{"id":983,"date":"2024-11-28T20:47:44","date_gmt":"2024-11-28T19:47:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/?p=983"},"modified":"2024-12-10T00:00:03","modified_gmt":"2024-12-09T23:00:03","slug":"ic-1923-06-ce-zinoviev-rapport-extraits","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/ic-1923-06-ce-zinoviev-rapport-extraits\/","title":{"rendered":"Pl\u00e9num \u00e9largi du CE de l&rsquo;IC (juin 1923) &#8211; G. Zinoviev : Rapport du CE (extraits)"},"content":{"rendered":"<div class=WordSection1> <p class=Texte align=left style='margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt; text-align:left;text-indent:0cm;line-height:3.0pt'><span style='font-size:3.0pt; color:white'><!--more --><\/span><\/p><p class=rocmlIntertitre2art style='margin-top:0cm'><\/p> <div align=center> <table class=MsoTableGrid border=1 cellspacing=0 cellpadding=0 style='border-collapse:collapse;border:none'> <tr> <td width=756 nowrap valign=top style='width:16.0cm;border:solid windowtext 1.0pt; border-bottom:none;padding:5.65pt 14.2pt 5.65pt 14.2pt'> <p class=Intertitre2 style='margin:0cm;margin-bottom:.0001pt;page-break-after: auto'><span style='color:#E36C0A'>Pl\u00e9num \u00e9largi du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l&rsquo;IC<br> (12&#8209;23 juin 1923)<\/span><\/p> <\/td> <\/tr> <tr> <td width=756 nowrap valign=top style='width:16.0cm;border-top:none; border-left:solid windowtext 1.0pt;border-bottom:none;border-right:solid windowtext 1.0pt; padding:5.65pt 14.2pt 5.65pt 14.2pt'> <p class=Intertitre2 style='margin:0cm;margin-bottom:.0001pt;page-break-after: auto'>Grigori Zinoviev&nbsp;:<br> Rapport du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif<br> (Extraits)<\/p> <\/td> <\/tr> <tr> <td width=756 nowrap valign=top style='width:16.0cm;border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none;padding:5.65pt 14.2pt 5.65pt 14.2pt'> <p class=Intertitre2a style='margin:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 12.0pt'><span style='font-size:11.0pt'>12 juin 1923<\/span><\/p> <\/td> <\/tr> <tr> <td width=756 valign=top style='width:16.0cm;border:solid windowtext 1.0pt; border-top:none;padding:5.65pt 14.2pt 5.65pt 14.2pt'> <p class=Texte align=left style='margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt; text-align:left;text-indent:0cm;line-height:12.0pt'><span style='font-size: 11.0pt'>Source&nbsp;:<br> <\/span><span lang=DE style='font-size:11.0pt'>Konferenz der Erweiterten Exekutive der Kommunistischen Internationale (Moskau, 12.&#8209;23.&nbsp;Juni 1923) &#8211; Protokoll, Hamburg, C.&nbsp;Hoym Nachf. L.&nbsp;Cahnbley., 1923, p.&nbsp;30&#8209;43&nbsp;<\/span><a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:11.0pt'><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:11.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[1]<\/span><\/span><\/span><\/span><\/a><span lang=DE style='font-size:11.0pt'>&nbsp;<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span lang=DE style='font-size:11.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[2]<\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><span lang=DE style='font-size:11.0pt;font-family:\"Times New Roman\",\"serif\"'>.<\/span><\/p> <p class=Texte align=left style='margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt; text-align:left;text-indent:0cm;line-height:12.0pt'><span style='font-size: 11.0pt'>[Nous reproduisons ce texte avec l\u2019accord du responsable du site <i>321ignition.free.fr<\/i>]<\/span><\/p> <\/td> <\/tr> <\/table> <\/div> <p class=MsoNormal align=center style='text-align:center'>&nbsp;<\/p> <p class=Texte>[&#8230;]<\/p> <p class=Texte>Il y avait chez nous un nihilisme semblable dans la question nationale m\u00eame dans les rangs de nos Partis communistes. R\u00e9cemment encore nous \u00e9tions oblig\u00e9s, au 12e&nbsp;Congr\u00e8s de notre Parti<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[3]<\/span><\/span><\/span><\/a>, de fixer les lignes directrices dans ce domaine. Fr\u00e9quemment on rencontre de bons communistes qui disent: D\u00e9j\u00e0 Marx a dit, le prol\u00e9taire n&rsquo;a pas de patrie, \u00e0 quoi bon alors de soulever la question nationale de notre c\u00f4t\u00e9, que la bourgeoisie s&rsquo;occupe de \u00e7a. La diff\u00e9rence entre la bourgeoisie et nous ne r\u00e9side pas en ce que la bourgeoisie a une question nationale et pas nous, mais en ce que la bourgeoisie n&rsquo;est pas en mesure de r\u00e9soudre la question nationale de mani\u00e8re satisfaisante dans le cadre de l&rsquo;ordre social capitaliste, alors