{"id":1556,"date":"2025-07-27T23:44:26","date_gmt":"2025-07-27T21:44:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/?p=1556"},"modified":"2026-01-26T00:00:42","modified_gmt":"2026-01-25T23:00:42","slug":"oesterreich-dokumente-1934-02-ausbruch-aufstand-fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/oesterreich-dokumente-1934-02-ausbruch-aufstand-fr\/","title":{"rendered":"Documents : F\u00e9vrier 1934 &#8211; L\u2019\u00e9clatement du soul\u00e8vement"},"content":{"rendered":"\n<div class=WordSection1>\n<p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span lang=DE>&nbsp;<\/span><\/p>\n<div align=center>\n<table class=MsoTableGrid border=1 cellspacing=0 cellpadding=0 style='border-collapse:collapse;border:none'>\n<tr>\n<td width=756 valign=top style='width:16.0cm;border:solid windowtext 1.0pt; padding:5.65pt 14.2pt 5.65pt 14.2pt'>\n<p class=Intertitre2 style='margin:0cm;margin-bottom:.0001pt'>Autriche 1918 &#8211; 1945<br \/> Documents&nbsp;:<br \/> F\u00e9vrier 1934 &#8211; L\u2019\u00e9clatement du soul\u00e8vement<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table><\/div>\n<p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'><span lang=DE>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p class=Texte>Le texte de B\u00e9la Kun, &quot;Les combats de f\u00e9vrier en Autriche et leurs enseignements&quot;, aborde le sujet sous une double perspective&nbsp;: d\u2019une part, le r\u00e9cit du d\u00e9roulement des \u00e9v\u00e8nements (faits et suppositions), d\u2019autre part, l\u2019analyse d\u2019un point de vue marxiste-l\u00e9niniste.<\/p>\n<p class=Texte>Le r\u00e9cit des \u00e9v\u00e8nements &#8209;&nbsp;\u00e9tabli au mois de mars suivant&nbsp;&#8209; est forc\u00e9ment approximatif et incomplet dans les circonstances donn\u00e9es. M\u00eame si Kun avait \u00e9t\u00e9 un t\u00e9moin oculaire direct, il ne pouvait en \u00eatre autrement. Des \u00e9tudes r\u00e9trospectives ult\u00e9rieures fournissent des informations et des consid\u00e9rations utiles qui aident \u00e0 affiner l\u2019\u00e9valuation.<\/p>\n<p class=Texte>Nous reproduisons ci-dessous quelques \u00e9l\u00e9ments int\u00e9ressants en ce sens. Les sources utilis\u00e9es sont, d\u2019une part, Otto Bauer &#8209;&nbsp;proche collaborateur du pr\u00e9sident du SDAP, Victor Adler&nbsp;&#8209; et Julius Deutsch &#8209;&nbsp;dirigeant du Republikanischer Schutzbund (Ligue r\u00e9publicaine de protection)&nbsp;&#8209;, et, d\u2019autre part, un ouvrage de l\u2019auteur Arnold Reisberg, publi\u00e9 par le Parti communiste autrichien (KP\u00d6)<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'>[1]<\/span><\/span><\/span><\/a>.<\/p>\n<p class=Intertitre2a><span lang=DE>Linz, 11 et 12 f\u00e9vrier<\/span><\/p>\n<p class=Intertitre2a style='margin-left:1.0cm'><span lang=DE>Reisberg<\/span><\/p>\n<p class=Intertitre4a style='margin-left:1.0cm'>Lettre de Richard Bernaschek, secr\u00e9taire du parti SDAP et dirigeant du Schutzbund de Haute-Autriche, \u00e0 la direction du parti \u00e0 Vienne<span class=MsoEndnoteReference>&nbsp;<\/span><a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-style:normal'><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;letter-spacing:1.0pt'>[2]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><\/p>\n<p class=MsoQuote>Le dimanche apr\u00e8s-midi (11 f\u00e9vrier), Bernaschek a envoy\u00e9 une lettre \u00e0 Vienne. Le conseiller municipal de Vienne, Alois Jalkotzy, se chargeait de le transmettre. Il \u00e9tait venu \u00e0 Linz pour la fin de semaine en lien avec des raisons professionnelles et avait particip\u00e9 \u00e0 une r\u00e9union de la direction du Schutzbund local. Il y avait tent\u00e9 en vain de calmer les esprits agit\u00e9s et partait imm\u00e9diatement pour Vienne.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Dans la lettre de Bernaschek, on pouvait lire entre autres&nbsp;:<\/p>\n<p class=MsoQuote>&quot;Je me suis entretenu ce matin avec cinq camarades consciencieux et d\u00e9vou\u00e9s au parti et j\u2019ai pris avec eux, apr\u00e8s une r\u00e9flexion d\u00e9cid\u00e9ment mure, une d\u00e9cision irr\u00e9versible. [&#8230;] En application de cette d\u00e9cision, nous allons pr\u00e9parer cet apr\u00e8s-midi et cette nuit toutes les armes dont nous disposons, et ce dans toute la Haute-Autriche, de mani\u00e8re \u00e0 ce que les ouvriers encore d\u00e9cid\u00e9s aujourd\u2019hui \u00e0 la r\u00e9sistance les aient imm\u00e9diatement \u00e0 port\u00e9e de main. Si demain, lundi, une recherche d\u2019armes est entam\u00e9e dans une ville de Haute-Autriche ou si des hommes de confiance<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'>[3]<\/span><\/span><\/span><\/a> du parti respectivement du Schutzbund sont arr\u00eat\u00e9s, une r\u00e9sistance par la force sera men\u00e9e et, dans la continuit\u00e9 de cette r\u00e9sistance, nous passerons \u00e0 l\u2019attaque. [&#8230;] Nous attendons que, suite \u00e0 notre communication t\u00e9l\u00e9phonique \u00e0 Vienne [avec le mot-cl\u00e9 pr\u00e9vu \u201cla recherche d\u2019armes a commenc\u00e9\u201d], tu donnes aux ouvriers viennois et \u00e0 l\u2019ensemble des ouvriers le signal de la riposte. [&#8230;] Si les ouvriers viennois nous abandonnent, honte \u00e0 eux. [&#8230;]&quot;<\/p>\n<p class=MsoQuote>Lorsque Bernaschek demandait ce qu\u2019il fallait faire si le comit\u00e9 directeur du parti social-d\u00e9mocrate refusait \u00e0 nouveau d\u2019appeler \u00e0 la lutte, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de &quot;trancher aussi contre le comit\u00e9 directeur du parti&quot;.<\/p>\n<p class=Intertitre4a style='margin-left:1.0cm'>R\u00e9ponse d\u2019Otto Bauer&nbsp;<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-style:normal'><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;letter-spacing:1.0pt'>[4]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><\/p>\n<p class=MsoQuote>Otto Bauer n\u2019a pu \u00eatre joint qu\u2019apr\u00e8s minuit, alors qu\u2019il rentrait avec sa femme d\u2019un cin\u00e9ma o\u00f9 il avait vu un film avec Greta Garbo. Il \u00e9tait horrifi\u00e9 par la lettre. Lundi 12 f\u00e9vrier, \u00e0 deux heures du matin, le secr\u00e9tariat social-d\u00e9mocrate de Haute-Autriche recevait \u00e0 Linz \u00e0 l\u2019h\u00f4tel &quot;Schiff&quot; un message t\u00e9l\u00e9phonique [n\u00e9gligemment cod\u00e9] de Vienne<a href=\"#_edn5\" name=\"_ednref5\" title=\"\"><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[5]<\/span><\/a>&nbsp;: &quot;Ernst et Otto gravement malades, report de l\u2019entreprise&quot;.