u00e9 des difficult\u00e9s d&rsquo;\u00e9coulement, ainsi que par l&rsquo;augmentation des charges sociales de l&rsquo;entreprise. Si les r\u00e9ductions de salaires \u00e9taient refus\u00e9es, cela entra\u00eenerait la fermeture des entreprises. Lors de la s\u00e9ance du Conseil national du 27 d\u00e9cembre 1930, le pr\u00e9sident de l&rsquo;UG, Lengauer, a lu int\u00e9gralement la lettre d&rsquo;Apold \u00e0 ce sujet et, avec Fritz Lichtenegger et d&rsquo;autres, a adress\u00e9 une demande urgente au chancelier f\u00e9d\u00e9ral pour qu&rsquo;il emp\u00eache la r\u00e9duction des salaires ou les fermetures d&rsquo;entreprises. Lengauer qualifiait ces mesures d&rsquo;inacceptables, on ne pouvait accepter que les cons\u00e9quences de la crise \u00e9conomique soient report\u00e9es sur les travailleurs et demandait une intervention du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, dont il critiquait vivement l&rsquo;inaction en mati\u00e8re de politique \u00e9conomique. Il a soulign\u00e9 les cons\u00e9quences sociales pour les travailleurs et leurs familles, mais aussi pour l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9gionale dans son ensemble, et a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 sa conviction de la fonction de l&rsquo;\u00c9tat et de la mission du syndicat :<\/span><\/p> <p class=MsoQuote><span lang=DE>&quot;Es geht uns um mehr als um Klassenkampf zwischen Volksgenossen, es geht uns um mehr als um den Kampf zwischen Arbeitgebern und Arbeitnehmern [&#8230; ] Wir wollen die Regierung darauf aufmerksam machen, da\u00df sie als oberste Stelle des Staates berufen und bem\u00fc\u00dfigt ist, in solchen Streitf\u00e4llen, die sich naturgem\u00e4\u00df zwischen Arbeitnehmern und Arbeitgebern ergeben, einzugreifen und diese Streitf\u00e4lle im Interesse der Volkswirtschaft zu schlichten. [&#8230; ] Daher sagen wir im Sinne der Volksgemeinschaft, da\u00df das Verh\u00e4ltnis zwischen Arbeit und Kapital nur durch eine Verst\u00e4ndigung der beiderseitigen Verb\u00e4nde unter Mitarbeit der Regierung geregelt werden kann.&quot;<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>La motion de Lengauer, avec un ajout d&rsquo;un mandataire social-d\u00e9mocrate, fut finalement adopt\u00e9e par les voix de la social-d\u00e9mocratie et du Heimatblock, bien que des d\u00e9put\u00e9s sociaux-d\u00e9mocrates et chr\u00e9tiens-sociaux aient reproch\u00e9 \u00e0 l&rsquo;UG, lors du d\u00e9bat, d&rsquo;avoir consid\u00e9rablement affaibli la force de frappe du mouvement ouvrier par le pass\u00e9. Par la suite, l&rsquo;association des industriels bloqua (au moins temporairement) les subventions aux Heimwehren. Pfrimer soutint \u00e9galement l&rsquo;UG \u00e0 cet \u00e9gard ; notamment parce que l&rsquo;inaction de la Heimatschutz risquait de pousser les ouvriers \u00e0 se tourner vers le NSDAP en pleine ascension, qui avait d&rsquo;ailleurs d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 des partisans parmi les propri\u00e9taires allemands de l&rsquo;Alpine Montangesellschaft. Pour la premi\u00e8re et unique fois, Pfrimer s&rsquo;opposa r\u00e9solument aux int\u00e9r\u00eats de l&rsquo;\u00d6AMG. Dans le journal de l&rsquo;usine Alpine, le directeur g\u00e9n\u00e9ral de VASTAG, Albert V\u00f6gler, prit lui-m\u00eame la parole et parla de nouveaux d\u00e9veloppements et de la compr\u00e9hension croissante de la population pour l&rsquo;interd\u00e9pendance de la science, de l&rsquo;\u00e9conomie et de la technique ; l&rsquo;ambiance optimiste qui en r\u00e9sulterait pr\u00e9parerait une reprise \u00e9conomique prochaine. L&rsquo;article de V\u00f6gler peut \u00eatre compris comme une invitation indirecte \u00e0 faire confiance \u00e0 l&rsquo;expertise technico-\u00e9conomique de la direction de l&rsquo;entreprise plut\u00f4t que d&rsquo;exiger des mesures politiques de grande envergure. La pr\u00e9sentation officielle selon laquelle les dirigeants de l&rsquo;UG auraient convaincu les travailleurs de la n\u00e9cessit\u00e9 des r\u00e9ductions de salaire dans l&rsquo;esprit de la \u00ab communaut\u00e9 d&rsquo;usine \u00bb n&rsquo;est en tout cas pas exacte.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>En r\u00e9alit\u00e9, le syndicat ind\u00e9pendant a rapidement perdu sa cr\u00e9dibilit\u00e9 et ses membres, car son interpr\u00e9tation \u00ab \u00e9conomiquement pacifique \u00bb de l&rsquo;id\u00e9e syndicale n&rsquo;apportait manifestement aucun avantage \u00e9conomique concret aux ouvriers et aux employ\u00e9s. (Le fait que son journal ait calcul\u00e9 qu&rsquo;en l&rsquo;espace d&rsquo;un an, on avait donn\u00e9 5.243 renseignements juridiques oraux et 786 \u00e9crits, effectu\u00e9 479 interventions et 107 actions en justice et vers\u00e9 au total 35.239,97 schillings de soutien n&rsquo;a pas aid\u00e9). Des r\u00e9unions d&rsquo;entreprise ont certes \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es pour protester contre les r\u00e9ductions de salaire, mais aucune mesure efficace n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 prise, l&rsquo;UG est rest\u00e9e largement passive. En revanche, le NSDAP avait nettement le vent en poupe en Autriche, au moins depuis les \u00e9lections allemandes au Reichstag en septembre 1930 ; rien qu&rsquo;en Styrie, le nombre de ses membres a augment\u00e9 de 67,5 % ( !) au quatri\u00e8me trimestre de cette ann\u00e9e. Au tournant des ann\u00e9es 1930 et 1931, l&rsquo;agitation des nationaux-socialistes \u00e9tait surtout dirig\u00e9e contre le Steirischer Heimatschutz, pr\u00e9sent\u00e9 comme une marionnette du parti chr\u00e9tien-social (une accusation certainement fausse \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque) et comme un outil de la grande industrie, notamment de l&rsquo;\u00d6AMG. Ce dernier reproche s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 exact et a permis d&rsquo;obtenir le d\u00e9tachement des membres du Heimatsch\u00fctz et de l&rsquo;UG, en particulier ceux issus de la classe ouvri\u00e8re de Haute-Autriche, de ces associations. Le putsch de Pfrimer doit lui aussi \u00eatre r\u00e9\u00e9valu\u00e9 dans ce contexte : une action directe contre le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral \u00ab inactif \u00bb en mati\u00e8re de politique \u00e9conomique aurait de nouveau li\u00e9 \u00e0 la Heimatschutz les partisans qui souffraient de la crise, tandis qu&rsquo;un cours favorable au compromis aurait probablement entra\u00een\u00e9 des d\u00e9parts