que nous pouvons la r\u00e9soudre dans le cadre de notre ordre social. Tant que nous vivons au sein de l&rsquo;ordre social bourgeois, nous devons pr\u00f4ner notre solution de la question nationale, et nous le ferons. C&rsquo;est pourquoi je pense que nous devons maintenant nous attaquer r\u00e9solument \u00e0 ce nihilisme dans la question nationale, qui se pr\u00e9sente sous couverture d&rsquo;internationalisme et de radicalit\u00e9, et qui en r\u00e9alit\u00e9 met en oeuvre la ligne de la 2e&nbsp;Internationale. Dans tous les \u00e9tats avec plusieurs nationalit\u00e9s, dans tous les pays o\u00f9 pour une raison quelconque la question des nationalit\u00e9s joue actuellement un r\u00f4le important, nous devons orienter nos Partis vers la reconnaissance du fait que c&rsquo;est une des questions les plus importantes de l&rsquo;actualit\u00e9. [&#8230;]<\/p> <p class=Texte>Par l\u00e0 il n&rsquo;est pas dit que nous devons commencer \u00e0 accueillir dans nos rangs des nationalit\u00e9s et que nous admettons une quelconque \u00e9rosion de la composition sociale de nos organisations prol\u00e9tariennes. Nos Partis doivent absolument rester des partis ouvriers, mais ces partis ouvriers doivent quand m\u00eame \u00eatre capables de r\u00e9pondre correctement \u00e0 la question nationale, dans tous les pays o\u00f9 elle est l&rsquo;un des points les plus sensibles. Cela est encore plus vrai pour la question de la paysannerie. \u00c0 cet \u00e9gard, la quantit\u00e9 de ce que nous avons rat\u00e9 est particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9 et donc la quantit\u00e9 de ce \u00e0 quoi nous devons rem\u00e9dier. Dans ce domaine il s&rsquo;av\u00e8re de fa\u00e7on particuli\u00e8rement marqu\u00e9e, qu&rsquo;au sein de la 3e&nbsp;Internationale nous avons encore un vestige de la 2e&nbsp;Internationale. [&#8230;]<\/p> <p class=Texte>De tout cela, camarades, je tire la conclusion que le meilleur moyen de se d\u00e9faire le plus rapidement possible de ces vestiges, consiste \u00e0 \u00e9largir maintenant le mot d&rsquo;ordre du gouvernement ouvrier vers le mot d&rsquo;ordre &quot;gouvernement ouvrier et paysan&quot;. [&#8230;]<\/p> <p class=Texte>Je ne cache pas que cette question n&rsquo;a pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9battue en notre sein. Dans notre Parti ce probl\u00e8me n&rsquo;a pratiquement pas encore \u00e9t\u00e9 discut\u00e9, la question est nouvelle, extraordinairement importante et compliqu\u00e9e. Je n&rsquo;oublie pas un instant l&rsquo;exp\u00e9rience que nous avons accumul\u00e9e en relation avec l&rsquo;\u00e9laboration de la tactique du front uni, \u00e0 propos de laquelle nous avons g\u00e2ch\u00e9 plusieurs mois avec des malentendus, seulement parce que notre Parti n&rsquo;\u00e9tait pas suffisamment pr\u00e9par\u00e9. Je craignais un peu que la m\u00eame chose allait se r\u00e9p\u00e9ter avec le mot d&rsquo;ordre du gouvernement ouvrier et paysan. Peut&#8209;\u00eatre ce mot d&rsquo;ordre ne sera pas adopt\u00e9 imm\u00e9diatement. Je dis d&rsquo;avance, camarades, que nous sommes tout \u00e0 fait d&rsquo;accord avec l&rsquo;id\u00e9e de repousser la formulation d&rsquo;une r\u00e9solution d\u00e9finitive, au cas o\u00f9 la discussion montre que nos Partis sont encore insuffisamment pr\u00e9par\u00e9s pour s&rsquo;approprier ce mot d&rsquo;ordre. Alors il reviendra aux diff\u00e9rentes sections d&rsquo;examiner soigneusement la question. Puis nous prendrons la d\u00e9cision dans quelques mois. Personnellement je crois n\u00e9anmoins, que l&rsquo;exemple de la tactique du front uni n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 inutile pour notre Parti. Malgr\u00e9 tout, nos sections ont \u00e0 peu pr\u00e8s appris \u00e0 manoeuvrer et ont compris que pour des Partis communistes qui agissent dans un milieu bourgeois et social-tra\u00eetre, la tactique de manoeuvrer est absolument n\u00e9cessaire. S&rsquo;il s&rsquo;av\u00e8re que c&rsquo;est le cas, s&rsquo;il s&rsquo;av\u00e8re en outre que nous disposons de compr\u00e9hension mutuelle suffisante dans cette question, alors naturellement je proposerais que le mieux serait d&rsquo;adopter ce mot d&rsquo;ordre d\u00e8s la r\u00e9union actuelle du pl\u00e9num \u00e9largi. La situation change sous nos yeux. Les affaires \u00e9chappent aux social-d\u00e9mocrates, le Parti social-d\u00e9mocrate perd son \u201c\u00e2me\u201d, ces propres travailleurs social-d\u00e9mocrates. Nous avons battu en br\u00e8che le front contre-r\u00e9volutionnaire des dirigeants d&rsquo;Amsterdam<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[4]<\/span><\/span><\/span><\/a>. La crise interne dans les rangs des Partis social-d\u00e9mocrates les plus forts s&rsquo;accentue continuellement. De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 nos Partis communistes se renforcent. Dans un tel \u00e9tat des choses nous ne devons pas perdre du temps.