<\/p>\n<p class=Intertitre4a style='margin-left:1.0cm'>Linz &#8211; Police et Militaire contre le Schutzbund&nbsp;<a href=\"#_edn6\" name=\"_ednref6\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-style:normal'><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;letter-spacing:1.0pt'>[6]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><\/p>\n<p class=MsoQuote>Lorsque Bernaschek re\u00e7oit la r\u00e9ponse n\u00e9gative d\u2019Otto Bauer, il ne peut se r\u00e9soudre \u00e0 prendre une d\u00e9cision, tiraill\u00e9 qu\u2019il est entre la discipline de parti qu\u2019il s\u2019impose depuis des ann\u00e9es et sa prise de conscience du caract\u00e8re n\u00e9faste de la politique social-d\u00e9mocrate men\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent. Il n\u2019annule pas l\u2019entreprise; ne donne plus de contre-ordre. Mais il ne donne pas non plus d\u2019autres ordres pour d\u00e9fendre la maison du parti. Le service de garde pr\u00e9vue \u00e0 cet effet est partie apr\u00e8s minuit et ne doit revenir qu\u2019\u00e0 neuf heures du matin. Seuls 38 hommes, quelques sous-chefs du Schutzbund, des plantons et des messagers, sont assis et couch\u00e9s sur les fauteuils et les tables. Apr\u00e8s deux nuits blanches, Bernaschek s\u2019accorde lui aussi \u00e0 quatre heures dans son bureau une courte pause-sommeil d\u2019une heure et demie, sans faire enlever les armes qui ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9es sur son ordre \u00e0 l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieur et qui sont pr\u00eates pour tirer.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Mais contrairement \u00e0 ses attentes, une \u00e9ventuelle op\u00e9ration de police ne commencerait qu\u2019apr\u00e8s le d\u00e9but des heures de bureau &#8209;&nbsp;un transport d\u2019armes pour le Schutzbund \u00e9tait encore organis\u00e9 pour sept heures du matin&nbsp;&#8209;, un d\u00e9tachement de police compos\u00e9 de dix agents de garde et de dix agents de police judiciaire se pr\u00e9sente devant l\u2019h\u00f4tel &quot;Schiff&quot; avant sept heures du matin. Bernaschek est brusquement tir\u00e9 de son sommeil par le garde post\u00e9 \u00e0 l\u2019entr\u00e9e. Apr\u00e8s avoir jet\u00e9 un coup d\u2019oeil par la fen\u00eatre vers la cour, il donne l\u2019ordre aux membres du Schutzbund pr\u00e9sents de se pr\u00e9cipiter vers les armes. Cependant, ils doivent constater en jurant que les portes des chambres o\u00f9 se trouvent leurs armes sont verrouill\u00e9es et que les cl\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es. De pr\u00e9cieuses minutes s\u2019\u00e9coulent avant que quelqu\u2019un puisse ouvrir la porte en fer de l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Mais Bernaschek ferme sa chambre \u00e0 cl\u00e9 et prend le t\u00e9l\u00e9phone en position courb\u00e9e, pour ne pas \u00eatre vu par les policiers qui se trouvent d\u00e9j\u00e0 dans la cour de l&rsquo;h\u00f4tel. M\u00eame \u00e0 ce tout dernier moment, son \u00e9ducation sociale-d\u00e9mocrate prend le dessus&nbsp;: il tente de convaincre le gouverneur chr\u00e9tien-social de Haute-Autriche, Josef Schlegel, d&rsquo;intervenir. Schlegel, qui avait dormi tranquillement, ne sait soi-disant rien, promet de se renseigner. Bernaschek n&rsquo;a plus que le temps d&rsquo;appeler la Chambre des travailleurs de Linz, o\u00f9 &#8209;&nbsp;comme convenu&nbsp;&#8209; des hommes de confiance attendent un \u00e9ventuel appel d&rsquo;alarme, pour donner par t\u00e9l\u00e9phone les mots d&rsquo;ordre aussi aux instances les plus importantes&nbsp;: &quot;Appeler imm\u00e9diatement des secours! D\u00e9clarer la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale! Transmettre imm\u00e9diatement \u00e0 Vienne ! Transmettre \u00e0 Steyr!&quot;<\/p>\n<p class=MsoQuote>D\u00e9j\u00e0 la porte est enfonc\u00e9e, Bernaschek ne tire pas sur les policiers qui font irruption, mais se rend et est emmen\u00e9 sous des coups de poing et de pied.<\/p>\n<p class=MsoQuote>La police s\u2019attaque alors aux membres du Schutzbund retranch\u00e9s dans l\u2019arri\u00e8re-b\u00e2timent. Mais cette fois, elle se heurte \u00e0 une r\u00e9sistance arm\u00e9e.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Comme la police s\u2019av\u00e8re impuissante, une assistance militaire est demand\u00e9e.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Vers 11h45, les courageux d\u00e9fenseurs se sont rendus, car leurs r\u00e9serves de munitions s\u2019\u00e9puisent. La police a \u00e9t\u00e9 surprise de constater qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient que 38, alors que, vu l\u2019intensit\u00e9 du feu, elle s\u2019attendait \u00e0 ce qu\u2019ils soient au moins une centaine.<\/p>\n<p class=Intertitre2a>La question de la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, 12. Februar<\/p>\n<p class=Intertitre2a style='margin-left:1.0cm'><span lang=DE>Kun<\/span><\/p>\n<p class=MsoQuote>Premier jour des combats (12.&nbsp;Februar)<\/p>\n<p class=MsoQuote>D\u00e8s le d\u00e9but des combats, un rapport a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 de Linz \u00e0 la direction du parti social-d\u00e9mocrate. Les membres du Schutzbund de Linz demandaient la solidarit\u00e9&nbsp;: Proclamation de la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, puisque la situation dans laquelle, selon la d\u00e9cision du congr\u00e8s extraordinaire du PS d\u2019Autriche d\u2019octobre 1933, la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale doit \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e, se soit produite.<\/p>\n<p class=MsoQuote>&quot;Attendre&quot;, telle fut la r\u00e9ponse.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Le comit\u00e9 directeur du parti social-d\u00e9mocrate envoyait \u00e0 Dollfu\u00df deux interm\u00e9diaires chr\u00e9tiens-sociaux, qui devaient le prier de poursuivre les n\u00e9gociations.