en masse. La crise \u00e9conomique a entra\u00een\u00e9 une d\u00e9tresse inimaginable au sein de la population ; les employ\u00e9s organis\u00e9s au sein de l&rsquo;UG ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s par des r\u00e9ductions de salaire, des licenciements et des fermetures d&rsquo;entreprises (par exemple au d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1932 \u00e0 Donawitz, Kindberg et Zeltweg), tout comme ceux qui \u00e9taient rest\u00e9s membres des organisations sociales-d\u00e9mocrates ou chr\u00e9tiennes-sociales. Par la suite, lorsque les divisions au sein du mouvement autrichien de d\u00e9fense de l&rsquo;int\u00e9rieur se sont manifest\u00e9es ouvertement, les principaux militants de l&rsquo;UG, Lengauer, Lichtenegger et Oberegger, ont rejoint la direction de Starhemberg et sont finalement devenus des fonctionnaires de premier plan du syndicat unique ou des organisations professionnelles correspondantes au sein de l&rsquo;\u00c9tat corporatiste. Lengauer fut finalement licenci\u00e9 par la direction de l&rsquo;\u00d6AMG, devenue entre-temps national-socialiste.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>L&rsquo;\u00d6AMG et la f\u00e9d\u00e9ration des aci\u00e9ries ont cess\u00e9 leurs versements \u00e0 la Steirischer Heimatschutz (direction Kammerhofer) au plus tard fin 1932, et lorsque la demande de soutien financier de Kammerhofer au gouvernement allemand du Reich a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, le ralliement de cette organisation au NSDAP s&rsquo;est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 ; cela peut finalement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une cause directe de la nouvelle \u00ab communaut\u00e9 de combat \u00bb d&rsquo;avril 1933. Le syndicat ind\u00e9pendant s&rsquo;est ensuite pr\u00e9sent\u00e9 aux \u00e9lections avec des repr\u00e9sentants des travailleurs nazis ; la cr\u00e9ation du \u00ab Deutsche Arbeitergewerkschaft \u00bb en juillet 1933 et la dissolution de la plupart des sections locales de l&rsquo;UG la m\u00eame ann\u00e9e peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme la fin du d\u00e9veloppement de cette repr\u00e9sentation ouvri\u00e8re \u00ab \u00e9conomiquement pacifique \u00bb en Styrie. Le hissage d&rsquo;un drapeau \u00e0 croix gamm\u00e9e sur la chemin\u00e9e de la fonderie de l&rsquo;usine de Donawitz, le 1er mai 1933, symbolise le ralliement de l&rsquo;\u00d6AMG au national-socialisme.<\/span><\/p> <p class=Intertitre2a><span lang=DE>\u00d6AMG &#8211; mouvement de gr\u00e8ve 1928, H\u00fcttenberg<\/span><a href=\"#_edn5\" name=\"_ednref5\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-weight:normal'><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt;letter-spacing:1.0pt'>[5]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Le soutien du grand capital aux fascistes \u00e9tait le plus \u00e9vident dans le domaine du groupe Alpine-Montan-Gesellschaft, d\u00e9tenu par les Allemands, qui comprenait alors non seulement les entreprises mini\u00e8res et m\u00e9tallurgiques de Haute-Syrie, mais aussi des mines en Styrie occidentale et en Carinthie. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;eut lieu la premi\u00e8re offensive massive de la r\u00e9action apr\u00e8s la d\u00e9faite de la classe ouvri\u00e8re le 15 juillet 1927. L&rsquo;automne suivant, les directions des usines Alpine renforc\u00e8rent la pression sur les ouvriers socialistes et communistes. En contournant le service public de l&#8217;emploi (mais dans certains cas, m\u00eame en accord avec lui !), les ouvriers nouvellement admis \u00e9taient presque exclusivement ceux qui avaient auparavant adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 la Heimwehr. Au sein des entreprises, les membres de la Heimwehr \u00e9taient privil\u00e9gi\u00e9s \u00e0 tous points de vue &#8211; ils b\u00e9n\u00e9ficiaient de cong\u00e9s pour leurs d\u00e9fil\u00e9s et pouvaient m\u00eame s&rsquo;entra\u00eener au tir dans certaines entreprises. En peu de temps, les syndicats libres ne repr\u00e9sentaient plus qu&rsquo;environ 20 % du personnel d&rsquo;Alpine. Le 8 janvier 1928, les f\u00e9d\u00e9rations syndicales libres des m\u00e9tallurgistes et des mineurs convoqu\u00e8rent une conf\u00e9rence \u00e0 Leoben afin de discuter des mesures \u00e0 prendre pour y rem\u00e9dier. La conf\u00e9rence de Leoben a d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er une association de protection des int\u00e9r\u00eats des m\u00e9tallurgistes et des mineurs. Ses activit\u00e9s devaient cependant se limiter \u00e0 l&rsquo;agitation parmi les ouvriers contre les Heimwehren et \u00e0 l&rsquo;information des dirigeants de l&rsquo;Alpine et des autorit\u00e9s, bien que la conf\u00e9rence ait apport\u00e9 d&rsquo;innombrables preuves de la collaboration de ces institutions avec les Heimwehren.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Fin janvier, lors d&rsquo;une conf\u00e9rence des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s de district, le d\u00e9partement syndical du comit\u00e9 central du Parti communiste autrichien (KP\u00d6) a adress\u00e9 aux communistes de Haute-Autriche un appel \u00e0 intervenir dans les entreprises, dans les syndicats libres, mais aussi dans la Ligue r\u00e9publicaine de protection pour la r\u00e9alisation de ces d\u00e9cisions, \u00ab pour redonner aux prol\u00e9taires la confiance en leur force \u00bb. Comme le choc des fascistes est dirig\u00e9 en premier lieu contre les organisations syndicales libres, il est particuli\u00e8rement urgent de les renforcer. &quot;Les communistes ne sont pas membres des syndicats par sympathie pour les secr\u00e9taires syndicaux. Les communistes savent tr\u00e8s bien que la tactique actuelle de la direction syndicale ne permet d&rsquo;obtenir que tr\u00e8s peu de succ\u00e8s pour les travailleurs. Mais c&rsquo;est justement parce que les communistes sont les seuls \u00e0 pouvoir transformer les organisations syndicales en organisations de combat [&#8230;] que les communistes doivent entrer dans les syndicats sans exception. Les communistes doivent avoir la possibilit\u00e9 de d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats des prol\u00e9taires non seulement de l&rsquo;ext\u00e9rieur, mais en premier lieu au sein des syndicats&quot;. Le d\u00e9partement syndical proposait de mettre \u00e0 l&rsquo;ordre du jour des r\u00e9unions des conseils d&rsquo;entreprise et des syndicats la cr\u00e9ation de comit\u00e9s de promotion et d&rsquo;action dans les entreprises, afin de pouvoir recenser les inorganis\u00e9s. Ces comit\u00e9s devaient \u00eatre organis\u00e9s par d\u00e9partement, ce qui, selon le parti, permettrait d&rsquo;\u00e9liminer l&rsquo;influence inhibitrice des responsables syndicaux. Mais si ces derniers refusaient de cr\u00e9er de tels comit\u00e9s, il faudrait les rendre publics. Il \u00e9tait important de mobiliser les ouvriers dans les entreprises pour leur faire comprendre que \u00ab s&rsquo;ils n&rsquo;entrent pas dans le syndicat, si les ouvriers ne renforcent pas et ne d\u00e9veloppent pas eux-m\u00eames leur organisation [&#8230;], les dirigeants syndicaux ne pourront pas, en raison de leur passivit\u00e9, emp\u00eacher le d\u00e9mant\u00e8lement des syndicats \u00bb.