<\/p> <p class=Texte>Cependant nous devons nous rendre compte clairement de la relation du mot d&rsquo;ordre du gouvernement ouvrier et paysan vis&#8209;\u00e0&#8209;vis de la formule ancienne de la dictature du prol\u00e9tariat. On trouvera parmi nous des camarades qui sans doute poseront la question: si nous avan\u00e7ons le mot d&rsquo;ordre du gouvernement ouvrier et paysan, ne l\u00e2chons-nous pas notre formule de la dictature du prol\u00e9tariat, restons-nous comme jusqu&rsquo;ici un parti ouvrier ou devenons-nous un parti ouvrier et paysan? Celui qui a compris un tant soit peu de la tactique du front uni, celui qui commence \u00e0 comprendre ce qu&rsquo;est une strat\u00e9gie du prol\u00e9tariat, doit comprendre que le mot d&rsquo;ordre &quot;gouvernement ouvrier et paysan&quot; est la voie vers la dictature du prol\u00e9tariat, et nullement la n\u00e9gation de la dictature du prol\u00e9tariat. Un gouvernement des ouvriers et paysans, au sens pr\u00e9cis, rigoureusement scientifique du mot, ne peut gu\u00e8re \u00eatre r\u00e9alis\u00e9. Le gouvernement sovi\u00e9tique est effectivement un gouvernement ouvrier. Le pouvoir est exerc\u00e9 par la classe ouvri\u00e8re et son Parti. Le gouvernail de l&rsquo;\u00e9tat se trouve entre les mains du prol\u00e9tariat. Mais le prol\u00e9tariat et son Parti comprennent qu&rsquo;il faut se rapprocher de la paysannerie et faire appel \u00e0 lui pour une participation \u00e0 la direction de l&rsquo;\u00e9tat. Bref, le prol\u00e9tariat veut diriger le pays intelligemment, c&rsquo;est justement pourquoi le prol\u00e9tariat en Russie a \u00e9t\u00e9 capable d&rsquo;amener la paysannerie \u00e0 la coordination correspondante et d&rsquo;\u00e9tablir une relation, dans le cadre de laquelle le paysan soutient les ouvriers. Ainsi l&rsquo;exp\u00e9rience d&rsquo;une des plus grandes r\u00e9volutions, la r\u00e9volution russe, a prouv\u00e9 que cela est possible. Pour nos Partis communistes il s&rsquo;agit de b\u00e9n\u00e9ficier des exp\u00e9riences de la R\u00e9volution russe et de les adapter concr\u00e8tement aux circonstances concr\u00e8tes de chacun des pays. Si donc nous posons le mot d&rsquo;ordre gouvernement ouvrier et paysan, alors cela ne signifie nullement que nous renoncions \u00e0 la dictature du prol\u00e9tariat. De celle-ci nous ne pouvons nous \u00e9carter d&rsquo;un seul pas. Il n&rsquo;y a aucune voie vers la lib\u00e9ration de l&rsquo;humanit\u00e9 du joug du capitalisme, autre que la dictature du prol\u00e9tariat, et il ne peut y en avoir d&rsquo;autre. La seule classe r\u00e9volutionnaire r\u00e9ellement et jusqu&rsquo;au bout est la classe ouvri\u00e8re. Mais cette classe, c&rsquo;est&#8209;\u00e0&#8209;dire son Parti, peut agir ou bien intelligemment, ou alors b\u00eatement. Ainsi nous atteindrons l&rsquo;objectif beaucoup plus rapidement et n&rsquo;aurons que peu de victimes. \u00c0 l&rsquo;\u00e9gard de couches significatives de la paysannerie et de la petite bourgeoisie en g\u00e9n\u00e9ral, nous les neutraliserons en partie et les attirerons en partie \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s. Mais si nous agissons maladroitement, si nous concevons les grandes t\u00e2ches de classe de la lib\u00e9ration du prol\u00e9tariat dans un sens corporatiste, alors nous&#8209;m\u00eames repoussons le moment de la victoire.<\/p> <p class=Texte>Nous croyons qu&rsquo;il est temps de g\u00e9n\u00e9raliser le mot d&rsquo;ordre du gouvernement ouvrier et paysan. D\u00e9j\u00e0 durant le 4e&nbsp;Congr\u00e8s nous avions le sentiment que le d\u00e9veloppement va dans ce sens. Pour quelques pays de l&rsquo;Europe centrale nous avions d\u00e9j\u00e0 formul\u00e9 la t\u00e2che presque en ce sens. Maintenant il s&rsquo;av\u00e8re clairement que c&rsquo;est question est d&rsquo;importance pour tous les pays, qu&rsquo;elle devient une question vraiment internationale. Et juste en ce moment actuel, ou le congr\u00e8s de Hambourg<a href=\"#_edn5\" name=\"_ednref5\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[5]<\/span><\/span><\/span><\/a> a manifest\u00e9 avec une telle \u00e9vidence son impuissance politique totale, nous devons nous d\u00e9p\u00eacher de pr\u00e9senter publiquement le mot d&rsquo;ordre du gouvernement ouvrier et paysan. Les messieurs du genre Vandervelde<a href=\"#_edn6\" name=\"_ednref6\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:12.