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Les comit\u00e9s d\u2019entreprise des usines \u00e9lectriques et gazi\u00e8res de Vienne furent \u00e9galement inform\u00e9s directement de Linz du d\u00e9but des combats arm\u00e9s. Les ouvriers de ces usines se mettaient alors en gr\u00e8ve.<\/p>\n<p class=MsoQuote>\u00c0 Linz, la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e spontan\u00e9ment avec une force \u00e9l\u00e9mentaire, \u00e0 l\u2019initiative des cheminots.<\/p>\n<p class=MsoQuote>\u00c0 Vienne, les employ\u00e9s des tramways et d\u2019autres travailleurs municipaux se joignaient \u00e0 la gr\u00e8ve des travailleurs de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et du gaz entre 12 et 13 heures.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Les ouvriers attendaient l\u2019appel \u00e0 la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, les membres du Schutzbund l\u2019ordre au combat.<\/p>\n<p class=MsoQuote>La direction de l\u2019Union syndicale, par l\u2019interm\u00e9diaire de ses organes, lan\u00e7ait alors le contre-mot d\u2019ordre&nbsp;: &quot;Attendre! Continuer le travail&quot;.<\/p>\n<p class=MsoQuote>[\u2026]<\/p>\n<p class=MsoQuote>Deuxi\u00e8me jour des luttes (13 f\u00e9vrier)<\/p>\n<p class=MsoQuote>\u00c0 Vienne la gr\u00e8ve politique de masse pr\u00e9valait sous la forme d\u2019une gr\u00e8ve partielle, tandis que dans les centres provinciaux des gr\u00e8ves g\u00e9n\u00e9rales \u00e9clataient. Toutes les gr\u00e8ves \u00e9taient des mouvements spontan\u00e9s. Dans de nombreuses usines, le personnel se trouvait sur le lieu de travail, mais ne travaillait pas. Les journaux bourgeois paraissaient.<\/p>\n<p class=MsoQuote>[&#8230;]<\/p>\n<p class=MsoQuote>Le soul\u00e8vement, qui a \u00e9clat\u00e9 en deux jours dans presque tous les centres politiques et industriels importants du pays, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale. Le Parti communiste autrichien a appel\u00e9 \u00e0 la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, mais les directions syndicales s\u2019y sont oppos\u00e9es. La gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale projet\u00e9e est rest\u00e9e une gr\u00e8ve partielle jusqu\u2019\u00e0 la fin. L\u00e0 o\u00f9 les dirigeants syndicaux le pouvaient, ils ont demand\u00e9 aux gr\u00e9vistes de reprendre le travail pendant la r\u00e9volte. En Carinthie, il n\u2019y a pas eu de combats arm\u00e9s du tout, de m\u00eame dans le Vorarlberg.<\/p>\n<p class=Intertitre2a style='margin-left:1.0cm'><span lang=DE>Winfried R. Garscha<\/span><span lang=DE style='font-weight:normal'>&nbsp;<a href=\"#_edn7\" name=\"_ednref7\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt;letter-spacing: 1.0pt'>[7]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p class=MsoQuote>D\u00e9but f\u00e9vrier, Leopold Hornik a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 par la direction du Parti [le KP\u00d6] de r\u00e9diger, en collaboration avec le syndicaliste communiste de Basse-Autriche Franz Honner, un &quot;appel \u00e0 la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale&quot; qu\u2019il pr\u00e9sentait le 7 f\u00e9vrier au secr\u00e9taire syndical social-d\u00e9mocrate Johann Schorsch&nbsp;&#8209; comme proposition d\u2019appel commun du SDAP, des syndicats libres et du KP\u00d6. L\u2019appel ne contenait pas de revendications communistes, mais faisait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la destitution par le gouvernement Dollfuss d\u2019administrations municipales social-d\u00e9mocrates d\u00e9mocratiquement \u00e9lues, aux actes de violence des Heimwehren contre les institutions sociales-d\u00e9mocrates dans les L\u00e4nder et \u00e0 l\u2019occupation par la police du si\u00e8ge du Parti social-d\u00e9mocrate \u00e0 Wienzeile, et appelait \u00e0 l\u2019\u00e9lection de directions de gr\u00e8ve pour organiser la lutte d\u00e9fensive contre les attaques fascistes.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Schorsch r\u00e9pondit qu\u2019il avait d\u00e9j\u00e0 plaid\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises pour une gr\u00e8ve, mais qu\u2019il n\u2019avait jamais obtenu gain de cause; de plus, \u00e0\u00a0 lui seul il n\u2019avait pas de droit de d\u00e9cision. Le KP\u00d6 compl\u00e9tait alors l\u2019appel par une critique (plut\u00f4t douce par rapport aux formulations pr\u00e9c\u00e9dentes) de l\u2019orientation de capitulation de la direction du parti et des syndicats social-d\u00e9mocrates et l\u2019a diffus\u00e9 en son nom propre dans les entreprises sous la forme d\u2019un num\u00e9ro sp\u00e9cial du &quot;Rote Fahne&quot; dat\u00e9 du 10 f\u00e9vrier 1934.<\/p>\n<p class=Intertitre2a style='margin-left:1.0cm'><span lang=DE>Reisberg&nbsp;<\/span><a href=\"#_edn8\" name=\"_ednref8\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-weight:normal'><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt;letter-spacing:1.0pt'>[8]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><\/p>\n<p class=MsoQuote>La nouvelle des combats arm\u00e9s \u00e0 Linz arrivait en quelques minutes \u00e0 Vienne. Les ouvriers de Linz et de Vienne avaient toujours entretenu des liens \u00e9troits, et des r\u00e9unions entre les hommes de confiance de Vienne et de Linz avaient eu lieu \u00e0 plusieurs reprises au cours des derni\u00e8res semaines. Il \u00e9tait donc naturel que les linzois informent imm\u00e9diatement leurs camarades viennois de ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 et les engagent \u00e0 faire preuve de solidarit\u00e9. Effectivement, des arr\u00eats de travail spontan\u00e9s ont eu lieu dans certaines entreprises viennoises, notamment \u00e0 Floridsdorf, le 21e arrondissement de Vienne, o\u00f9 l\u2019\u00e9moi avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 attis\u00e9e par l\u2019arrestation, la veille, de Stockhammer, pr\u00e9sident du comit\u00e9 d\u2019entreprise des usines Fiat et commandant du Schutzbund. Dans d\u2019autres grandes entreprises viennoises, les ouvriers voulaient \u00e9galement cesser spontan\u00e9ment le travail afin de provoquer la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale. On peut supposer que si cette intention avait abouti, les \u00e9v\u00e8nements qui ont suivi auraient pris une autre tournure.