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Le secr\u00e9taire r\u00e9gional du parti \u00e0 Leoben, Gustav Wegerer, a eu des difficult\u00e9s \u00e0 appliquer cette directive. La majorit\u00e9 des communistes de Haute-Autriche n&rsquo;\u00e9tait pas syndiqu\u00e9e et refusait d&rsquo;adh\u00e9rer aux syndicats libres. En s&rsquo;inspirant de l&rsquo;association de protection des int\u00e9r\u00eats d\u00e9cid\u00e9e par la social-d\u00e9mocratie, on voulait &#8211; sous la direction des communistes &#8211; cr\u00e9er ses propres associations de soutien aux syndicats libres. Wegerer laissa passer de tels sentiments et \u00e9crivit en m\u00eame temps un m\u00e9morandum aux instances dirigeantes des syndicats libres, dans lequel il se plaignait de la politique anticommuniste des groupes locaux de la F\u00e9d\u00e9ration des travailleurs de la m\u00e9tallurgie et des mines et de la sid\u00e9rurgie, sans faire de publicit\u00e9 pour ce m\u00e9morandum dans les entreprises, au contraire : afin que le m\u00e9morandum soit mieux accueilli par la direction syndicale, il fit en sorte que les camarades cessent leurs attaques contre la social-d\u00e9mocratie dans les entreprises. Le m\u00e9morandum n&rsquo;a eu aucun effet, les r\u00e9unions sociales-d\u00e9mocrates ont continu\u00e9 \u00e0 exiger le d\u00e9mant\u00e8lement des cellules communistes. La terreur fasciste se poursuit, et de plus en plus d&rsquo;ouvriers sociaux-d\u00e9mocrates et communistes s&rsquo;engagent dans l&rsquo;arm\u00e9e de l&rsquo;int\u00e9rieur pour ne pas perdre leur travail, leurs revenus et leur logement. L&rsquo;association de protection des int\u00e9r\u00eats des syndicats libres n&rsquo;existait que sur le papier, les communistes ne pouvaient pas non plus imposer de contre-mesures syndicales efficaces &#8211; puisqu&rsquo;ils restaient majoritairement en dehors des syndicats.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>En mars 1928, la direction d&rsquo;Alpine frappa un grand coup dans l&rsquo;usine de Seegraben (pr\u00e8s de Leoben) : 125 ouvriers furent licenci\u00e9s, dont 80 communistes, soit les deux tiers de la cellule du parti dans l&rsquo;entreprise. Le comit\u00e9 central a exig\u00e9 le d\u00e9clenchement imm\u00e9diat d&rsquo;une gr\u00e8ve contre cette mesure arbitraire. Deux assembl\u00e9es du personnel organis\u00e9es par le KP\u00d6, auxquelles 700 ouvriers (sur 1700) avaient particip\u00e9, avaient certes pris la d\u00e9cision de faire gr\u00e8ve, mais la direction du district, sous la direction de Gustav Wegerer, estimait qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas possible de mener la lutte avec succ\u00e8s sans le soutien du syndicat libre : 40 communistes rest\u00e9s dans l&rsquo;entreprise et pr\u00e8s de 250 ouvriers organis\u00e9s en syndicat libre faisaient face \u00e0 environ 500 fascistes. Lors des assembl\u00e9es du personnel, les communistes recommand\u00e8rent donc de poser un ultimatum de trois jours \u00e0 la direction afin de gagner du temps pour les n\u00e9gociations avec la f\u00e9d\u00e9ration libre des travailleurs des mines et de la m\u00e9tallurgie. Celle-ci a cependant refus\u00e9 et a m\u00eame publi\u00e9 un tract contre la gr\u00e8ve. Lors de la troisi\u00e8me conf\u00e9rence des comit\u00e9s d&rsquo;entreprise, apr\u00e8s l&rsquo;expiration de l&rsquo;ultimatum, seuls 100 ouvriers se sont pr\u00e9sent\u00e9s, suite \u00e0 quoi le parti a renonc\u00e9 \u00e0 d\u00e9clencher la gr\u00e8ve de son propre chef. Une conf\u00e9rence des comit\u00e9s d&rsquo;entreprise des syndicats libres, qui s&rsquo;est tenue le 6 avril \u00e0 Leoben, a certes saisi l&rsquo;occasion pour adopter une nouvelle r\u00e9solution contre l&rsquo;avanc\u00e9e du fascisme dans les usines Alpine, mais aucune mesure n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 prise.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Mais lorsque, cinq semaines plus tard, les ouvriers licenci\u00e9s de l&rsquo;usine Alpine de H\u00fcttenberg, en Carinthie, furent d\u00e9log\u00e9s de leur logement, que dix anciens ouvriers qui refusaient de rejoindre la Heimwehr furent r\u00e9trograd\u00e9s et que trois d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s syndicaux furent licenci\u00e9s, 550 ouvriers se mirent en gr\u00e8ve le 10 mai, contre la volont\u00e9 de la direction syndicale. A la mi-mai, les ouvriers d&rsquo;Alpine se mirent en gr\u00e8ve entre Erzberg en Styrie et Bleiberg en Carinthie, le plus souvent sous forme de gr\u00e8ves partielles, car la direction d&rsquo;Alpine, qui mena\u00e7ait de lock-out tous les ouvriers, maintenait l&rsquo;activit\u00e9 avec des briseurs de gr\u00e8ve. Le KP\u00d6 exigea par tracts que la gr\u00e8ve soit men\u00e9e sans interruption. La conf\u00e9rence des comit\u00e9s de tous les syndicats libres a autoris\u00e9 la direction \u00e0 prendre les mesures n\u00e9cessaires. Le 19 mai, une conf\u00e9rence des comit\u00e9s d&rsquo;entreprise d&rsquo;Alpine et des responsables syndicaux des travailleurs de la m\u00e9tallurgie s&rsquo;est r\u00e9unie, dont les principales revendications \u00e9taient l&rsquo;arr\u00eat de l&rsquo;agitation en faveur du Heimatschutz et l&rsquo;admission des travailleurs uniquement par le biais des bureaux de placement publics, afin de d\u00e9jouer la collusion entre la direction du groupe et le Heimatschutz<a href=\"#_edn6\" name=\"_ednref6\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[6]<\/span><\/span><\/span><\/a> :<\/span><\/p> <p class=MsoQuote><span lang=DE>1.&nbsp;f\u00fcr sofortige Einstellung der unter Anwendung wirtschaftlichen Drucks durch Beamte und sonstige Vorgesetzte gef\u00fchrten Agitation f\u00fcr die Heimwehr;<\/span><\/p> <p class=MsoQuote><span lang=DE>2.