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[6]<\/span><\/span><\/span><\/a> vont essayer de gagner les paysans, ce qu&rsquo;ils r\u00e9ussiront cependant uniquement au cas o\u00f9 nous faisions preuve de myopie totale. Si par contre nous proc\u00e9dons comme nous devons, alors nous deviendrons le Parti qui am\u00e8nera \u00e0 la classe ouvri\u00e8re comme force dirigeante, comme porteuse des int\u00e9r\u00eats de la nation, des couches significatives de la paysannerie.<\/p> <p class=Texte>De m\u00eame dans la lutte contre le fascisme ce mot d&rsquo;ordre jouera un r\u00f4le non n\u00e9gligeable. Prenons l&rsquo;Italie, le pays classique du fascisme. Pr\u00eatons quelque peu attention \u00e0 la chronologie. Le fascisme est n\u00e9 justement dans ces r\u00e9gions paysannes o\u00f9 la paysannerie s&rsquo;\u00e9tait soulev\u00e9e dans la lutte pour la terre. Initialement le fascisme \u00e9tait une r\u00e9action des propri\u00e9taires fonciers contre ce gouvernement paysan. Maintenant que le fascisme est venu au pouvoir, il se jette d&rsquo;une force brutale directement sur ces r\u00e9gions paysannes. Les lois introduites par Mussolini sont en partie de caract\u00e8re directement moyen\u00e2geux, telles qu&rsquo;une loi qui interdit de quitter la maison apr\u00e8s 8&nbsp;heures. Maintenant les bandes fascistes s\u00e9vissent justement dans ces districts paysans. Ces bandes attrapent les paysans qui ont commis un \u201cd\u00e9lit\u201d et les obligent \u00e0 boire l&rsquo;urine des soldats fascistes. Ce sont des faits qui m&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s par nos camarades italiens. N&rsquo;est&#8209;il pas clair que dans ces circonstances la rage et la haine des paysans contre les fascistes augmente d&rsquo;heure en heure? Et que faisons&#8209;nous, qu&rsquo;entreprenons&#8209;nous face \u00e0 cet \u00e9tat de fait? Absolument rien! Je n&rsquo;en fais pas sp\u00e9cialement un reproche \u00e0 nos camarades italiens. Je sais que c&rsquo;est une maladie de presque toutes nos sections. \u00c0 savoir: le travail insuffisant parmi la paysannerie. C&rsquo;est cela que nous observons aussi en Italie. Ni les r\u00e9formistes, ni les communistes, ni les maximalistes n&rsquo;ont boug\u00e9 le petit doigt pour dresser les paysans contre les fascistes. N&rsquo;est&#8209;il pas clair que dans l&rsquo;Italie fasciste actuel le mot d&rsquo;ordre du gouvernement ouvrier et paysan est appropri\u00e9e plus que tout? Et ce mot d&rsquo;ordre doit \u00eatre pos\u00e9.<\/p> <p class=Texte>Certainement, messieurs les social-d\u00e9mocrates se pr\u00e9cipiteront tout de suite sur nous avec des insultes, et commenceront \u00e0 d\u00e9tecter que ce mot d&rsquo;ordre dans notre bouche n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que de la d\u00e9magogie. Mais les ouvriers qui veulent battre la bourgeoisie, le concevront diff\u00e9remment. Ils verront que nous cherchons, et trouvons, des alli\u00e9s dans la lutte contre la bourgeoisie. Les paysans travailleurs, eux aussi, se comporteront diff\u00e9remment \u00e0 cet \u00e9gard et nous rendrons possible, plut\u00f4t que de neutraliser des couches significatives des paysans travailleurs, de les gagner \u00e0 nous. Dans chaque pays o\u00f9 il y a des paysans &#8209;&nbsp;et o\u00f9 n&rsquo;y en a&#8209;t&#8209;il pas&nbsp;&#8209; nous devons appliquer ce mot d&rsquo;ordre, \u00e9videmment en correspondance avec les circonstances concr\u00e8tes. Naturellement nous avons en vue avant tout les paysans qui n&#8217;emploient pas de travail salari\u00e9.<\/p> <p class=Texte>Et encore une chose. Au 4e&nbsp;Congr\u00e8s nous vous avons expliqu\u00e9 pourquoi \u00e0 notre avis la Nouvelle politique \u00e9conomique du gouvernement sovi\u00e9tique est un ph\u00e9nom\u00e8ne international et pas du tout un \u00e9pisode de la r\u00e9volution russe. Nous vous avons prouv\u00e9 que presque chaque pays apr\u00e8s la r\u00e9volution devra traverser une \u00e9tape plus ou moins longue de cette politique. Nous \u00e9tions tous d&rsquo;accord sur le fait que la Nouvelle politique \u00e9conomique de la Russie sovi\u00e9tique n&rsquo;est pas un ph\u00e9nom\u00e8ne russe et que le prol\u00e9tariat victorieux dans un quelconque pays devra mettre sur le tapis au moment opportun la question de la r\u00e9union correspondante de la classe ouvri\u00e8re et de la paysannerie. S&rsquo;il