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Mais m\u00eame dans ces moments d\u00e9cisifs, les conseils d\u2019entreprise social-d\u00e9mocrates ont r\u00e9ussi, quoique avec beaucoup de difficult\u00e9s, \u00e0 retenir les ouvriers et \u00e0 les inciter \u00e0 attendre un mot d\u2019ordre &quot;d\u2019en haut&quot;. Des d\u00e9l\u00e9gations se sont rendues aupr\u00e8s du comit\u00e9 directeur du Parti social-d\u00e9mocrate et des directions syndicales pour obtenir des directives.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Le comit\u00e9 directeur du Parti social-d\u00e9mocrate n\u2019\u00e9tait plus joignable. Apr\u00e8s l\u2019occupation de la maison du parti sur la Rechte Wienzeile le 8 f\u00e9vrier<a href=\"#_edn9\" name=\"_ednref9\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[9]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a>, un comit\u00e9 ex\u00e9cutif plus restreint avait \u00e9t\u00e9 mis en place, habilit\u00e9 \u00e0 prendre les d\u00e9cisions ult\u00e9rieures sous sa propre responsabilit\u00e9. En faisaient partie, outre Otto Bauer, aussi Johann Schorsch (pr\u00e9sident de la Commission syndicale autrichienne), Berthold K\u00f6nig (secr\u00e9taire du syndicat des cheminots), Karl Weigl (secr\u00e9taire dirigeant de la F\u00e9d\u00e9ration des travailleurs du commerce, des transports et de la circulation), Stephan Huppert (pr\u00e9sident du syndicat des travailleurs de l\u2019alimentation et des brasseurs de bi\u00e8re), Robert Danneberg (conseiller municipal de Vienne) et le responsable politique du Republikaner Schutzbund, Julius Deutsch. Ce dernier, pour se soustraire \u00e0 l\u2019arrestation attendue, avait d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 plusieurs nuits non pas dans son appartement, mais dans un h\u00f4tel. Le matin du 12 f\u00e9vrier, il appelait le responsable de la permanence du Schutzbund et apprenait qu\u2019Otto Bauer avait convoqu\u00e9 la r\u00e9union pour 9 heures dans l\u2019appartement de la s\u0153ur de Julius Deutsch dans la Gumpendorferstra\u00dfe, comme convenu auparavant. Lorsque Deutsch y arrivait, Otto Bauer l\u2019informa que, face au d\u00e9clenchement des combats, l\u2019ex\u00e9cutif avait d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 une voix de majorit\u00e9 de d\u00e9clarer la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale et de mobiliser le Schutzbund. Une direction de combat avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 improvis\u00e9e avec Otto Bauer et Julius Deutsch.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Lors de cette r\u00e9union, les dirigeants syndicaux Schorsch et Huppert s\u2019\u00e9taient prononc\u00e9s en faveur de la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale; K\u00f6nig avait exprim\u00e9 de s\u00e9rieuses r\u00e9serves, craignant que les cheminots ne se mettent pas en gr\u00e8ve apr\u00e8s leur d\u00e9faite de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente<a href=\"#_edn10\" name=\"_ednref10\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt'>[10]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a>. L\u2019ancien dirigeant du Schutzbund, le g\u00e9n\u00e9ral Theodor K\u00f6rner, estimait qu\u2019un soul\u00e8vement du Schutzbund \u00e0 ce moment-l\u00e0 n\u2019avait aucune chance d\u2019aboutir, et Julius Deutsch consid\u00e9rait qu\u2019il n\u2019\u00e9tait possible qu\u2019en lien avec une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale r\u00e9ussie. Le dirigeant du parti social-d\u00e9mocrate de Basse-Autriche et repr\u00e9sentant du gouverneur du Land, Oskar Helmer, s\u2019\u00e9tait prononc\u00e9 contre la lutte arm\u00e9e et pour des n\u00e9gociations avec les chr\u00e9tiens-sociaux. La d\u00e9cision de d\u00e9clencher la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale n\u2019\u00e9tait pas volontaire. Les dirigeants du parti social-d\u00e9mocrate savaient que certaines entreprises de Floridsdorf \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 entr\u00e9es en gr\u00e8ve, m\u00eame sans leurs instructions. Ils savaient \u00e9galement que les ouvriers de la centrale \u00e9lectrique de Vienne \u00e9taient fermement d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 cesser \u00e9galement le travail, ce qui serait le signal pour les membres du Schutzbund. C\u2019est sous cette contrainte que la d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Otto Bauer et Julius Deutsch se rendaient \u00e0 Favoriten, o\u00f9 la direction centrale des combats devait avoir son si\u00e8ge. Pas m\u00eame il a \u00e9t\u00e9 possible de faire passer le mot d\u2019ordre de gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale dans toutes les entreprises. Le secr\u00e9taire syndical Svitanic* a r\u00e9pondu pendant deux heures \u00e0 toutes les demandes t\u00e9l\u00e9phoniques des entreprises qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas au courant d\u2019un mot d\u2019ordre de gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale. De nombreux travailleurs n\u2019ont \u00e9t\u00e9 alert\u00e9s que lorsque le courant \u00e9lectrique a \u00e9t\u00e9 brusquement coup\u00e9 dans toute la ville de Vienne \u00e0 11h46. Un groupe d\u2019ouvriers d\u00e9termin\u00e9s, dirig\u00e9 par Franz Schuster, employ\u00e9 des centrales \u00e9lectriques municipales, parvenaient \u00e0 couper les installations apr\u00e8s avoir surmont\u00e9 les grandes difficult\u00e9s mises sur leur chemin par la direction et quelques ing\u00e9nieurs. Vienne se retrouvait ainsi sans lumi\u00e8re ni \u00e9lectricit\u00e9.