&nbsp;f\u00fcr eine sofortige Lohnerh\u00f6hung;<\/span><\/p> <p class=MsoQuote><span lang=DE>3.&nbsp;f\u00fcr die Anstellung von Arbeitern und Angestellten nur im Wege des \u00f6ffentlichen Arbeitsnachweises&quot;.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Bien que le front de gr\u00e8ve se soit \u00e9largi (la gr\u00e8ve a par exemple touch\u00e9 l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Erzberg), les repr\u00e9sentants de la direction syndicale ont conclu un compromis avec la direction du groupe et l&rsquo;association des aci\u00e9ries le 24 mai \u00e0 H\u00fcttenberg, dans lequel l&rsquo;entreprise s&rsquo;engageait \u00e0 ne p\u00e9naliser personne en raison de ses opinions politiques, tandis que les repr\u00e9sentants syndicaux acceptaient que les lois existantes accordent aux entrepreneurs le droit d&#8217;embaucher librement des travailleurs :<\/span><\/p> <p class=MsoQuote><span lang=DE>&quot;In der Erkenntnis, da\u00df das kameradschaftliche Zusammenarbeiten der Arbeiter im Betrieb eine wichtige Voraussetzung des Betriebserfolges ist, stimmen der Stahlwerksverband einerseits und der \u00d6sterreichische Metallarbeiterverband und der Verband der Bergarbeiter anderseits darin \u00fcberein, da\u00df die Zugeh\u00f6rigkeit zu einer politischen Partei oder einer Gewerkschaft weder einen Grund f\u00fcr die Verweigerung der Aufnahme eines Arbeiters in einen Betrieb oder f\u00fcr seine Entlassung aus einem Betrieb, noch f\u00fcr eine Benachteiligung eines Arbeiters durch den Unternehmer, seine Beamten oder die Arbeitskollegen anderer Richtung bilden darf. Das gleiche gilt von der Zugeh\u00f6rigkeit zu sonstigen Vereinigungen, welcher Einstellung oder Art immer. Nach den bestehenden Gesetzen steht den Unternehmern das Recht der freien Arbeiteraufnahme zu; die Unternehmer sind jedoch bereit, sich auch der Arbeitsvermittlung des staatlichen Arbeitsnachweises zu bedienen.&quot;<\/span><\/p> <p class=MsoQuote><span lang=DE>(Unterfertigt am 25. Mai 1928)<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Bien qu&rsquo;une assembl\u00e9e houleuse du personnel \u00e0 H\u00fcttenberg deux jours plus tard ait rejet\u00e9 l&rsquo;arr\u00eat de la gr\u00e8ve, tout comme une conf\u00e9rence des mineurs qui s&rsquo;est tenue le 3 juin \u00e0 Leoben, la direction du syndicat a r\u00e9ussi \u00e0 convaincre les ouvriers de reprendre le travail sur la base du pacte de H\u00fcttenberg jusqu&rsquo;au 9 juin.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Dans le cadre de ce conflit social, les fascistes avaient transform\u00e9 leurs cellules d&rsquo;entreprise en un syndicat &quot;jaune&quot; (appartenant \u00e0 l&rsquo;entreprise), le soi-disant syndicat ind\u00e9pendant (UG). Malgr\u00e9 l&rsquo;accord, Alpine ne r\u00e9engagea que partiellement les gr\u00e9vistes et utilisa les nouvelles adh\u00e9sions pour faire de l&rsquo;UG l&rsquo;organisation la plus forte dans l&rsquo;ensemble du groupe, ce qui permit aux Heimwehren de disposer de positions fortes dans une r\u00e9gion centrale du mouvement ouvrier autrichien, qu&rsquo;ils surent utiliser dans les ann\u00e9es suivantes pour des provocations violentes.<\/span><\/p> <p class=Intertitre2a><span lang=DE>Artikel der Arbeiter-Zeitung (Organ der SDAPD\u00d6) \u00fcber diese Ereignisse<\/span><\/p> <p class=Intertitre4a><span lang=DE>25. Mai 1928<\/span><\/p> <p class=Texte align=center style='text-align:center;text-indent:0cm'><span lang=DE>Ein Vertrag \u00fcber die Gewerkschaftsfreiheit.<\/span><\/p> <p class=Texte align=center style='text-align:center;text-indent:0cm'><span lang=DE>Zwischen den Gewerkschaften und dem Stahlwerksverband.<\/span><\/p> <p class=Texte align=center style='text-align:center;text-indent:0cm'><span lang=DE>Der gro\u00dfe Kampf in der steirischen Schwerindustrie ist gestern in eine neue Phase eingetreten.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Gestern haben vor- und nachmittags Verhandlungen zwischen dem Metallarbeiterverband und dem Bergarbeiterverband einerseits, dem Stahlwerksverband und der Alpinen Montangesellschaft anderseits stattgefunden. In diesen Verhandlungen wurde ausschlie\u00dflich die grunds\u00e4tzliche Frage, das Grundrecht der Arbeiter auf Organisation, er\u00f6rtert.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Man wei\u00df. was seit dem 15. Juli in den Betrieben des Stahlwerksverbandes und der Alpinen vorgegangen ist. Die Werksdirektionen haben bei Neuaufnahme von Arbeitern nur die gelben &quot;Heimatsch\u00fctzler&quot; eingestellt; freigewerkschaftlich organisierte Arbeitslose wurden grunds\u00e4tzlich, ausgeschlossen. In den Betrieben haben die Werksbeamten den st\u00e4rksten Druck auf die Arbeiter ge\u00fcbt, um sie zum Austritt aus der freien Gewerkschaft, zum Uebertritt zu den Gelben zu pressen. Jede Gelegenheit wurde ben\u00fctzt. die freigewerkschaftlich organisierten Arbeiter zu benachteiligen, auf schlechtere Arbeitsposten zu versetzen, zu entlassen.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Gegen diesen Unternehmerterror haben sich die Arbeiter der Alpinen und des Stahlwerksverband zur Wehr gesetzt. Ihr erster Erfolg war der Sieg bei den Gemeindewahlen. Ihm folgten die Streiks in H\u00fcttenberg und in einigen Stahlwerken. Die Unternehmer mu\u00dften erkennen, da\u00df der Kampf auf der ganzen Linie unvermeidlich wird, wenn sie den Versuch, durch ihren Terror die freien Gewerkschaften zu Zertr\u00fcmmern, nicht aufgeben.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Unter diesem Drucke wurden gestern die Verhandlungen gef\u00fchrt. Sie endeten mit einer Vereinbarung, die feststellt&nbsp;: Die Zugeh\u00f6rigkeit eines Arbeiters zu einer Gewerkschaft oder zu einer politischen Partei darf kein Grund mehr sein, den Arbeiter nicht in den Betrieb einzustellen, kein Grund mehr, den Arbeiter im Betrieb zu benachteiligen; kein Grund mehr, den Arbeiter zu entlassen. Was bedeutet diese Vereinbarung?<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Sie besagt zun\u00e4chst&nbsp;: Die Unternehmer haben sich nunmehr ausdr\u00fccklich und feierlich verpflichtet, den Terror gegen die freigewerkschaftlich organisierten Arbeiter einzustellen. Jede Verletzung dieser Verpflichtung w\u00e4re ein Vertragsbruch.