en est ainsi &#8209;&nbsp;et sans doute il en est ainsi&nbsp;&#8209;, alors la conclusion logique de cela nous semble \u00eatre \u00e9galement le gouvernement ouvrier et paysan. Si nous passons en revue la situation dans toute une s\u00e9rie de pays, \u00e0 vrai dire nous ne voyons pas un seul pays pour lequel ce mot d&rsquo;ordre ne serait pas appropri\u00e9. Maintenant nous disons aux couches retardataires des travailleurs et de la paysannerie: Nous voulons d\u00e9truire l&rsquo;\u00e9tat des riches et voulons cr\u00e9er un \u00e9tat des travailleurs. D\u00e9cidons&#8209;nous \u00e0 y ajouter encore: C&rsquo;est pourquoi nous proposons la formation d&rsquo;un gouvernement ouvrier et paysan. Si nous prenons une telle r\u00e9solution, le fait que le Parti social-d\u00e9mocrate nous devance ne serait-ce que dans l&rsquo;ar\u00e8ne parlementaire, deviendra impossible.<\/p> <p class=Texte>Naturellement il ne suffit pas, d&rsquo;adopter uniquement des r\u00e9solutions vides dans cette question. Il faut se rendre compte clairement, que ce mot d&rsquo;ordre aussi est pleine de lourdes dangers, de m\u00eame que la tactique du front uni en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p> <p class=Texte>Les dangers li\u00e9s au mot d&rsquo;ordre du gouvernement ouvrier et paysan consistent en ce que quelques&#8209;unes de nos sections non consolid\u00e9es et form\u00e9es insuffisamment au sens marxiste pourraient tomber dans le travers de l&rsquo;interpr\u00e9ter dans l&rsquo;esprit des social-r\u00e9volutionnaires de gauche. Ce Parti pr\u00e9tendait \u00eatre un parti des travailleurs, des paysans et de l&rsquo;intelligentzia. Nous disons et dirons que nous sommes un parti de la classe ouvri\u00e8re. Mais une fois que la classe ouvri\u00e8re aura vaincu et se sera maintenu quelques ann\u00e9es au pouvoir, elle pourra aussi r\u00e9ussir \u00e0 gagner non seulement une grand part de la paysannerie, mais aussi une partie significative de l&rsquo;intelligentzia. Dans le cas d&rsquo;un d\u00e9veloppement favorable des choses en Russie sovi\u00e9tique nous aurons fatalement apr\u00e8s un certain nombre d&rsquo;ann\u00e9es une situation, o\u00f9 derri\u00e8re le Parti se tient non seulement la classe ouvri\u00e8re enti\u00e8re, mais aussi la paysannerie et l&rsquo;intelligentzia. Messieurs les social-d\u00e9mocrates ont simplement oubli\u00e9 la signification d&rsquo;un seul mot grec: &#8209;&nbsp;chronos&nbsp;&#8209; le temps. Oui, apr\u00e8s que le prol\u00e9tariat dirigeant s&rsquo;est soulev\u00e9 le premier \u00e0 la lutte, s&rsquo;est organis\u00e9 le premier et a gagn\u00e9 \u00e0 soi la partie r\u00e9volutionnaire de la paysannerie et a renvers\u00e9 la bourgeoisie, apr\u00e8s tout cela il a pu au cours d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;ann\u00e9es aussi conqu\u00e9rir le soutien int\u00e9gral des paysans et de l&rsquo;intelligentzia. Mais seulement apr\u00e8s. Or pour jouer le r\u00f4le du pilier de la r\u00e9volution, le r\u00f4le du d\u00e9tenteur du pouvoir, le prol\u00e9tariat doit avoir son Parti autonome, dilu\u00e9 par aucun ruisseau petit-bourgeois, coul\u00e9 d&rsquo;une seule pi\u00e8ce. Toutefois maintenant en Russie, apr\u00e8s quelques ann\u00e9es de sabotage, non seulement la paysannerie mais aussi une partie significative de l&rsquo;intelligentzia commencent \u00e0 soutenir sinc\u00e8rement le pouvoir sovi\u00e9tique. La classe ouvri\u00e8re et son parti ont, au cours de quelques ann\u00e9es de travail h\u00e9ro\u00efque \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la plus grande des r\u00e9volutions, prouv\u00e9 qu&rsquo;ils sont capables de d\u00e9fendre leur pays, qu&rsquo;ils ont conquis par la lutte la pleine ind\u00e9pendance de la Russie, qu&rsquo;ils promeuvent l&rsquo;\u00e9conomie, soutiennent la science, appr\u00e9cient l&rsquo;intelligentzia etc. Dans un tel \u00e9tat des choses, l&rsquo;intelligentzia a commenc\u00e9 \u00e0 se placer de notre c\u00f4t\u00e9. Or ce n&rsquo;est que la preuve que le Parti doit rester un parti ouvrier et qu&rsquo;en aucun cas il doit adopter la formule social-r\u00e9volutionnaire petit-bourgeois &quot;Parti du travail, des paysans et de l&rsquo;intelligentzia&quot;. Les dangers qui r\u00e9sultent de la formulation du mot d&rsquo;ordre &quot;gouvernement ouvrier et paysan&quot; consistent en ce que nos Partis relativement moins consolid\u00e9s se laisseront tenter \u00e9ventuellement \u00e0 estomper le caract\u00e8re de classe de notre Parti. Contre cela, il faut prendre imm\u00e9diatement des mesures