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Les lumi\u00e8res s\u2019\u00e9teignaient dans toute Vienne, les horloges \u00e9lectriques s\u2019arr\u00eataient dans toute la ville. Les tramways \u00e9lectriques s\u2019arr\u00eataient l\u00e0 o\u00f9 ils se trouvaient, les conduites d\u2019eau ne fonctionnaient plus. C\u2019\u00e9tait le signal, d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 auparavant aux hommes de confiance, du d\u00e9but de la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale et de l\u2019armement du Schutzbund. Mais m\u00eame maintenant, beaucoup ne savaient pas s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une panne technique, d\u2019un acte de sabotage ou du signal de combat convenu. Autre signe de l\u2019\u00e9tourderie de la direction social-d\u00e9mocrate&nbsp;: le &quot;Manifeste au peuple autrichien&quot;, r\u00e9dig\u00e9 par le r\u00e9dacteur social-d\u00e9mocrate Julius Braunthal \u00e0 la demande d\u2019Otto Bauer et appelant \u00e0 la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale et \u00e0 la r\u00e9sistance arm\u00e9e contre le coup d\u2019\u00c9tat fasciste, n\u2019a pas pu \u00eatre imprim\u00e9. En effet, la gr\u00e8ve des ouvriers de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 a \u00e9galement mis \u00e0 l\u2019arr\u00eat les machines de l\u2019imprimerie pr\u00e9vue, mais on n\u2019avait pas pens\u00e9 \u00e0 un \u00e9quipement de remplacement.<\/p>\n<p class=MsoQuote><span lang=DE>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p class=MsoQuote>*)&nbsp;<i>Relatif \u00e0 Alois Svitanic, secr\u00e9taire de l&rsquo;Union syndicale autrichienne<\/i><\/p>\n<p class=MsoQuote>Joseph Buttinger (alias Gustav Richter, membre de l\u2019organisation &quot;Revolution\u00e4re Sozialisten&quot; fond\u00e9e apr\u00e8s f\u00e9vrier 1934, dont il devint le pr\u00e9sident en 1935) mentionne ce point dans son livre &quot;In the Twilight of Socialism&quot;&nbsp;<a href=\"#_edn11\" name=\"_ednref11\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'>[11]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/p>\n<p class=MsoQuote style='margin-left:42.55pt'>Schorsch [Friedl Schorsch] travaillait comme employ\u00e9 dans une grande banque viennoise. Il \u00e9tait d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 syndical et occupait des postes importants au sein de son syndicat et du parti. En outre, il \u00e9tait sousofficier dans le Schutzbund. Lorsque les tramways s\u2019arr\u00eataient le 12 f\u00e9vrier, Schorsch appelait l\u2019Association nationale des employ\u00e9s de banque pour s\u2019assurer qu\u2019une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9e, puis il se rendait directement de son travail au bureau central du syndicat. Il y trouva le pr\u00e9sident du syndicat, Allina, membre du Nationalrat [Heinrich Allina, SDAP, Mitglied der Gewerkschaftskommission], qui faisait les cent pas dans la pi\u00e8ce, un cigare \u00e0 la main. &quot;Je dois savoir ce que vous allez faire? C\u2019est plut\u00f4t \u00e0 toi de d\u00e9cider!&quot; Allina hurle \u00e0 son jeune coll\u00e8gue, qui a os\u00e9 demander des instructions \u00e0 son sup\u00e9rieur \u00e0 ce moment critique. Schorsch quittait le syndicat en courant pour se rendre \u00e0 la chambre du travail, et tombait directement dans les bras d\u2019une vieille connaissance du mouvement de jeunesse Favoriten. Le secr\u00e9taire Svitanic de la centrale syndicale avait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 le matin de la d\u00e9cision des dirigeants du parti, mais pendant deux heures, il avait r\u00e9pondu \u00e0 toutes les demandes t\u00e9l\u00e9phoniques venant des usines qu\u2019il ne savait rien d\u2019un appel \u00e0 la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale. Schorsch ne le savait pas, bien s\u00fbr, et ses questions v\u00e9h\u00e9mentes n\u2019ont suscit\u00e9 qu\u2019un balbutiement embarrass\u00e9 de la part de Svitanic&nbsp;: &quot;A la Chambre des Travailleurs, je ne suis pas une institution politique&nbsp;&#8209; on ne peut pas attendre de moi que je\u2026&quot; Schorsch faisait demi-tour et sortait en trombe en criant par-dessus son \u00e9paule&nbsp;: &quot;Non, tu n\u2019es pas une institution politique, tu es un imb\u00e9cile!&quot;<\/p>\n<p class=Intertitre2a style='margin-left:1.0cm'><span lang=DE>Deutsch<\/span><span lang=DE style='font-weight:normal'>&nbsp;<a href=\"#_edn12\" name=\"_ednref12\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt;letter-spacing:1.0pt'>[12]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p class=MsoQuote>Lorsque le matin du 12 f\u00e9vrier 1934, c\u2019\u00e9tait un lundi, les ouvriers de Vienne se rendaient dans leurs entreprises, des rumeurs nourries et affolants circulaient dans la ville. On se racontait que la veille, tous les chefs de district du republikanischer Schutzbund, dissout, avaient \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s et que d\u2019\u00e9tendues recherches d\u2019armes \u00e9taient en cours dans les districts prol\u00e9tariens. Ces deux informations se sont av\u00e9r\u00e9es exactes.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Les ouvriers de quelques grandes entreprises voulaient alors cesser imm\u00e9diatement le travail. Ce n\u2019est qu\u2019avec beaucoup de difficult\u00e9s que les comit\u00e9s d\u2019entreprise r\u00e9ussirent \u00e0 dissuader les ouvriers de faire ce pas, et \u00e0 emp\u00eacher dans un premier temps le d\u00e9clenchement de la gr\u00e8ve.<\/p>\n<p class=MsoQuote>Mais alors que des n\u00e9gociations sur les \u00e9v\u00e8nements de Vienne \u00e9taient encore en cours, une nouvelle est soudain tomb\u00e9e, qui a fait l\u2019effet d\u2019une \u00e9tincelle jet\u00e9e dans un baril de poudre&nbsp;: &quot;\u00c0 Linz on tire!&quot;<\/p>\n<p class=MsoQuote>[\u2026]<\/p>\n<p class=MsoQuote>Les entreprises de Vienne ont cess\u00e9 le travail les unes apr\u00e8s les autres. L\u2019\u00e9clairage et les tramways ne fonctionnaient plus, l\u2019usine \u00e0 gaz de la ville a \u00e9galement cess\u00e9 de fonctionner, la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale \u00e9tait l\u00e0. Les membres de l\u2019ancienne Republikanischer Schutzbund se rassemblaient dans les lieux de rassemblement qui leur avaient \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9s en cas de gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale. Ils n\u2019\u00e9taient pas encore arm\u00e9s. Ils restaient dans l\u2019expectative, laissant la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, mesure de lutte \u00e9conomique de la classe ouvri\u00e8re, faire son effet, et attendaient. Une fois de plus, c\u2019est le gouvernement qui a mis le feu aux poudres.