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Damit ist eine neue Lage geschaffen. Die Gewerkschaften haben jetzt wieder Werbefreiheit und Bewegungsfreiheit in den obersteirischen Betrieben. Kein Arbeiter hat mehr Benachteiligung zu f\u00fcrchten, wenn er sich der freien Gewerkschaft anschlie\u00dft. Kein Arbeiter braucht sich mehr in die Herrnmehr pressen zu lassen, um eine Arbeitsstelle zu erlangen oder sich seine Arbeitsstelle zu erhalten. Die obersteirischen Arbeiter k\u00f6nnen sich jetzt eine kraftvolle gewerkschaftliche Organisation aufbauen, wenn sie nur wollen.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Werden die Unternehmer diese Verpflichtung einhalten? Das h\u00e4ngt nur von den Arbeitern selbst ab! Wenn die Arbeiter die durch diese Vereinbarung neugeschaffene Lage ohne Verzug ausn\u00fctzen, um \u00fcberall, wo sie nur unter dem Drucke des Terrors, nur aus Furcht um ihre Arbeitsstelle zu den Gelben \u00fcbergetreten sind, aus den gelben Organisationen auszutreten, wenn die Arbeiter die neugeschaffene Lage schleunigst ausn\u00fctzen um sich eine kraftvolle gewerkschaftliche Organisation aufzubauen, dann wird ihre Kraft daf\u00fcr sorgen, da\u00df die Verpflichtung, die die Unternehmer \u00fcbernommen haben, auch wirklich eingehalten werde.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Die Vereinbarung hat freilich auch eine andere Seite. Sie sichert allen Organisationen, also nicht nur den freien Gewerkschaften, sondern auch den Gelben zu, da\u00df ihre Mitglieder wegen ihrer Organisationszugeh\u00f6rigkeit nicht von der Arbeit ausgeschlossen, nicht benachteiligt, nicht entlassen werden d\u00fcrfen. Das mu\u00dfte, da die Gelben nun einmal da sind, hingenommen werden. Aber darin liegt keine Gefahr, wenn die obersteirischen Arbeiter die neue Lage auszun\u00fctzen verstehen. In Obersteiermark kam es zun\u00e4chst darauf an, den Unternehmerterror auszuschalten. Ist er erst aus geschaltet, haben die Arbeiter nicht mehr unter dem Terror der Unternehmer und ihrer Beamten, sondern in voller Freiheit zwischen Roten und Gelben zu w\u00e4hlen, so ist uns nicht bange, da\u00df die Gelben sehr bald in Obersteiermark zu derselben bedeutungslosen Rolle hinabsinken werden, zu der sie in den \u00fcbrigen Industriegebieten Oesterreichs verurteilt sind. <\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Mit der grunds\u00e4tzlichen Vereinbarung, die gestern abgeschlossen worden ist, ist aber die Bewegung noch nicht beendet.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Es wird nun zun\u00e4chst an Ort und Stelle \u00fcber die Beendigung der ausgebrochenen Streiks verhandelt werden; dabei sind in den einzelnen Streikorten verschiedene Einzelfragen zu bereinigen. Sobald die Einzelstreiks beendet sein werden, werden dann die Verhandlungen \u00fcber die Lohnfragen beginnen.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Aber wenngleich die Bewegung noch nicht abgeschlossen ist, k\u00f6nnen und m\u00fcssen doch heute schon wichtige Lehren aus ihr abgeleitet werden.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Zun\u00e4chst wird es Sache der Unter nehmer sein, aus den Erfahrungen dieser Wochen zu lernen. Die Unternehmer haben es erfahren, da\u00df ungest\u00f6rte Arbeit in den Betrieben nur m\u00f6glich ist, wenn sie das Recht der Arbeiter auf eine freie, von den Unternehmern unabh\u00e4ngige gewerkschaftliche Organisation anerkennen, mit den (Gewerk schaften rechnen, die mit den Gewerkschaften abgeschlossenen Vertr\u00e4ge einhalten, die Ge werkschaften nicht mit terroristischen Mitteln angreifen. Die Arbeiter verkaufen den Unter nehmern ihre Arbeitskraft, aber nicht ihre Seele. Wer die Seele des Arbeiters vcrgeWaktWn will, darf Frieden in den Be trieben nicht erwarten. <\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Noch wichtiger aber ist es, da\u00df die obersteirischen Arbeiter aus den Erfahrungen des letzten Jahres lernen. Sie haben es erlebt, wohin es f\u00fchrt, wenn sie nicht in kraftvoller gewerkschaftlicher Geschlossenheit zusammenstehen. Sie haben es erfahren, da\u00df dieselben Gesellen, die noch vor einem Jahre und wenig mehr als einem Jahre als Kommunisten die freie Gewerkschaft unterw\u00fchlten, sich ein Jahr sp\u00e4ter mit dem Hahnenschwanz auf dem Hute als &quot;Heimatsch\u00fctzler&quot;, als Hakenkreuzler, als Gelbe von den Unternehmern gegen ihre Arbeitskollegen mobilisieren lie\u00dfen. Sie haben es erlebt, wie brutal der Unternehmerdruft geworden ist, sobald die gewerkschaftliche Einheit und Geschlossenheit zerst\u00f6rt war. Die kraftvolle Bewegung der letzten Wochen hat gegen diesen Unternehmerrerror den ersten Erfolg errungen. Wie unvollkommen dieser erste Erfolg auch sein mag, mit welchen Hintergedanken immer die Unternehmer auch ihre Erkl\u00e4rung abgegeben haben m\u00f6gen&nbsp;: soviel ist nun doch schon erreicht, da\u00df sich die Unternehmer vertragsm\u00e4\u00dfig verpflichtet haben, dem Aufbau der freien Gewerkschaft keine Hindernisse mehr in den Weg zu legen, ihre wirtschaftliche Macht nicht mehr zugunsten der gelben Hahnenschw\u00e4nzler einzusetzen. Jetzt gilt es, das auszun\u00fctzen! Jetzt gilt es, durch entschlossenen Aufbau kraftvoller Gewerkschaften so stark zu werden, da\u00df der gelbe Spuk schwindet! Die ganze \u00f6sterreichische Arbeiterklasse, die in allen K\u00e4mpfen treu an der Seite der obersteirischen Arbeiter gestanden ist, erwartet mit Zuversicht, da\u00df mit dem heutigen Tage ein neuer Abschnitt kraftvollen Aufstieges der Gewerkschaftsbewegung in dem gro\u00dfen steirischen Industriegebiet beginnt.<\/span><\/p> <p class=Texte style='text-indent:0cm'><span lang=DE>Das Ergebnis der Verhandlungen<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Es fanden gestern Besprechungen zwischen den Vertretern des Stahlwerkverbandes, des Verbandes der \u00f6sterreichischen Metallarbeiter und des Verbandes der Bergarbeiter Deutsch\u00f6sterreichs statt, bei denen die politische Seite der Streiks durch nachstehende Erkl\u00e4rungen bereinigt wurde&nbsp;:<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>In der Erkenntnis, dass das kameradschaftliche Zusammenarbeiten der Arbeiter im Betrieb eine wichtige Voraussetzung des Betriebserfolges ist, stimmen der Stahlwerksverband einerseits und der Oesterreichische Metallarbeiterverband und der Verband der Bergarbeiter anderseits darin \u00fcberein, da\u00df die Zugeh\u00f6rigkeit zu einer politischen Partei oder einer Gewerkschaft weder einen Grund f\u00fcr die Verweigerung der Aufnahme eines Arbeiters in einem Betrieb oder f\u00fcr seine Entlassung aus einem Betrieb noch f\u00fcr eine Benachteiligung eines Arbeiters durch den Unternehmer, seine Beamten oder die Arbeitskollegen andrer Richtung bilden darf. Das gleiche gilt von der Zugeh\u00f6rigkeit zu sonstigen Vereinigungen, welcher Einstellung oder Art immer. <\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Nach den bestehenden Gesehen steht den Unternehmern das Recht der freien Arbeiteraufnahme zu; die Unternehmer sind jedoch bereit, sich auch der Arbeitsvermittlung des staatlichen Arbeitsnachweises zu bedienen.