pr\u00e9ventives. Tout comme avant nous restons des marxistes \u201cdur comme le roc\u201d, des \u201cdogmatiques\u201d irr\u00e9conciliables. Tout comme avant nous restons un parti ouvrier, les deux jambes plant\u00e9es sur la position de classe; les fronti\u00e8res du Parti doivent \u00eatre trac\u00e9es de fa\u00e7on tranch\u00e9e, clairement et distinctement. La composition sociale de notre Parti doit \u00eatre prol\u00e9tarienne, mais nos Partis ouvriers doivent op\u00e9rer intelligemment, adroitement, et doivent pouvoir lutter avec succ\u00e8s contre l&rsquo;esprit de secte. \u00c0 tout prix nous devons devenir des Partis de masse. La t\u00e2che n&rsquo;est absolument pas facile. C&rsquo;est que dans la soci\u00e9t\u00e9 bourgeoise les choses ne se pr\u00e9sentent pas de sorte que d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 il y aurait un petit groupe de la bourgeoisie, de l&rsquo;autre le prol\u00e9tariat. Si c&rsquo;\u00e9tait vraiment si simple, la victoire ne serait pas aussi difficile. En r\u00e9alit\u00e9 nous savons qu&rsquo;entre le petit groupe de la bourgeoisie d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 et le prol\u00e9tariat des villes de l&rsquo;autre, nous avons des couches nombreuses, des millions et dizaines de millions de paysans, des petits gens, employ\u00e9s, petits bourgeois, l&rsquo;intelligentzia, etc. Si nous voulons la victoire int\u00e9grale sur la bourgeoisie, nous devons pr\u00e9parer notre victoire s\u00e9rieusement. Si nous nous ber\u00e7ons dans l&rsquo;id\u00e9e que la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne internationale vaincra dans un laps de temps relativement court &#8209;&nbsp;et nous sommes enti\u00e8rement convaincus de cela&nbsp;&#8209; alors nous devons \u00eatre capables de conqu\u00e9rir en notre faveur les \u00e9l\u00e9ments des couches moyennes, en les neutralisant partiellement et en les gagnant partiellement. \u00c0 toutes les couches de la population qui ne sont pas int\u00e9ress\u00e9es directement \u00e0 la domination du capitalisme, nous devons pouvoir indiquer la voie vers l&rsquo;affranchissement du joug du capitalisme. Donc pas une seule minute nous devons rester sourds aux dangers qui sont li\u00e9s \u00e0 la formulation du mot d&rsquo;ordre &quot;gouvernement ouvrier et paysan&quot;. Nous avons d\u00e9j\u00e0 appris un peu de ma\u00eetriser les difficult\u00e9s de la tactique de manoeuvrer. La mise en oeuvre de la tactique du front uni l&rsquo;a prouv\u00e9. Pour apprendre \u00e0 nager, nos Partis se sont jet\u00e9s \u00e0 l&rsquo;eau et quelques Partis ont d\u00e9j\u00e0 appris \u00e0 nager. Pour l&rsquo;essentiel c&rsquo;est la campagne en lien avec la tactique du front uni qui peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme notre premi\u00e8re campagne mise en oeuvre \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale. Les difficult\u00e9s n&rsquo;\u00e9taient pas minces, malgr\u00e9 tout nous les avons presque surmont\u00e9es, maintenant le moment est venu d&rsquo;\u00e9largir notre rayon d&rsquo;action, le moment o\u00f9 il s&rsquo;agit de modifier la psychologie de notre Parti. Nos Partis doivent se consid\u00e9rer enfin, non pas comme formation corporatiste qui ont seulement la charge de mener \u00e0 bien des t\u00e2ches sp\u00e9cifiquement &quot;ouvriers&quot;, mais comme Partis, qui avec tout le s\u00e9rieux pr\u00e9parent la victoire sur la bourgeoisie. Si nous prenons toutes les mesures pr\u00e9ventives, autant du point de vue th\u00e9orique que du point de vue organisationnel-politique, alors nous pouvons \u00eatre convaincus que la formulation du mot d&rsquo;ordre gouvernement ouvrier et paysan nous am\u00e8ne que des avantages; en Tch\u00e9coslovaquie, en France, en Angleterre, en Scandinavie, en Am\u00e9rique et en Allemagne, en un mot partout.<\/p> <p class=Texte>D\u00e9j\u00e0 au 3e&nbsp;Congr\u00e8s nous avons r\u00e9sum\u00e9 nos t\u00e2ches par trois mots: Aller au masses!. Au 2e&nbsp;Congr\u00e8s nous avons d\u00e9fini et d\u00e9velopp\u00e9 plus pr\u00e9cis\u00e9ment notre tactique du front uni. Comme l&rsquo;ont prouv\u00e9 les six mois pass\u00e9s, cela nous a aid\u00e9s \u00e0 nous introduire dans les larges couches de la classe ouvri\u00e8re.