<\/p>\n<p class=Intertitre2a>Direction du c\u00f4t\u00e9 du parti<\/p>\n<p class=Intertitre2a style='margin-left:1.0cm'><span lang=DE>Kun<\/span><\/p>\n<p class=MsoQuote>De m\u00eame, en Tch\u00e9coslovaquie, le chef du Schutzbund, Julius Deutsch, faisait savoir au m\u00eame correspondant de &quot;S\u00fcdost&quot;&nbsp;: &quot;Alors que le combat avait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 Linz, les socialistes \u00e0 Vienne essayaient encore de maintenir le calme&quot;.<\/p>\n<p class=MsoQuote>[\u2026]<\/p>\n<p class=MsoQuote>Encore pendant le soul\u00e8vement, un dirigeant anonyme<a href=\"#_edn13\" name=\"_ednref13\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'>[13]<\/span><\/span><\/span><\/a> de la social-d\u00e9mocratie autrichienne publiait dans l\u2019&quot;Internationale Information&quot;, le service d\u2019information de la 2e&nbsp;Internationale, un article dans lequel on peut lire :<\/p>\n<p class=MsoQuote>&quot;Malgr\u00e9 cela (c\u2019est-\u00e0-dire malgr\u00e9 l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit des ouvriers, et du Schutzbund en particulier), la direction du parti s\u2019en tenait encore maintenant \u00e0 sa ligne. Il estimait n\u00e9cessaire que les ouvriers attendent les r\u00e9sultats des n\u00e9gociations pr\u00e9vues pour le lundi 12 f\u00e9vrier entre le chancelier f\u00e9d\u00e9ral et les gouverneurs des L\u00e4nder sur les revendications de la Heimwehr et qu\u2019ils ne se mettent pas en mouvement tant que ne soit pas, \u00e9ventuellement, survenu l\u2019un des quatre cas dans lesquels, selon la d\u00e9cision du congr\u00e8s, une lutte d\u00e9fensive pour la protection de l\u2019ordre constitutionnel serait in\u00e9vitable. Dimanche encore, des fonctionnaires de la direction du parti ont instruit dans ce sens les camarades qui rendaient compte de l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit excit\u00e9 des ouvriers et les ont mis en garde contre toute riposte de leur propre chef&quot;.<\/p>\n<p class=Intertitre2a style='margin-left:1.0cm'><span lang=DE>Reisberg<\/span><span lang=DE style='font-weight:normal'>&nbsp;<a href=\"#_edn14\" name=\"_ednref14\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt;letter-spacing:1.0pt'>[14]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p class=MsoQuote>La direction social-d\u00e9mocrate mobilisa le Schutzbund, mais lui donna la consigne stricte de ne pas entreprendre d\u2019actions offensives, de ne commencer le combat que l\u00e0 o\u00f9 il serait attaqu\u00e9. Ainsi, tout combat men\u00e9 par des sections du Schutzbund, &#8209;&nbsp;aussi h\u00e9ro\u00efque que soit la conduite d\u00e9ploy\u00e9e&nbsp;&#8209;, \u00e9tait vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec. Cette attitude h\u00e9sitante \u00e9tait la preuve la plus \u00e9vidente de la d\u00e9sunion dans les rangs des dirigeants du parti social-d\u00e9mocrate et du manque de confiance en la force des ouvriers qui les dominait tous. La gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale et l\u2019armement du Schutzbund n\u2019avaient pas pour but d\u2019abattre le fascisme autrichien, mais seulement de faire pression sur le gouvernement pour l\u2019obliger \u00e0 n\u00e9gocier. En outre l\u2019autorisation donn\u00e9e simultan\u00e9ment \u00e0 diff\u00e9rents dirigeants du parti de mener des n\u00e9gociations avec des dirigeants chr\u00e9tiens-sociaux a eu un effet fatal sur l\u2019issue des combats. Helmer [Oskar Helmer, d\u00e9put\u00e9 du Landtag de Basse-Autriche] se rendait \u00e0 la Landhaus (conseil) de Basse-Autriche, \u00e0 Vienne dans le district Innere Stadt, et prenait contact, avec son ami de conviction Heinrich Schneidmadl [Heinrich Schneidmadl, membre du gouvernement du Land de Basse-Autriche], avec le gouverneur chr\u00e9tien-social Josef Reither. Ils lui proposaient de prendre la place de Dollfu\u00df et de former un gouvernement de coalition avec Karl Renner comme vice-chancelier. Reither d\u00e9clinait l\u2019offre, mais se d\u00e9clarait pr\u00eat \u00e0 intervenir aupr\u00e8s de Dollfu\u00df. Danneberg tenta \u00e9galement de n\u00e9gocier avec le ministre des Finances Karl Buresch (Parti chr\u00e9tien-social). Ces efforts rest\u00e8rent vains. Dollfu\u00df n\u2019\u00e9tait pas disponible. L\u2019entreprise des n\u00e9gociateurs social-d\u00e9mocrates se termina lamentablement&nbsp;: ils ont tous \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s \u00e0 leur retour.<\/p>\n<p class=MsoQuote>[\u2026]<\/p>\n<p class=MsoQuote>Ce n\u2019est que progressivement que les membres du Schutzbund pouvaient \u00eatre alert\u00e9s. Ils se rendaient \u00e0 leurs points de rassemblement o\u00f9 ils devaient \u00eatre arm\u00e9s.<\/p>\n<p class=Intertitre2a style='margin-left:1.0cm'><span lang=DE>Deutsch<\/span><span lang=DE style='font-weight:normal'>&nbsp;<a href=\"#_edn15\" name=\"_ednref15\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt;letter-spacing:1.0pt'>[15]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p class=MsoQuote>Dans une situation tendue \u00e0 l\u2019extr\u00eame, o\u00f9 il \u00e9tait clair pour tout le monde que la moindre imprudence devait mener \u00e0 la catastrophe, le gouvernement intervenait brutalement. Il faisait intervenir la police contre les gr\u00e9vistes.<\/p>\n<p class=MsoQuote>M\u00eame maintenant encore, les d\u00e9put\u00e9s social-d\u00e9mocrates ont tent\u00e9 une m\u00e9diation. Le gouverneur adjoint de Basse-Autriche, Oskar Helmer, s\u2019adressait au gouverneur chr\u00e9tien-social Josef Reither et le conjurait de faire une tentative de derni\u00e8re heure en vue d\u2019un r\u00e8glement pacifique du conflit. Reither le faisait, il s\u2019adressait personnellement au chancelier f\u00e9d\u00e9ral et au pr\u00e9sident f\u00e9d\u00e9ral. Mais l\u2019obstination du gouvernement a fait \u00e9chouer cette derni\u00e8re tentative de sauvetage.