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Diese Erkl\u00e4rungen erhalten G\u00fcltigkeit nach Abbruch des Streiks. Die noch schwebenden Verhandlungen \u00fcber Forderungen lohnpolitischer Art werden unmittelbar nach Wiederaufnahme der Arbeit in den Betrieben beginnen.<\/span><\/p> <p class=Intertitre4a><span lang=DE>10. Juni 1928):<\/span><\/p> <p class=Texte align=center style='text-align:center;text-indent:0cm'><span lang=DE>Nach dem Kampf in Steiermark.<\/span><\/p> <p class=Texte align=right style='text-align:right;text-indent:0cm'><span lang=DE>Aussprechen, was ist!<\/span><\/p> <p class=Texte align=right style='text-align:right;text-indent:0cm'><span lang=DE>Ferdinand Lassalle.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Der Streik der Bergarbeiter in H\u00fcttenberg ist beendet. In neuen Verhandlungen mit der Werkdirektion ist es den Gewerkschaften gelungen, Zusicherungen zu erlangen, unter deren Eindruck die Bergleute die Wiederaufnahme der Arbeit beschl\u00f6ssen haben. Damit ist die Streikbewegung in den Betrieben der Alpinen Montangesellschaft und des Stahlwerksverbandes vorl\u00e4ufig abgeschlossen. Den Vereinbarungen gem\u00e4\u00df haben nunmehr die Verhandlungen \u00fcber die Lohnfragen zu beginnen.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Kein gewerkschaftlicher Kampf der letzten Jahre hat so lebhafte, so leidenschaftliche Diskussionen innerhalb der \u00f6sterreichischen Arbeiterschaft hervorgerufen wie der Kampf der obersteirischen H\u00fctten-, Walzwerks- und Bergarbeiter um ihr Recht auf Organisation. Wir sprechen nicht von dem Geschrei der Kommunisten. Wann immer ein gewerkschaftlicher Kampf beendet wird, und wie immer er beendet wird &#8211; die Kommunisten schreien in jedem Falle &quot;Verrat!&quot; Gerade, weil sie es immer und jedesmal tun, nimmt es l\u00e4ngst kein urteilsf\u00e4higer Arbeiter mehr ernst. Nein, nicht von dem Geschrei der Kon:munisten reden wir. Von der ernsten Kritik ernster M\u00e4nner reden wir, wie sie auf dem steirischen Landesparteitag, wie sie auf der Leobener Betriebsr\u00e4tekonferenz zu Worte gekommen ist. Immer wieder haben es die ernstesten, ruhigsten Vertrauensm\u00e4nner der Arbeiterschaft gesagt&nbsp;: Wir sind nicht zufrieden mit dem Ergebnis d:eses Kampfes.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Woher kommt das? Das Ergebnis jedes gewerkschaftlichen Kampfes ist bestimmt einerseits durch die wirtschaftlichen Kampfbedingungen, anderseits durch die Machtverh\u00e4ltnisse zwischen den Unternehmern und den Arbeitern. Wie sehen diese Machtverh\u00e4ltnisse in Obersteiermark aus? Die obersteirischen Stahlwerke &#8211; das ist das konzentrierteste, m\u00e4chtigste industrielle Kapital, das wir in Oesterreich \u00fcberhaupt haben. Aber dieser gewaltigen Konzentration des Kapitals steht eine Arbeiterschaft gegen\u00fcber, die weit schlechter organisiert ist als in jeder, ausnahmslos jeder andern Industrie in Oesterreich. Man erinnere sich nur der Ergebnisse der Betriebsr\u00e4tewahlen in den Alpinebetrieben in Donawitz, in Eisenerz, zuletzt in Seegraben &#8211; nein, so sieht es sonst nirgends in Oesterreich aus, ein so betr\u00e4chtlicher Teil der Arbeiterschaft l\u00e4\u00dft sich sonst nirgends von den Gelben einfangen!<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Es versteht sich von selbst, da\u00df einem Unternehmer ganz andre Zugest\u00e4ndnisse abzuringen sind, wenn er wei\u00df, da\u00df ihm, falls es zum Kampfe kommt, die Arbeiterschaft einig und geschlossen gegen\u00fcbersteht, als wenn sich der Unternehmer darauf verlassen kann, da\u00df betr\u00e4chtliche Teile der Arbeiterschaft, da\u00df Hunderte, ja, in all den Betrieben zusammen einige tausend Arbeiter unter dem Einflu\u00df der vom Unternehmer gekauften und gezahlten gelben Organisationen stehen. Bedarf es noch einer Erkl\u00e4rung, warum das Ergebnis des Kampfes in Obersteiermark uns alle nicht befriedigen konnte?<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Es ist vornehmlich eine Bestimmung des Abkommens, die ebenso viel Erregung im Lager der Arbeiter als Hoffnungen im Lager der Bourgeoisie hervorgerufen hat&nbsp;: die Bestimmung, da\u00df beide Teile die volle Freiheit der Organisation f\u00fcr alle Organisationen, also nicht nur f\u00fcr die freien Gewerkschaften, sondern auch f\u00fcr die Gelben anerkennen.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Die Arbeiter fragen&nbsp;: Nun, sollen und k\u00f6nnen wir wirklich darauf verzichten, uns dagegen zu wehren, da\u00df die Unternehmer uns Gelbe in die Betriebe setzen, dadurch unsere Solidarit\u00e4t und damit unsere Kampfkraft brechen? Darauf ist zu antworten&nbsp;: Wo eine Arbeiterschaft zu hundert oder zu neunzig Prozent organisiert ist, dort braucht sie es sich nicht gefallen zu lassen, da\u00df der Unternehmer ihr Gelbe in die Betriebe setzt. Aber wo die Organisation so unzul\u00e4nglich ist, wo es nicht so viel Unorganisierte, nur sondern \u00fcberdies so verh\u00e4ltnism\u00e4\u00dfig viele Gelbe gibt wie in Donawitz, in Seegraben, im Erzberger H\u00fcttenwerk, dort konnte es sich gar nicht darum handeln, die Gelben hinauszudr\u00e4ngen, sondern nur darum, die freigewerkschaftlich Organisierten gegen den Unternehmerterror zu sch\u00fctzen, den freien Gewerkschaften die Organisationsarbeit, die Entwicklungsm\u00f6glichkeit zu erobern. Und das ist der Sinn des Abkommens!<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Die B\u00fcrgerlichen jubeln&nbsp;: In den Alpinebetrieben haben die freien Gewerkschaften auch das Daseinsrecht der Gelben anerkennen m\u00fcssen; mu\u00df das jetzt nicht auch in den andern Betrieben gelten? Die Herren irren sich&nbsp;: Was man hinnehmen mu\u00df, wo man schwach ist, nimmt man nicht hin, wo man es nicht mu\u00df.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Man sieht&nbsp;: das Ergebnis des Kampfes &#8211; es ist das Ergebnis der tats\u00e4chlichen Machtverh\u00e4ltnisse, der tats\u00e4chlichen Organisationsverh\u00e4ltnisse.