<\/p> <p class=Texte>Maintenant nous nous trouvons devant une t\u00e2che encore plus grande: d&rsquo;\u00e9veiller dans nos Partis la volont\u00e9 de pouvoir, de faire d&rsquo;eux des Partis qui, \u00e0 chaque pas de leur travail, se consid\u00e8rent comme Partis qui demain terrasseront la bourgeoisie. Nos Partis sont l&rsquo;avant-garde de la classe ouvri\u00e8re. Remplie elle-m\u00eame de la volont\u00e9 de pouvoir, l&rsquo;avant-garde transf\u00e9rera cette volont\u00e9 aux larges couches des millions de travailleurs et une fois que la volont\u00e9 de pouvoir saisit les millions et millions de prol\u00e9taires, la victoire ne sera pas si difficile.<\/p> <p class=Texte>[Fin du Rapport]<\/p> <p class=Intertitre2a>Notes<\/p> <\/div> <div><br clear=all> <hr align=left size=1 width=\"33%\"> <div id=edn1> <p class=MsoEndnoteText style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom: 6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify'><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[1]<\/span><\/a>.&nbsp;[321ignition] Les annotations sont formul\u00e9es par nous en tenant compte d&rsquo;\u00e9ventuelles notes figurant dans la source.<\/p> <\/div> <div id=edn2> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt; font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[2]<\/span><\/a>.&nbsp;[321ignition] Ne disposant pas d&rsquo;une source en fran\u00e7ais, nous avons traduit le texte de l&rsquo;allemand.<\/p> <\/div> <div id=edn3> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[3]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;PCR(b).<\/p> <\/div> <div id=edn4> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt; font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[4]<\/span><\/a>.&nbsp;F\u00e9d\u00e9ration syndicale internationale (dite \u201cInternationale syndicale d&rsquo;Amsterdam\u201d).<\/p> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'>En&nbsp;1901 se tient \u00e0 Copenhague une r\u00e9union entre repr\u00e9sentants des centrales syndicales de Norv\u00e8ge, Su\u00e8de, Finlande, Danemark, Allemagne, France et Belgique. Une autre rencontre suit en&nbsp;1903, et se constitue un secr\u00e9tariat international avec Carl Legien (cf.&nbsp;note&nbsp;<span class=MsoEndnoteReference>5<\/span>&nbsp;<a href=\"#REF_NOT_a\">&#9658;<\/a>) \u00a0comme secr\u00e9taire. En&nbsp;1913 est adopt\u00e9e la d\u00e9signation \u201cF\u00e9d\u00e9ration syndicale internationale\u201d (FSI). La 1e&nbsp;guerre mondiale induit le clivage correspondant aux alliances bellig\u00e9rantes. En&nbsp;1919 la FSI est reconstitu\u00e9e. Une premi\u00e8re r\u00e9union se tient en f\u00e9vrier 1919 \u00e0 Bern, en juillet-aout le si\u00e8ge est \u00e9tabli \u00e0 Amsterdam. La FSI est reconnue par la nouvelle Organisation internationale du travail. L&rsquo;admission \u00e0 la FSI des syndicats de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique est refus\u00e9e. La F\u00e9d\u00e9ration am\u00e9ricaine du travail (AFL) adh\u00e8re finalement \u00e0 la FSI en&nbsp;1937.<\/p> <\/div> <div id=edn5> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'><a href=\"#_ednref5\" name=\"_edn5\" title=\"\"><span class=MsoEndnoteReference><span class=MsoEndnoteReference><span style='font-size:10.0pt;font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[5]<\/span><\/span><\/span><\/a>.&nbsp;Il s&rsquo;agit du congr\u00e8s de fondation de l&rsquo;Internationale ouvri\u00e8re socialiste (1923).<\/p> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'>En&nbsp;1864 est constitu\u00e9e \u00e0 Londres l&rsquo;\u201cAssociation internationale des travailleurs\u201d, \u00e0 laquelle Karl Marx et Friedrich Engels participent activement; elle est dissoute par d\u00e9cision de son assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale tenue \u00e0 Philadelphie en&nbsp;1876. En&nbsp;1889 se tient un congr\u00e8s ouvrier international \u00e0 Paris. La coordination ainsi \u00e9tablie entre partis d&rsquo;orientation marxiste est d\u00e9sign\u00e9e couramment comme \u201cDeuxi\u00e8me Internationale\u201d. Dans un premier temps, aucune structure organisationnelle particuli\u00e8re n&rsquo;est mise en place, en dehors de la convocation de congr\u00e8s. En&nbsp;1900 est constitu\u00e9 un Bureau socialiste international, ainsi qu&rsquo;un comit\u00e9 ex\u00e9cutif charg\u00e9 des affaires courantes, avec si\u00e8ge \u00e0 Bruxelles.