<\/p>\n<p class=Intertitre2a><span lang=DE>Strategie und Taktik<\/span><\/p>\n<p class=Intertitre2a style='margin-left:1.0cm'><span lang=DE>Kun<\/span><\/p>\n<p class=MsoQuote>L\u2019insurrection arm\u00e9e a \u00e9clat\u00e9 contre la volont\u00e9 des instances et de la direction de l\u2019opposition &quot;de gauche&quot; de la social-d\u00e9mocratie, la social-d\u00e9mocratie n\u2019a fait que lui donner l\u2019empreinte qui pendant les combats sur le plan strat\u00e9gique et tactique s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e d\u00e9sastreuse,&nbsp;&#8209; l\u2019empreinte d\u2019une d\u00e9fensive.<\/p>\n<p class=Intertitre2a style='margin-left:1.0cm'><span lang=DE>Reisberg<\/span><span lang=DE style='font-weight:normal'>&nbsp;<a href=\"#_edn16\" name=\"_ednref16\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:12.0pt;letter-spacing:1.0pt'>[16]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p class=MsoQuote>Peu apr\u00e8s midi, des d\u00e9tachements de l\u2019arm\u00e9e f\u00e9d\u00e9rale sont sortis des casernes au pas de charge, ont occup\u00e9 les ponts sur le canal du Danube et, environ une heure plus tard, en compagnie de policiers, ont barr\u00e9 le Innere Stadt avec des barbel\u00e9s. Des mitrailleuses ont \u00e9t\u00e9 mises en place, les ardes ont \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9es aux carrefours. La circulation n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 interrompue, mais le contr\u00f4le le plus stricte a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9 \u00e0 huit points d\u2019acc\u00e8s maintenus ouverts. Des patrouilles arm\u00e9es sillonnaient la ville; la police, qui avait disparu des rues en un \u00e9clair apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat de la distribution d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, revenait d\u00e9sormais dans les rues avec le casque d\u2019acier, troquant la inoffensive matraque en caoutchouc contre la carabine. Jusqu\u2019alors, le district Innere Stadt avec le si\u00e8ge des autorit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales et des principaux services gouvernementaux, \u00e9tait rest\u00e9 sans forces de d\u00e9fense suffisantes, expos\u00e9 \u00e0 toute attaque. Une offensive \u00e9nergique des ouvriers \u00e0 partir des districts ext\u00e9rieurs aurait cr\u00e9\u00e9 une situation dangereuse pour le gouvernement. M\u00eame le rapport officieux du gouvernement l\u2019admettait retrospectivement&nbsp;: &quot;Les premi\u00e8res heures de l\u2019apr\u00e8s-midi repr\u00e9sentent une certaine p\u00e9riode de faiblesse qui s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019\u00e0 14h30 environ et qui n\u2019est combl\u00e9e qu\u2019au moment o\u00f9, \u00e0 l\u2019heure indiqu\u00e9e, les trois bataillons disposant de v\u00e9hicules automobiles sont pr\u00eats \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9s dans la caserne de Ro\u00dfau.&quot; [Der Februar-Aufruhr 1934&nbsp;: Das Eingreifen des \u00f6sterreichischen Bundesheeres zu seiner Niederwerfung. Nur f\u00fcr den Dienstgebrauch. Im Auftrage des Bundesministeriums f\u00fcr Landesverteidigung als Manuskript gedruckt (Wien) 1935, S. 44\/45.]<\/p>\n<p class=MsoQuote>Cependant le Schutzbund, qui se rassemblait aux endroits pr\u00e9vus, avait, comme l\u2019\u00e9crivait le chef du Republikanischer Schutzbund, Julius Deutsch, lui-m\u00eame, &quot;certes distribu\u00e9 les armes \u00e0 ses membres, mais n\u2019avait rien entrepris d\u2019autre&quot; (Julius Deutsch&nbsp;: Ein weiter Weg. Lebenserinnerungen, Wien 1960, p. 207), mais, li\u00e9 par la directive fatale d\u2019attendre l\u2019attaque des troupes gouvernementales, il laissait \u00e0 l\u2019ex\u00e9cutif suffisamment de temps pour faire ses pr\u00e9paratifs, lui laissant l\u2019initiative si d\u00e9cisive. Au lieu d\u2019entreprendre l\u2019offensive n\u00e9cessaire et attendue sur le centre-ville, les divisions du Schutzbund, y compris pour autant qu\u2019elles recevaient des armes de leurs commandants, attendaient dans les banlieues l\u2019attaque de la police soutenue par les Heimwehren fascistes. Celle-ci encerclait syst\u00e9matiquement les foyers ouvriers, les cit\u00e9s et les complexes r\u00e9sidentiels de la commune de Vienne afin d\u2019occuper les points o\u00f9, selon ses informations et ses suppositions, les membres du Schutzbund devaient se rassembler pour recevoir des armes. Cependant, ici, les ouvriers sont dans un premier temps encore plus forts que leurs adversaires.<\/p>\n<p class=MsoQuote><span lang=DE>&nbsp;<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div><br clear=all> <\/p>\n<hr align=left size=1 width=\"33%\">\n<div id=edn1>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[1]<\/span><\/span><\/span><\/a> <span lang=DE>Arnold Reisberg, Februar 1934 &#8211; Hintergr\u00fcnde und Folgen; Wien, Globus Verlag, 1974.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn2>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[2]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;<span lang=DE>Reisberg, <i>op.&nbsp;cit.<\/i>, p. 2.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn3>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[3]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;\u00c0 partir des ann\u00e9es 1890, les syndicats en Autriche ont pu mettre en place un syst\u00e8me de &quot;Vertrauensm\u00e4nner&quot; (&quot;hommes de confiance&quot;, agissant comme d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s du personnel) dans de nombreuses entreprises. Au cours de la premi\u00e8re d\u00e9cennie du 20e si\u00e8cle, la reconnaissance des hommes de confiance au sein des entreprises a pu \u00eatre progressivement garantie par des conventions collectives.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn4>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[4]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;<span lang=DE>Reisberg, <i>op.&nbsp;cit.<\/i>, p.<i>&nbsp;<\/i>1.