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Nat\u00fcrlich gibt es auch in Obersteiermark Betriebe, die ebenso gut, ebenso geschlossen organisiert sind wie die \u00f6sterreichischen Arbeiter sonst \u00fcberall. Aber auf ihnen lastet der Druck der schlecht organisierten Betriebe, die neben ihnen bestehen! <\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Warum nun, woher nun diese so sch\u00e4dlichen L\u00fccken in der Organisation? Nach dem Umsturz haben sich auch in den Alpinebetrieben die Arbeiter &#8211; Arbeiter zum gro\u00dfen Teil ohne gewerkschaftliche Tradition aus der Vorkriegszeit &#8211; den freien Gewerkschaften angeschlossen. Aber sehr bald begann von allen Seiten her die W\u00fchlarbeit gegen die freien Gewerkschaften. Mit bezahlten Unternehmeragenten, mit Hakenkreuzlern und Christlichsozialen vereinigten sich die Kommunisten, das Vertrauen der gewerkschaftlich ungeschulten, unerfahrenen Arbeiter zur Gewerkschaft zu untergraben. Als dann die Krise, der Abbau, die Arbeitslosigkeit kam, fehlte es der auf diese Weise beeinflu\u00dften Arbeiterschaft an Widerstandskraft gegen den nun einsetzenden Unternehmerdruck. Wie sollten sie Opfer bringen, um gegen den Unternehmerterror ihre freie Gewerkschaft zu verteidigen, da man ihnen eingeredet hatte, da\u00df die freie Gewerkschaft doch ohnehin die Arbeiter t\u00e4glich &quot;verr\u00e4t&quot;? Der Kommunismus &#8211; er war da nur eine Zwischenstation auf dem Wege zu den Gelben. Die vor kurzem noch mit dem Sowjetstern herumgingen, tragen jetzt den Hahnenschwanz der Heimatsch\u00fctzler, Leute, die im vorigen Jahre noch als Kommunisten f\u00fcr den Betriebsrat kandidiert haben, waren heuer schon Kandidaten der Gelben! Nirgends in Oesterreich haben die Kommunisten so dem Fascismus den Weg gebahnt wie in den Alpinebetrieben!<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Aus dieser Tatsache gilt es, zu lernen. Selbstkritik nach dem Kampfe &#8211; sie war n\u00fctzlich und notwendig. Aber sie wird nur dann fruchtbar sein, wenn sie den Arbeitern die Grunderkenntnis ins Bewu\u00dftsein bringt&nbsp;: das Resultat jedes Kampfes ist das Spiegelbild der Macht-, der Organisationsverh\u00e4ltnisse! Schafft euch eine starke, geschlossene Organisation, wie sie die Arbeiter aller andern Gro\u00dfbetriebe in ganz Oesterreich haben, dann wird der n\u00e4chste Kampf ein andres, befriedigenderes Ergebnis haben!<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Die Alpine und der Stahlwerksverband haben euer Recht auf die Organisation jetzt anerkennen m\u00fcssen. N\u00fctzt diesen Augenblick aus! Tut ihr es, dann werdet ihr das n\u00e4chstemal ganz andres durchsetzen k\u00f6nnen als diesmal!<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Da\u00df die hakenkreuzlerische Fabriksbureaukratie die Durchf\u00fchrung des Abkommens sabotiert, das Abkommen da und dort \u00fcbertritt &#8211; das war zu erwarten. Aber das ist kein Hindernis! Gegen Minorit\u00e4ten kann man Terror \u00fcben. Wenn ihr offen und mutig, unter Berufung auf das Abkommen, euch in Massen zusammenschlie\u00dft, dann wird jede Schikanierung der Organisierten unm\u00f6glich!<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Das ist das ganze Problem&nbsp;: werden die obersteirischen Arbeiter das Abkommen ausn\u00fctzen, um sich stark und geschlossen zu organisieren? Tun sie es, dann war der Kampf ein voller Erfolg, die Grundlage k\u00fcnftiger gr\u00f6\u00dferer, Erfolge. Tun sie es nicht, verlieren sie sich in unfruchtbarer Kritik, statt den Augenblick zur Herstellung einer starken, geschlossenen Organisation auszun\u00fctzen, dann, aber auch nur dann, war der Kampf erfolglos. Also&nbsp;: keine unfruchtbare, entmutigende Verdrossenheit, sondern alle Kraft daran, den m\u00e4chtigen Stahlherren eine so geschlossene, so starke, so selbstbewu\u00dfte Organisation entgegenzustellen, wie sie sonst \u00fcberall in ganz Oesterreich der Schutz und die Wehr und der Stolz der Arbeiterschaft ist! Zum Teufel &#8211; was uns sonst \u00fcberall gelungen ist, das wird und mu\u00df unseren kampferprobten Steirern auch gelingen!<\/span><\/p> <p class=Texte align=center style='text-align:center;text-indent:0cm'><span lang=DE>&nbsp;<\/span><\/p> <p class=Texte align=center style='text-align:center;text-indent:0cm'><span lang=DE>Der Streik in H\u00fcttenberg beendet.<\/span><\/p> <p class=Texte align=center style='text-align:center;text-indent:0cm'><span lang=DE>Die Arbeitsaufnahme nach neuerlichen Verhandlungen einstimmig beschlossen.<\/span><\/p> <p class=Texte align=center style='text-align:center;text-indent:0cm'><span lang=DE>(Telegramm der Arbeiter-Zeitung.)<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Klagenfurt, 9. Juni. Nachdem heute vormittag auf Grund eingehender Darlegungen von Domes und Stein die Vertrauensm\u00e4nner der streikenden Bergarbeiter in H\u00fcttenberg die Situation neuerdings gepr\u00fcft und Domes, Stein und Taudes erm\u00e4chtigt hatten, mit der Werksdirektion zu verhandeln, fanden nachmittag tats\u00e4chlich Verhandlungen mit der Werksdirektion statt. Sie f\u00fchrten zu einer Einigung&nbsp;: die allgemeinen politischen und sozialpolitischen Rechte sollen im Sinne der Wiener Vereinbarung beachtet werden&nbsp;: die Wohnungen und Deputate bleiben den H\u00fcttenberger Bergarbeitern gesichert und die Urlaubsfrage wird mit Wohlwollen geregelt, es werden keinerlei Ma\u00dfregelungen vorgenommen und die Streikenden mit m\u00f6glichster Beschleunigung wiedereingestellt werden.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>Ueber dieses Ergebnis berichtete Domes den Streikenden am sp\u00e4ten Nachmittag in einer gro\u00dfen Versammlung. An seine Darlegungen kn\u00fcpfte sich eine lebhafte Diskussion. Nach den empfehlenden Worten der Genossen Taudes, Stein, Steiner und des B\u00fcrgermeisters Franz wurde die Aufnahme der Arbeit einstimmig beschlossen. Schon Montag wird die Arbeit von der ersten Partie aufgenommen. Damit ist der schwere Kampf nach vier Wochen w\u00fcrdig und erfolgreich beendet.<\/span><\/p> <p class=Texte><span lang=DE>&nbsp;<\/span><\/p> <p class=Texte>&nbsp;<\/p> <\/div> <div><br clear=all> <hr align=left size=1 width=\"33%\"> <div id=edn1> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[1]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><span lang=DE>.&nbsp;Quelle&nbsp;:<\/span><\/p> <p class=MsoEndnoteText><span lang=DE>Andreas Fraydenegg-Monzello, Volksstaat und St\u00e4ndeordnung &#8211; Die Wirtschaftspolitik der steirischen Heimwehren 1927-1933; Wien, B\u00f6hlau Verlag, 2015; S. 64-.