<\/p> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'>Les&nbsp;14 et&nbsp;15&nbsp;f\u00e9vrier 1915 se tient \u00e0 Londres une conf\u00e9rence des partis socialistes des pays alli\u00e9s. Le nombre de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0&nbsp;46. La France est repr\u00e9sent\u00e9e de la fa\u00e7on suivante: pour le Parti socialiste Section fran\u00e7aise de l&rsquo;Internationale ouvri\u00e8re (SFIO) Alexandre Desrousseaux dit Bracke, Ad\u00e9odat Comp\u00e8re-Morel, Marcel Cachin, Jean Longuet, Marcel Sembat, Pierre Renaudel, Edouard Vaillant, Louis Dubreuilh, Ernest Poisson, Braemer; pour la Conf\u00e9d\u00e9ration g\u00e9n\u00e9rale du travail L\u00e9on Jouhaux, Alexandre Luquet, Moulinier, Albert Bourderon et Alphonse Merrheim. La Grande Bretagne est repr\u00e9sent\u00e9e entre autres par Arthur Henderson, Ramsay Macdonald, Keir Hardie, William Anderson, Bruce Glasier; la Belgique est repr\u00e9sent\u00e9e notamment par \u00c9mile Vandervelde et Camille Huysmans; pour la Russie participent entre autres Ivan M.&nbsp;Maisky du Parti ouvrier social-d\u00e9mocrate &#8211; mench\u00e9vik), Viktor M.&nbsp;&#268;ernov et Ilja A.&nbsp;Rubanovi&#269; du Parti des socialistes-r\u00e9volutionnaires, etc.<\/p> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'>Apr\u00e8s la 1e&nbsp;guerre mondiale se tient d&rsquo;abord en f\u00e9vrier 1919 une conf\u00e9rence \u00e0 Bern, puis en aout 1920 \u00e0 Gen\u00e8ve la 2e&nbsp;Internationale est reconstitu\u00e9e avec la participation d&rsquo;un nombre r\u00e9duit de partis. Elle \u00e9tablit son si\u00e8ge \u00e0 Londres.<\/p> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'>Un certain nombre d&rsquo;autres partis constituent en f\u00e9vrier 1921 \u00e0 Vienne en Autriche la \u201cCommunaut\u00e9 internationale de travail de partis socialistes\u201d. Friedrich Adler et Otto Bauer jouent un r\u00f4le important. Officiellement l&rsquo;organisation est d\u00e9sign\u00e9e aussi comme \u201cInternationale de Vienne\u201d, mais elle est couramment nomm\u00e9e \u201cInternationale&nbsp;2&nbsp;\u00bd\u201d.<\/p> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'>En mai 1923 durant un congr\u00e8s tenu \u00e0 Hambourg cette Internationale et la 2e&nbsp;Internationale cr\u00e9ent en commun l&rsquo;\u201cInternationale ouvri\u00e8re socialiste\u201d.<\/p> <\/div> <div id=edn6> <p class=MsoEndnoteText style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify'><a href=\"#_ednref6\" name=\"_edn6\" title=\"\"><span style='font-size:10.0pt; font-family:\"Garamond\",\"serif\"'>[6]<\/span><\/a>.&nbsp;\u00c9mile Vandervelde.<\/p> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'>En&nbsp;1885, \u00e0 Bruxelles, est constitu\u00e9 le Parti ouvrier belge (POB). Vandervelde adh\u00e8re au POB peu apr\u00e8s sa fondation, et \u00e0 partir de&nbsp;1894 il en devient un des principaux dirigeants. (Il assure la pr\u00e9sidence de&nbsp;1933, date de la cr\u00e9ation de la fonction, jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en&nbsp;1938). Il est pr\u00e9sident du Bureau de la 2e&nbsp;Internationale de&nbsp;1900 \u00e0&nbsp;1914. Il adopte des positions en faveur de la d\u00e9fense nationale. Il est nomm\u00e9 ministre d&rsquo;\u00c9tat le 4&nbsp;aout 1914, ministre sans portefeuille en janvier 1916, ministre de l&rsquo;Intendance de&nbsp;1917 \u00e0&nbsp;1918. En tant que ministre d&rsquo;\u00c9tat, il signe deux brochures publi\u00e9es en&nbsp;1916 par le Comit\u00e9 de propagande socialiste pour la d\u00e9fense nationale: &quot;La Guerre&quot; et &quot;Le Devoir&quot;, cette derni\u00e8re \u00e9tant pr\u00e9fac\u00e9e par Marcel Cachin de la SFIO fran\u00e7aise. Il est ministre de la Justice de&nbsp;1918 \u00e0&nbsp;1921, ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res de&nbsp;1925 \u00e0&nbsp;1927, ministre de la Sant\u00e9 publique de&nbsp;1936 \u00e0&nbsp;1937. Il est pr\u00e9sident de l&rsquo;Internationale ouvri\u00e8re socialiste de&nbsp;1929 \u00e0&nbsp;1936.<\/p> <\/div> <\/div>\n <!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-983\" data-postid=\"983\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-983 themify_builder tf_clear\">\n    <\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7,9,25],"tags":[],"class_list":["post-983","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-article-document","category-francais-document","category-ic-comite-executif","has-post-title","has-post-date","has-post-category","has-post-tag","has-post-comment","has-post-author",""],"builder_content":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/983"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=983"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/983\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=983"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=983"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rocml.org\/References-ML\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=983"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}