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn5>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref5\" name=\"_edn5\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[5]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;Des textes de teneur vari\u00e9e sont cit\u00e9s dans diff\u00e9rentes pr\u00e9sentations&nbsp;; ici la pr\u00e9sentation du destinataire R. Bernaschek dans son rapport &quot;Die Trag\u00f6die der \u00f6sterreichischen Sozialdemokratie&quot;, r\u00e9dig\u00e9 quelques semaines apr\u00e8s les \u00e9v\u00e8nements, fin avril 1934. Publi\u00e9 dans :<\/p>\n<p class=MsoEndnoteText><span lang=DE>Autorenkollektiv (Romain Rolland,; Jean-Richard Bloch,; Richard Bernasek), \u00d6sterreich &#8211; Brandherd Europas;<\/span><span lang=DE> <\/span>Z\u00fcrich, <span lang=DE>Universum&#8211;B\u00fccherei, 1934. <\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn6>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref6\" name=\"_edn6\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[6]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;<span lang=DE>Reisberg, <i>op.&nbsp;cit.<\/i>, p.<i>&nbsp;<\/i>4&#8209;6.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn7>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref7\" name=\"_edn7\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:10.0pt'>[7]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><span lang=DE>.&nbsp;Winfried Garscha\/Hans Hautmann, Februar 1934 in \u00d6sterreich; Berlin, Dietz Verlag, 1984; p.&nbsp;109.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn8>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref8\" name=\"_edn8\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[8]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;<span lang=DE>Reisberg, <i>op.&nbsp;cit.<\/i>, p.<i>&nbsp;<\/i>7&#8209;9.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn9>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref9\" name=\"_edn9\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[9]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;La date est erron\u00e9e. Le 12 f\u00e9vrier 1934, la dissolution du parti social-d\u00e9mocrate a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e et la maison du parti a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9e.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn10>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref10\" name=\"_edn10\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[10]<\/span><\/span><\/span><\/a>. Ende Februar 1933 fanden Verhandlungen zwischen Gewerkschaften und Bundesbahnendirektion \u00fcber Lohnfragen statt. Im Zuge der Verhandlungen drohten die Gewerkschaften mit Streik, und am 1. M\u00e4rz wurde zun\u00e4chst ein Warnstreik zwischen 9 Uhr und 11 Uhr vormittags abgehalten. In den Nachtstunden vor Beginn des Streiks wies die Bundesregierung die Bundesbahn an, gegen streikende Eisenbahner die &quot;Kaiserliche Verordnung vom 25. Juli 1914 \u00fcber die Bestrafung der St\u00f6rung des \u00f6ffentlichen Dienstes oder eines \u00f6ffentlichen Betriebes und der Verletzung eines Lieferbetriebs&quot; anzuwenden. Die Nutzung einer kriegsrechtlichen Bestimmung aus der Mobilisierungsphase des 1. Weltkriegs nahmen die Sozialdemokraten zum Anla\u00df einer Sondersitzung des Nationalrats am 4. M\u00e4rz. Drei Antr\u00e4ge wurden eingebracht, von den Sozialdemokraten, den Gro\u00dfdeutschen, und dem Abgeordneten Kunschak von den Christlich-Sozialen. Die Abstimmung f\u00fchrte zu prozeduralen Streitfragen. Der Bundeskanzler Engelbert Dollfu\u00df wandte auf die Gesch\u00e4ftsordnung Bezug nehmende Vorw\u00e4nde an und erkl\u00e4rte, das Parlaments. habe &quot;sich selbst aufgel\u00f6st&quot;.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn11>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref11\" name=\"_edn11\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span lang=EN-US><span class=MsoEndnoteReference><span lang=EN-US style='font-size:10.0pt'>[11]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><span lang=EN-US>.&nbsp;Joseph Buttinger, In the Twilight of Socialism &#8211; A History of the Revolutionary Socialists of Austria; Praeger, 1953; p.<i>&nbsp;<\/i>16 17.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn12>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref12\" name=\"_edn12\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[12]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;<span lang=DE>Deutsch, <i>op.&nbsp;cit.<\/i>, p.<i>&nbsp;<\/i>26.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn13>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref13\" name=\"_edn13\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt'>[13]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a> <a href=\"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/oesterreich-dokumente-bauer-otto-aufstand-oesterreichische-arbeiter-fr\/#BO_RKR_a_fr\"><span lang=DE style='color:blue'>Documents&nbsp;: Otto Bauer \u2013 Der Aufstand der \u00f6sterreichischen Arbeiter<\/span><\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn14>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref14\" name=\"_edn14\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[14]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;<span lang=DE>Reisberg, <i>op.&nbsp;cit.<\/i>, p.&nbsp;8&#8209;9 und 10.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn15>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref15\" name=\"_edn15\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[15]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;<span lang=DE>Deutsch, <i>op.&nbsp;cit.<\/i>, p.<i>&nbsp;<\/i>27&#8209;28.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=edn16>\n<p class=MsoEndnoteText><a href=\"#_ednref16\" name=\"_edn16\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt'>[16]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;<span lang=DE>Reisberg, <i>op.&nbsp;cit.<\/i>, p.&nbsp;12&#8209;13.<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-1556\" data-postid=\"1556\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-1556 themify_builder tf_clear\">\n    <\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Autriche 1918 &#8211; 1945 Documents&nbsp;: F\u00e9vrier 1934 &#8211; L\u2019\u00e9clatement du soul\u00e8vement &nbsp; Le texte de B\u00e9la Kun, &quot;Les combats de f\u00e9vrier en Autriche et leurs enseignements&quot;, aborde le sujet sous une double perspective&nbsp;: d\u2019une part, le r\u00e9cit du d\u00e9roulement des \u00e9v\u00e8nements (faits et suppositions), d\u2019autre part, l\u2019analyse d\u2019un point de vue marxiste-l\u00e9niniste. 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