<\/span><\/p> <\/div> <div id=edn2> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[2]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><span lang=DE>.&nbsp;<\/span>Le 30 janvier 1927, \u00e0 <span lang=DE>Schattendorf<\/span>, une localit\u00e9 du Burgenland, un groupe de v\u00e9t\u00e9rans de guerre monarchistes ouvre le feu sur un d\u00e9fil\u00e9 du <span lang=DE>Republikanischer Schutzbund<\/span>. L\u2019attaque fait deux morts, dont un enfant. L\u2019affaire est jug\u00e9e le 14 juillet \u00e0 Vienne et les auteurs sont acquitt\u00e9s, bien qu\u2019ils ne nient pas les faits. Le 15, une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale spontan\u00e9e \u00e9clate et provoque des affrontements aux alentours du Palais de justice. La police fait usage d\u2019armes \u00e0 feu et les fusillades se poursuivent le lendemain. Au total, on d\u00e9nombre 86 morts parmi la population, ainsi que 4 policiers; plus de 1000 bless\u00e9s sont hospitalis\u00e9s.<\/p> <\/div> <div id=edn3> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[3]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><span lang=DE>.&nbsp;<\/span>En 1925, la <span lang=DE>Alpine Montangesellschaft<\/span> a commenc\u00e9 \u00e0 utiliser les m\u00e9thodes <span lang=DE>&quot;Dinta&quot; (Dinta&nbsp;: Deutsches Institut f\u00fcr technische Arbeitsschulung)<\/span>, en s\u2019inspirant du mod\u00e8le allemand. Avec le soutien de l\u2019\u00d6AMG, le <span lang=DE>&quot;Verein f\u00fcr Fortbildungsunterricht&quot;<\/span> a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1926 et rebaptis\u00e9e l\u2019ann\u00e9e suivante <span lang=DE>&quot;\u00d6sterreichischen Verein f\u00fcr technische Arbeitsschulung&quot; (\u00d6VTA)<\/span>. Une \u00e9cole d\u2019usine a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Donawitz, suivie plus tard par des \u00e9coles d\u2019usine dans d\u2019autres entreprises. La prochaine \u00e9tape suivante fut la publication d\u2019un journal d\u2019entreprise tir\u00e9 \u00e0 24.000 exemplaires par mois et distribu\u00e9 gratuitement \u00e0 tous les ouvriers et employ\u00e9s. Toutes les \u00e9coles et tous les journaux d\u2019entreprise \u00e9taient dirig\u00e9s et r\u00e9dig\u00e9s par Hermann <span lang=DE>Scheucher<\/span>, ing\u00e9nieur et fonctionnaire de la soci\u00e9t\u00e9 Alpine Montan. <span lang=DE>Scheucher<\/span> \u00e9tait \u00e9galement membre de la direction principale des &quot;syndicats ind\u00e9pendants&quot;.<\/p> <\/div> <div id=edn4> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[4]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><span lang=DE>.&nbsp;<\/span>Les ouvriers d\u2019orientation sociale-d\u00e9mocrate et organis\u00e9s dans la F\u00e9d\u00e9ration de syndicats libres des m\u00e9tallurgistes publi\u00e8rent \u00e0 partir du 1er d\u00e9cembre 1928 leur propre <span lang=DE>&quot;Betriebszeitung f\u00fcr die H\u00fctte Donawitz&quot;<\/span>, qui s\u2019intitula \u00e0 partir du 2e num\u00e9ro <span lang=DE>&quot;Alpinepost &#8211; Nachrichtenblatt f\u00fcr die Arbeiter in den Werken der Alpine-Montan-Gesellschaft<\/span>&quot; et \u00e0 partir d\u2019avril 1929 <span lang=DE>&quot;Die neue Alpinepost&quot;<\/span>. Un peu plus tard, le nom fut \u00e9largi \u00e0 <span lang=DE>&quot;Die neue freie Alpinepost&quot;<\/span>. Ce journal \u00e9crivait surtout contre le <span lang=DE>Steierm\u00e4rkische Heimatschutz<\/span> et les &quot;syndicats ind\u00e9pendants&quot; fond\u00e9s par ce dernier en 1928, ainsi que sur leurs liens avec les diff\u00e9rentes directions d\u2019usine. En 1930, cet organe dut cependant cesser de paraitre apr\u00e8s que les &quot;syndicats ind\u00e9pendants&quot; eurent obtenu une nette majorit\u00e9 aux \u00e9lections des conseils d\u2019entreprise dans le secteur de l\u2019Alpine. Les ouvriers d\u2019orientation communiste publi\u00e8rent eux aussi temporairement leur propre journal, <span lang=DE>&quot;Alpine-Sklaven&quot;<\/span>.<\/p> <\/div> <div id=edn5> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref5\" name=\"_edn5\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[5]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><span lang=DE>.&nbsp;Quelle&nbsp;:<\/span><\/p> <p class=MsoEndnoteText><span lang=DE>Historische Kommission beim ZK der KP\u00d6, Die Kommunistische Partei \u00d6sterreichs &#8211; Beitr\u00e4ge zu ihrer Geschichte und Politik, 1987; Globus-Verlag, 1987; S.&nbsp;130.<\/span><\/p> <\/div> <div id=edn6> <p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref6\" name=\"_edn6\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[6]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><span lang=DE>.&nbsp;<\/span>Revendications cit\u00e9es d\u2019apr\u00e8s&nbsp;:<\/p> <p class=MsoEndnoteText><span lang=DE>Rudolf Streiter: \u00d6sterreichs kommunistische Gewerkschafter in der 2. Republik; Wien, Verlag des \u00d6sterreichischen Gewerkschaftsbundes, 1989; S. 15.<\/span><\/p> <\/div> <\/div>\n <!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-1546\" data-postid=\"1546\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-1546 themify_builder tf_clear\">\n    <\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Autriche 1918 &#8211; 1945 Documents&nbsp;: \u00d6sterreichisch-Alpine Montangesellschaft &#8211; Mouvement ouvrier &nbsp; \u00d6AMG &#8211; &quot;syndicats ind\u00e9pendants&quot;&nbsp;[1] A partir de 1925\/1926, la Soci\u00e9t\u00e9 austro-alpine du charbon et de l&rsquo;acier (\u00d6AMG) a encourag\u00e9 la cr\u00e9ation de groupes locaux de protection du patrimoine, qui ont vu le jour dans presque toutes les localit\u00e9s industrielles de Haute-Autriche dans les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7,36,9],"tags":[],"class_list":["post-1546","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-article-document","category-autriche-documents","category-francais-document","has-post-title","has-post-date","has-post-category","has-post-tag","has-post-comment","has-post-author",""],"builder_content":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1546"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1546"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1546\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1546"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1546"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1546"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}